diff --git a/bin/Makefile.am b/bin/Makefile.am
index 0dd10e9394c666c1c9591f73b2a450274b4e27d6..bb73ed6e1881418e5a8e70cb43226b531943da58 100644
--- a/bin/Makefile.am
+++ b/bin/Makefile.am
@@ -20,9 +20,9 @@ BUILT_SOURCES =	build_word_list.py	\
 		pos_tag.py		\
 		eval.py
 
-EDIT = perl -pe "s|\@alexinadir\@|$(alexinadir)|g;\
+EDIT = perl -pe "s|\@alexinadir\@|$(alexinadir)|g;	\
 		s|\@datadir\@|\$(pkgdatadir)|g; 	\
-		s|\@libdir\@|\$(pkglibdir)|g; 	\
+		s|\@libdir\@|\$(pkglibdir)|g; 		\
 		s|\@bindir\@|\$(bindir)|g; "
 
 %.py: %.py.in
diff --git a/bin/pos_tag.py.in b/bin/pos_tag.py.in
index 5b2fb32ffd240d5a0c9a623e8e663c8dd8d5d421..00510c44cde8dbe281b0c4505f493371b18bbdac 100644
--- a/bin/pos_tag.py.in
+++ b/bin/pos_tag.py.in
@@ -11,21 +11,15 @@ from metagger.pos_tagger import POSTagger
 usage = "usage: %prog [options] <input_file>"
 parser = optparse.OptionParser(usage=usage)
 parser.add_option("-m", "--model", action="store", help="model file")
-parser.add_option("-t", "--training", action="store", help="training data file")
-parser.add_option("-b", "--beam_size", action="store", help="set beam size", type=int, default=5)
+parser.add_option("-t", "--train", action="store", help="training data file")
+parser.add_option("-b", "--beam_size", action="store", help="set beam size", type=int, default=3)
+parser.add_option("-p", "--prior_prec", action="store", help="set precision of gaussian prior", type=int, default=1)
 parser.add_option("-w", "--word_list", action="store", help="read in word_list", default='')
 parser.add_option("-d", "--tag_dict", action="store", help="read in tag dictionary", default='')
 parser.add_option("-l", "--lefff", action="store", help="read in Lefff DB", default='')
 parser.add_option("-o", "--output_file", action="store", help="output file", default='')
 (options, args) = parser.parse_args()
 
-model_file = options.model
-train_file = options.training
-beam_size = options.beam_size
-tag_dict_file = options.tag_dict
-word_list_file = options.word_list
-lefff_file = options.lefff
-out_file = options.output_file
 infile = args[0]
 
 print >> sys.stderr, options
@@ -34,34 +28,35 @@ print >> sys.stderr, options
 pos_tagger = POSTagger()
 
 # read-in tag dictionary from file
-if tag_dict_file:
-    pos_tagger.load_tag_dictionary( tag_dict_file )
+if options.tag_dict:
+    pos_tagger.load_tag_dictionary( options.tag_dict )
 else:
     print >> sys.stderr, "Warning: No tag dictionary provided"
     
 # read in known words list from file
-if word_list_file:
-    pos_tagger.load_word_list( word_list_file )
+if options.word_list:
+    pos_tagger.load_word_list( options.word_list )
 else:
     print >> sys.stderr, "Warning: No word list provided"
     
 # read-in Lefff
-if lefff_file:
-    pos_tagger.load_lefff( lefff_file )
+if options.lefff:
+    pos_tagger.load_lefff( options.lefff )
 else:
     print >> sys.stderr, "Warning: Lefff not provided"
     
 # load model if provided
-if train_file:
-    pos_tagger.train_model( train_file, model_path=model_file )
-elif model_file:
-    pos_tagger.load_model( model_file )
+if options.train:
+    pos_tagger.train_model( options.train, prior_prec=options.prior_prec, \
+                            model_path=options.model )
+elif options.model:
+    pos_tagger.load_model( options.model )
 else:
     sys.exit("Error: please provide model file (-m) or training file (-t)")
 
 
 ############## apply tagger ##################################
-pos_tagger.apply( infile, outfile=out_file )
+pos_tagger.apply( infile, beam_size=options.beam_size, outfile=options.output_file )
 
 
     
diff --git a/data/ftb4+mergeC+undocpd/ftb_2.raw b/data/ftb4+mergeC+undocpd/ftb_2.raw
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..412fd88535a6361ab72006a07ddf321bdc656fbd
--- /dev/null
+++ b/data/ftb4+mergeC+undocpd/ftb_2.raw
@@ -0,0 +1,1235 @@
+Nous prions les cin�astes et tous nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser .
+La diffusion des pr�visions m�t�orologiques �tait fortement perturb�e , mardi 7 janvier , par le mouvement de gr�ve nationale de trente_-_six heures d�clench� la_veille au_soir , �_l'_appel_des d�l�gu�s CGT , CFDT et FO du personnel technique de M�t�o_-_France .
+Par cette action , ces derniers veulent d�noncer la baisse des effectifs qui se traduit , affirment -ils , par " l' abandon de certaines t�ches et le recours � la sous_-_traitance " .
+Les syndicats protestent aussi contre le blocage , " depuis deux ans " , des revendications statutaires de tous les corps du personnel et r�clament l' ouverture de n�gociations ainsi_que la cr�ation de postes techniques et administratifs .
+[ Ce mouvement nous emp�che de publier les pr�visions habituelles .
+Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser . ]
+The European , l' hebdomadaire de langue anglaise cr�� par Robert Maxwell �_destination_du public europ�en , a �t� vendu � une soci�t� contr�l�e par deux financiers d' origine �cossaise , les jumeaux David et Frederick Barclay .
+Le prix de vente du journal n' a pas �t� divulgu� .
+Le cabinet Arthur Andersen , administrateur judiciaire du titre depuis l' effondrement de l' empire Maxwell en d�cembre 1991 , a indiqu� que les nouveaux propri�taires allaient poursuivre la publication .
+- Depuis le 1 janvier , la compagnie Air Inter applique une hausse moyenne de ses tarifs de 3,3 % , modul�e selon les lignes .
+Cette augmentation tarifaire s' inscrit dans une fourchette de 0,3 % � 4,9 % .
+Toutefois , les tarifs r�duits progresseront moins que l' inflation et_m�me diminueront , pour les jeunes , sur certaines lignes comme Paris - Lyon , Paris - Nantes ou Paris - Bordeaux .
+La derni�re augmentation des tarifs d' Air Inter avait �t� de 5 % en janvier 1991 .
+Les ventes de micro- ordinateurs en France se sont ralenties en 1991 .
+Leur progression , qui �tait encore de 13 % en 1990 , s' est �tablie � 9 % l' an pass� , indique l' institut national de la statistique et des �tudes �conomiques , dans une �tude rendue publique mardi 7 janvier .
+Le march� de la micro- informatique , notent les experts , a ainsi abandonn� en 1991 les taux de croissance � deux chiffres dont il �tait familier depuis des ann�es .
+De 1986 � 1989 , le nombre d' unit�s vendues avait augment� en_moyenne de 26 % par an .
+A la p�riode d' �quipement et de d�collage semble devoir succ�der une phase de plus grande maturit� de la demande .
+D�j� , en 1990 , 40 % des unit�s vendues �taient destin�es � renouveler le mat�riel existant , souligne l' INSEE qui cite une enqu�te de la soci�t� d' �tudes sp�cialis�es IDC .
+Les constructeurs ont r�agi � cette phase de ralentissement des ventes en reprenant l' offensive .
+Ils se livrent une guerre des prix impitoyable pour pr�server leur part de march� .
+L' INSEE , qui a tent� d' �tablir un indice des prix pluri- annuel en_d�pit_du renouvellement ultra- rapide de la gamme de produits , estime � 40 % la baisse moyenne des prix , � mat�riel �quivalent , entre janvier 1988 et septembre 1991 .
+" Il est peu de secteurs qui connaissent des baisses aussi spectaculaires " , notent les auteurs de l' �tude .
+�gal � 100 en_moyenne sur l' ann�e 1988 , l' indice des prix des micros atteignait 60,1 au troisi�me trimestre 1991 quand ceux d' autres biens durables , comme l' automobile ou la machine_-_outil , s' �tablissaient respectivement � 107 et 110 .
+- Mme Martine Aubry , ministre du travail , a sign� le 6 janvier l' arr�t� d' agr�ment des avenants � la convention du r�gime d' assurance_-_ch�mage .
+Ces derniers sont issus de l' accord sign� entre les partenaires sociaux pour r�tablir l' �quilibre financier de l' UNEDIC --LBR-- le Monde du 6 d�cembre 1991 --RBR-- .
+Ayant refus� le protocole , la CGT et la CFE - CGC �taient oppos�es � la proc�dure d' agr�ment , sous pr�texte que les nouveaux avenants doivent obtenir l' approbation de tous les signataires de la convention en_cours .
+Apr�s s' �tre appel�s les " emplois de proximit� " , au moment de la d�cision --LBR-- le Monde du 17 octobre 1991 --RBR-- , puis les " services aux personnes " , les " emplois familiaux " sont enfin n�s , comme pr�vu , au 1 janvier .
+Le journal officiel a publi� le 31 d�cembre 1991 , dans la loi de finances rectificative , l' article qui permet aux particuliers de d�duire de leurs imp�ts , � verser en 1993 , 50 % des sommes d�pens�es dans_la_limite_de 25000 F , soit un maximum de 12500 F.
+L' arr�t� est sorti le 7 janvier et la circulaire est pr�te , indique le minist�re du travail .
+L' application est large puisqu' elle couvre , aussi_bien , l' embauche d' une femme de m�nage que la garde d' enfants en_passant_par l' aide aux personnes �g�es , les travaux de jardinage et le soutien scolaire , par_exemple .
+Pour �viter qu' ils ne soient rebut�s par les d�marches administratives , la t�che des employeurs individuels a �t� simplifi�e .
+Ils pourront remplir les formalit�s avec un seul document , diffus� � 13 millions d' exemplaires , et l' URSSAF se chargera pour eux de calculer les cotisations sociales dues , puis enverra la facture .
+Mme Martine Aubry , ministre du travail , attend beaucoup des emplois familiaux pour lutter contre le ch�mage .
+Sur deux ans , le gouvernement esp�re la cr�ation de 100000 � 150000 emplois , essentiellement � temps partiel , dont 50000 proviendraient du blanchiment du travail au_noir .
+Actuellement , pour 550000 emplois �_domicile d�clar�s , on estime entre 200000 et 300000 le nombre de ceux qui sont occup�s sans couverture sociale .
+Si le programme r�ussit , l' avantage fiscal accord� co�tera 3 milliards de francs aux finances publiques mais sera en_partie compens� par des rentr�es suppl�mentaires de cotisations sociales , de_l'_ordre_de 1,3 � 1,5 milliard de francs .
+Pour rendre le dispositif plus attractif , et le d�barrasser de l' image de petit boulot qui lui est attach�e , une vaste campagne de promotion est lanc�e �_partir_du 11 janvier .
+On mettra en_avant les risques que comporte le travail clandestin , pour les salari�s comme pour les employeurs .
+Surtout , on va aider � la " professionnalisation " de ces emplois , l' Etat accordant une subvention de 50 F par heure de formation , dans_la_limite_de deux_cents heures .
+Dix millions de francs sont pr�vus pour les employ�s de particuliers et 190 millions pour les salari�s des associations .
+Les deux premiers groupes d' assurances danois , Baltica et Hafnia , ont enregistr� des pertes sur leurs portefeuilles d' actions � l' �tranger de 2,8 milliards de couronnes --LBR-- 2,4 milliards de francs --RBR-- en 1991 , selon la revue financi�re danoise Mandag Morgen .
+Baltica a perdu 2 milliards de couronnes --LBR-- 1,74 milliard de francs --RBR-- sur ses investissements strat�giques effectu�s depuis 1989 dans Suez et Victoire --LBR-- 3,56 milliards de francs pour la totalit� --RBR-- o� il d�tient respectivement 3 % et 5 % du capital .
+Ces participations ont baiss� de 35 % en_valeur depuis un an et demi , souligne la revue .
+Hafnia , pour sa part , a perdu 800 millions de couronnes --LBR-- 696 millions de francs --RBR-- en_partie �_cause_de sa participation de 33,7 % dans Baltica et dans le groupe su�dois d' assurances Skandia , num�ro un en Scandinavie .
+L' assureur pr�voit pour l' ann�e 1991 un r�sultat n�gatif cons�cutif � l' �chec de sa fusion avec son rival Baltica .
+Selon les milieux financiers danois , cette " guerre larv�e " pourrait conduire � une prise_de_contr�le par un groupe �tranger .
+Paribas et l' UAP , tous deux actionnaires d' Hafnia , pourraient �tre candidats � cette reprise .
+L' accord sign� , le 6 janvier � Prague , entre Air France et la compagnie tch�coslovaque CSA mettra un_peu de baume au coeur des Fran�ais apr�s les �checs de GEC_-_Alsthom - qui n' a pu s' approprier le conglom�rat industriel Skoda - et de Renault - qui a �t� battu par Mercedes_-_Benz pour le contr�le des camions Avia --LBR-- lire ci - contre --RBR-- .
+En_effet , la compagnie que dirige M. Bernard Attali a �t� retenue par les autorit�s de Prague pour apporter son aide � CSA , de_pr�f�rence_� British Airways , � Austrian Airlines , � All Nippon Airways et � Singapore Airlines .
+L' accord s' appliquera , dans_le_cadre_d' une privatisation , �_l'_occasion_d' une augmentation de capital de 60 millions de dollars --LBR-- 310 millions de francs --RBR-- , qui portera la valeur de CSA � 150 millions de dollars --LBR-- 775 millions de francs --RBR-- .
+L' Etat , les collectivit�s locales et les institutions financi�res tch�coslovaques conserveront 60 % du capital .
+Un consortium conduit par Air France d�tiendra les 40 % restant , qui seront r�partis � parts �gales entre la compagnie , la Caisse_des_d�p�ts_et_consignations fran�aise et la Banque_europ�enne_pour_la_reconstruction_et_le_d�veloppement --LBR-- BERD --RBR-- .
+Air France pourrait apporter en_nature les deux tiers des 20 millions de dollars qui lui incombent .
+Gr�ce_� cet accord , CSA peut esp�rer r�nover son centre de maintenance et sa flotte de trente_et_un avions compos�e de vieux Tupolev_-_134 .
+Elle obtiendra une assistance pour mettre aux standards internationaux son service � bord et son commissariat .
+Du c�t� fran�ais , on s' attend � des retomb�es en_termes_de commandes d' appareils , et CSA devrait acqu�rir prochainement quatre avions franco_-_italiens de transport r�gional ATR .
+Du c�t� d' Air France , on se frotte les mains de trouver un alli� de_qualit� au coeur de l' Europe de l' Est , car CSA gagne bon_an_mal_an de 20 � 30 millions de dollars --LBR-- 100 � 150 millions de francs --RBR-- et transporte 1,5 million de passagers chaque ann�e vers une quarantaine de pays .
+La compagnie fran�aise peut esp�rer faire rentrer CSA dans Amadeus , sa filiale de r�servation informatique commune avec Lufthansa et Iberia , et profiter des co�ts tr�s bas de son partenaire en_mati�re_de maintenance .
+Prague devrait devenir la plaque tournante a�rienne d' Europe centrale gr�ce_� sa vocation touristique et � ses atouts industriels .
+Le groupe allemand Mercedes_-_Benz_AG et le constructeur de v�hicules industriels tch�que AVIA viennent de signer un accord de principe pour la cr�ation d' une soci�t� mixte , �liminant la soci�t� fran�aise Renault_v�hicules_industriels --LBR-- RVI --RBR-- .
+L' agr�ment doit encore �tre accord� par les autorit�s tch�ques d'_ici_� la fin janvier .
+PRAGUE correspondance
+En investissant 350 millions de deutschemarks --LBR-- 1,2 milliard de francs --RBR-- sur trois ans , le constructeur allemand deviendra actionnaire majoritaire --LBR-- 51 % des parts --RBR-- de la joint_-_venture qui devrait produire chaque ann�e entre 30 et 40000 v�hicules sous licence Mercedes .
+Dans_un_premier_temps , d�s 1993 , des poids lourds en pi�ces d�tach�es seront import�s d' Allemagne et assembl�s en Tch�coslovaquie .
+Le prix de la main_-_d'_oeuvre y �tant moins �lev� qu' en Allemagne , les co�ts de production devraient permettre � Mercedes d' �tendre son r�seau de commercialisation .
+En_outre , le constructeur allemand est toujours en pourparlers avec Liaz et Tatra , les deux autres constructeurs tch�ques de camions .
+" Seule une strat�gie globale permet de rester � la surface " , affirme M. Helmut Werner , le num�ro 2 de Mercedes_-_Benz .
+Cette carte de l' efficacit� passera certainement par une restructuration de l' entreprise tch�que : si la coop�ration ne concerne qu' une des sept unit�s d' AVIA --LBR-- 3200 des 7400 salari�s de la firme --RBR-- , " des d�graissages ne sont pas inenvisageables " , admet -il .
+L' affaire Avia conna�tra -t-elle le m�me sort que Skoda ?
+Tout en promettant de faire revivre la firme sans d�baucher , Volkswagen a d� licencier en masse et Skoda est aujourd'_hui au bord de la faillite .
+" Les camions seront -ils vendus sous la marque Avia ? " , s' inqui�te -t-on .
+" Cela d�pendra du march� , r�pond M. Werner .
+Vous pr�f�reriez acheter une Mercedes ou ... ? "
+Quoi qu' il advienne , ce succ�s allemand marque une nouvelle d�faite pour Renault .
+" j' aurais vraiment souhait� cr�er une soci�t� mixte avec RVI " , explique M. Deverra .
+Difficile de soup�onner le PDG d' Avia de francophobie : � cinquante_-_huit ans , il fut l'_un des promoteurs de la coop�ration engag�e en 1967 avec Renault pour la fabrication des camions sous licence Saviem .
+Lors_de l' appel d' offres lanc� par Avia au d�but de 1991 , c' est en_connaissance_de_cause qu' il s�lectionna RVI et Iveco comme partenaires potentiels : " Aucun d'_entre eux n' a r�pondu � notre cahier des charges .
+Nous avons alors pris le parti de proc�der � des n�gociations bilat�rales avec RVI .
+Et_puis Mercedes est arriv� ... " , d�clare -t-il , comme pour s' excuser .
+Les derniers jours de 1991 et la premi�re semaine de 1992 auront �t� difficiles pour la tr�sorerie du r�gime g�n�ral de la s�curit� sociale .
+Celle_-_ci a pu surmonter l' obstacle - un d�couvert de pr�s_de 30 milliards de francs - mais il lui en a co�t� quelque 60 millions de francs suppl�mentaires sous_forme_d' int�r�ts vers�s � la Caisse_des_d�p�ts_et_consignations , son traditionnel bailleur de fonds .
+Le d�calage entre les dates auxquelles interviennent certaines d�penses --LBR-- le versement des retraites et des dotations aux h�pitaux , notamment --RBR-- et la collecte des cotisations aupr�s_des employeurs explique l' irr�gularit� du profil de la tr�sorerie de la s�curit� sociale .
+Aussi , pour franchir le cap d�licat des deux semaines situ�es autour_du 1 janvier , la " S�cu " a d� d�passer le plafond des avances conventionnelles --LBR-- 11,7 milliards de francs --RBR-- consenties par la Caisse des d�p�ts .
+Cette derni�re lui a accord� un pr�t exceptionnel de tr�sorerie de 15 milliards de francs entre le 23 d�cembre et le 6 janvier avec un taux d' int�r�t �gal � celui du taux du march� - un_peu plus de 10 % - augment� d' un point --LBR-- au_lieu_d' un demi - point en p�riode normale --RBR-- .
+Les rentr�es de cotisations du 5 janvier ont permis de revenir � une situation normale .
+In_fine , la d�pense suppl�mentaire li�e � la r�mun�ration des int�r�ts atteint 60 millions de francs .
+Peu de chose , certes , par_rapport_aux quelque 970 milliards de francs brass�s l' an pass� par le r�gime g�n�ral .
+R�duire les p�riodes de d�couvert
+Au_-_del�_de ces mesures ponctuelles , les pouvoirs publics , l' Agence centrale des organismes de s�curit� sociale --LBR-- ACOSS --RBR-- et la Caisse des d�p�ts ont pratiquement boucl� un nouveau dispositif destin� � r�duire les p�riodes de d�couvert .
+D'_ores_et_d�j� , les entreprises dont l' effectif se situe entre 50 et 400 salari�s acquittent leurs cotisations le 5 du mois au_lieu_du 15 et le versement des dotations aux h�pitaux a �t� modifi� .
+En contrepartie , la Caisse_des_d�p�ts_et_consignations accepterait d' augmenter sensiblement le plafond de ses avances .
+La nouvelle convention devrait �tre pr�te lorsque se r�unira , sans_doute le 28 janvier , la commission des comptes de la s�curit� sociale .
+Malgr� la r�duction du d�ficit - aux alentours de 6 milliards de francs en 1992 apr�s 14 milliards l' an pass� , - il faudra dans les prochains mois que le Tr�sor vole en plusieurs occasions au secours de la tr�sorerie de la " S�cu " .
+Les d�ficits accumul�s depuis 1990 p�sent lourd .
+Fin 1992 , ils repr�senteront 30 milliards de francs alors_que , du c�t� des recettes , on ne peut gu�re esp�rer une embellie , compte_tenu_de la faiblesse de la croissance et de la mont�e du ch�mage .
+- Le taux de salaire horaire ouvrier a progress� de 0,7 % au_cours_du troisi�me trimestre 1991 , soit une croissance de 4,5 % en un an et un gain de pouvoir d' achat de 2 % sur la m�me p�riode , indique le minist�re du travail .
+Ce chiffre rectifie une premi�re estimation qui , � la mi_-_novembre , �valuait � 0,9 % l' augmentation du taux de salaire ouvrier au troisi�me trimestre .
+D'_autre_part , la hausse de l' indice de salaire mensuel de base de l' ensemble des salari�s s' �tablit � 0,6 % au troisi�me trimestre --LBR-- 4,1 % sur un an --RBR-- .
+La F�d�ration intersyndicale des �tablissements d' hospitalisation priv�e --LBR-- FIEHP --RBR-- , l' Union hospitali�re priv�e --LBR-- UHP --RBR-- et la F�d�ration des �tablissements hospitaliers et d' assistance priv�s --LBR-- FEHAP , �tablissements non lucratifs --RBR-- ont sign� lundi 6 janvier , avec l' Etat et les caisses de s�curit� sociale , un accord destin� � ma�triser l' �volution des d�penses .
+Ce m�canisme --LBR-- le Monde du 25 d�cembre --RBR-- vise � limiter � 5,5 % en 1992 l' �volution des remboursements vers�s par la s�curit� sociale aux �tablissements priv�s .
+En_fonction_de cet " objectif annuel " , les tarifs seront ajust�s �_la_baisse ou �_la_hausse .
+L' automobile sera le gros dossier �conomique de la visite au Japon du pr�sident am�ricain , M. George Bush , �_partir_du mardi 7 janvier .
+Les chiffres parlent d' eux_-_m�mes : les Japonais occupent 30 % du march� am�ricain et leurs exportations repr�sentent pr�s_de 75 % du d�ficit commercial global annuel enregistr� par les Etats_-_Unis dans leurs �changes bilat�raux --LBR-- 213 milliards de francs --RBR-- .
+En_revanche , les constructeurs am�ricains ne vendent que 30000 v�hicules sur le march� japonais , soit 0,5 % --LBR-- sur un total de 199920 voitures �trang�res en 1991 , en_baisse_de 10,7 % --RBR-- .
+TOKYO de notre correspondant
+Bien_que les exportations globales am�ricaines �_destination_du Japon aient doubl� au_cours_des cinq derni�res ann�es pour atteindre 52,3 milliards de dollars --LBR-- 271 milliards de francs --RBR-- , le d�ficit commercial avec le Japon repr�sentait 57 % du d�ficit commercial total des Etats_-_Unis au_cours_du troisi�me trimestre 1991 .
+Ayant emmen� avec lui au Japon les pr�sidents des trois " grands " de l' automobile am�ricaine --LBR-- General Motors , Ford motor et Chrysler --RBR-- , M. Bush �tait r�solu � obtenir des r�sultats concrets .
+Les Japonais l' ont compris et ont pris les devants .
+R�pondant aux demandes du premier ministre , M. Miyazawa , qui la semaine derni�re leur avait enjoint de " faire_preuve de compassion " �_l'_�gard_de leurs homologues am�ricains , les constructeurs nippons ont annonc� une s�rie de concessions allant d' une augmentation des achats de pi�ces d�tach�es � une aide � la distribution des v�hicules am�ricains au Japon .
+Toyota , le premier constructeur , a ainsi annonc� qu' il �tait pr�t � mettre � la disposition de General Motors , auquel il est li� par un accord de coop�ration , son r�seau de distribution , le plus important du Japon .
+Les autres grands constructeurs ont fait la m�me proposition .
+Jusqu'_�_pr�sent , les voitures am�ricaines sont vendues au Japon par_l'_entremise_de distributeurs sp�cialis�s .
+Seuls Honda et Mazda ont pass� des accords de commercialisation d' une ampleur limit�e avec des constructeurs am�ricains .
+Toyota vient de signer un tel accord avec Volkswagen : �_partir_d' avril , quarante_-_huit de ses vendeurs distribueront 7000 v�hicules allemands et 30000 en 1996 .
+Mazda , qui commercialise des v�hicules Ford , a annonc� qu' il entendait doubler les ventes au_cours_des trois prochaines ann�es .
+En 1994 , les constructeurs japonais devraient ainsi importer pour 7,4 milliards de dollars --LBR-- 38 milliards de francs --RBR-- d' automobiles am�ricaines .
+Dans_le_cadre_de son programme de soutien � l' automobile am�ricaine , Toyota entend en_outre multiplier par quatre , au_cours_des deux prochaines ann�es , ses achats de pi�ces d�tach�es automobiles de General Motors --LBR-- qui atteindront 6,3 milliards de dollars --RBR-- .
+Globalement , les cinq premiers constructeurs nippons entendent ainsi acheter pour 24 milliards de pi�ces d�tach�es par an aux Etats_-_Unis entre 1992 et 1995 , soit le double du montant atteint en 1991 .
+Tokyo envisage diff�rentes mesures destin�es � faciliter les importations d' automobiles : une r�vision de la proc�dure d' homologation des v�hicules --LBR-- acceptation des tests am�ricains pour les freins et des normes internationales pour les appuis_-_t�te --RBR-- .
+Et le gouvernement japonais �tudierait la possibilit� d' introduire un syst�me de subventions aux importations de voitures �trang�res : �_partir_de 1992 , la taxe � la consommation sur les voitures sera ramen�e de 6 % � 4,5 % et , selon le journal Mainishi , la diff�rence pourrait �tre revers�e en prime aux fabricants �trangers .
+En_ce_qui_concerne les exportations , le minist�re japonais du commerce international et de l' industrie --LBR-- MITI --RBR-- envisagerait de r�viser le quota de " restriction volontaire " , en application depuis 1981 --LBR-- 2,3 millions de v�hicules --RBR-- , qui ne signifie plus grand_-_chose , les constructeurs japonais ayant vendu l' ann�e derni�re 1,8 million de v�hicules sur le march� am�ricain .
+Pr�ts � faire des concessions , les milieux automobiles japonais n' en paraissent pas_moins irrit�s .
+En_d�pit_des facilit�s accrues pour acc�der au march� nippon , la perc�e des constructeurs am�ricains restera limit�e en_raison_de l' insuffisance de la qualit� de leurs v�hicules .
+Les Am�ricains , �crivent certains journaux , n' ont rien fait pour adapter leurs v�hicules � la demande japonaise .
+Le march� national , fait -on enfin remarquer , est en r�gression : en 1991 , les ventes d' automobiles --LBR-- 5,7 millions de v�hicules --RBR-- ont diminu� de 3,9 % par_rapport_� l' ann�e pr�c�dente .
+Saint Louis vient d' acqu�rir 13,8 % du capital de Perrier pour 1,5 milliard de francs --LBR-- nos derni�res �ditions du 7 janvier --RBR-- .
+L' int�r�t de cette op�ration est triple : verrouiller le capital de Perrier , renforcer la pr�sence de l' italien Agnelli en France et r��quilibrer chez Saint Louis le secteur agroalimentaire face_� sa branche papeti�re .
+Vendredi 3 janvier , apr�s la fermeture de la Bourse , Perrier a c�d� les 13,8 % de son capital constituant son autocontr�le au groupe Saint Louis .
+Effectu�e au cours du march� --LBR-- 1235 francs --RBR-- , la transaction s' �l�ve � 1,5 milliard de francs .
+D�sormais , les principaux actionnaires de la firme de Verg�ze sont donc Exor --LBR-- 28,7 % --RBR-- , Saint Louis --LBR-- 13,8 % --RBR-- , Ominco et Geneval --LBR-- deux filiales de la Soci�t� g�n�rale --RBR-- , avec respectivement 6,3 % et 0,5 % des parts .
+Ensemble , ces partenaires d�tiennent 49,3 % de Perrier , ce qui rend quasiment impossible tout raid contre le num�ro un mondial des eaux min�rales .
+Cette �ventualit� avait �t� �voqu�e lorsque le groupe italien Agnelli est devenu le premier actionnaire d' Exor .
+Cette cession appara�t aussi comme un reclassement de participations au_sein_d' un m�me ensemble puisque l' actionnaire principal de Saint Louis , le groupe Worms , d�tenteur de 49,44 % des actions , a annonc� aux autorit�s boursi�res agir d�sormais " de concert " avec l' IFIL .
+Ce holding_financier d' Agnelli est entr� chez Saint Louis l' �t� dernier en rachetant l' autocontr�le du groupe .
+Il d�tient d�sormais 4,45 % des droits de vote de Saint Louis .
+Cette arriv�e italienne tant chez Perrier que chez Saint Louis , sans oublier sa pr�sence chez BSN --LBR-- 5,8 % --RBR-- , pourrait donc �tre le pr�lude � d' autres r�organisations dans le secteur agroalimentaire .
+Mais po
+Au lendemain de l' entr�e de Saint Louis chez Perrier , les interrogations sont multiples .
+Si , officiellement , ce rapprochement est le fruit des relations amicales entre les dirigeants des deux groupes agro_-_alimentaires , MM. Jacques Vincent pour Perrier et Bernard Dumon pour Saint Louis , nul doute que cette op�ration a �t� facilit�e , voire encourag�e , par certains actionnaires .
+Les deux firmes ont la m�me caract�ristique : elles ont depuis_peu dans leur tour de table , mais � des degr�s diff�rents , l' italien Agnelli .
+Or ce groupe a �t� surpris par les r�actions virulentes et hostiles � son �gard lorsqu' en d�cembre il est entr� " amicalement " chez Exor , la maison_-_m�re de Perrier .
+D'_o� son id�e depuis de calmer le jeu sans perdre la face , et ce tour_de_passe_-_passe serait destin� � y contribuer .
+Intervenant au moment du sommet de Maastricht sur l' unit� europ�enne , l' entr�e d' Agnelli chez Exor aurait d� �tre en toute logique salu�e .
+Or il n' en a rien �t� .
+Au_contraire , un toll� s' est �lev� contre cette mainmise sur le num�ro un mondial des eaux min�rales .
+La contestation est all�e du faible prix pay� � la crainte de voir le roquefort passer sous la coupe italienne .
+D' un coup les concurrents qui n' avaient pas vu le coup venir , les actionnaires minoritaires d' Exor et les �leveurs de brebis de l' Aveyron se sont retrouv�s sur le m�me terrain ...
+Bouter l' attaquant hors_de France ou le faire payer .
+Et tous de se pencher sur la structure du capital de Perrier dans_l'_espoir_de souffler l' affaire aux Agnelli .
+Les autorit�s boursi�res particip�rent alors indirectement � ce mouvement en d�non�ant �_grand_bruit le " flou " entourant l' actionnariat de Perrier avant finalement de passer l' �ponge .
+Pour apaiser les tensions , le premier geste italien a �t� d' �tendre son OPA sur l' int�gralit� du capital d' Exor sans toutefois modifier le prix d' offre .
+Aujourd'_hui , il reclasse des titres Perrier , vraisemblablement pour dissiper les craintes d' une mainmise transalpine .
+L' acqu�reur est donc un groupe bien fran�ais , Saint Louis .
+Son actionnaire principal est le groupe Worms_et_Cie mais qui est associ� depuis_peu � l' IFIL ... un autre holding du groupe Agnelli .
+Donnant d'_un_c�t� , reprenant de l' autre , le groupe italien table sans_doute sur une accalmie lui permettant de poursuivre le maillage amical de son r�seau fran�ais avant la constitution de l' Europe .
+A l' �troit dans son t�l�viseur , la t�l�vision se d�multiplie et occupe toujours plus de place dans l' activit� des Fran�ais --LBR-- le Monde des 7 et 8 janvier --RBR-- .
+Mais , paradoxalement , elle continue d' inqui�ter les parents .
+Peut_-_�tre serait -il temps de l' int�grer dans un syst�me global d' �ducation ?
+" laissez -les regarder la t�l� " , s' �criait il_y_a trois ans un sociologue iconoclaste , en plaidant , dans un livre d' humeur �_l'_intention_des parents , la cause du petit �cran .
+L' auteur �tant de nature provocateur , il fut sans_doute combl� : son livre d�rangea et son propos choqua .
+Au moment o� les cha�nes fran�aises �pousaient avec fougue la logique commerciale , o� Doroth�e et sa bande prenaient d' assaut la Une et o� les repr�sentants de studios japonais recevaient , �bahis et ravis , des commandes vertigineuses de kilom�tres de dessins anim�s enfouis dans leurs stocks , l' humeur des parents et des enseignants ne pr�tait gu�re � l' indulgence .
+Fran�ois Mariet fut qualifi� de laxiste , d' irresponsable , d' irr�aliste .
+Et S�gol�ne Royal put d'_autant_plus facilement se concilier quelques mois plus tard les bonnes gr�ces des parents en embrassant leur cause et en signant , en_guise_de manifeste contre une t�l�vision de_plus_en_plus perverse , un ras_-_le_-_bol des b�b�s zappeurs !
+Mais de quoi n' a -t-on pas accus� la t�l� ?
+On lui a imput� des maladies : troubles de la vue , alt�ration du sommeil , crampes d' estomac --LBR-- en_fonction_du suspense --RBR-- , maladie dite " de la grenouille " affectant les ligaments des jambes d' enfants mal install�s devant le poste et_m�me ... occlusion des m�choires , pressur�es sans_doute par les mains sur lesquelles les gamins , allong�s sur la moquette , reposent leur menton .
+On s' en est pris � ses effets sur l' alimentation et on l' a accus�e de favoriser la carie dentaire et ... l' ob�sit� .
+Des psychologues l' ont tenue pour principale responsable de la baisse de capacit� de concentration des �l�ves , lesquels zapperaient les cours comme ils zappent les images .
+D' autres ont craint des effets de panique et d' anxi�t� , tandis_que les sociologues la pointent du doigt pour expliquer l' accroissement de la d�linquance .
+" non_seulement la t�l�vision provoque la violence mais elle contribue au d�veloppement de l' alcoolisme et elle incite � la consommation de drogue , de tabac et � l' obsc�nit� " , d�clarait un groupe d' �tude de l' acad�mie am�ricaine de p�diatrie en 1984 .
+Et Liliane Lur�at , directeur de recherche au CNRS , continue de pourfendre , avec une belle constance , " les effets barbarisants " d' un petit �cran � la violence " contagieuse " .
+Pauvre t�l�vision !
+Pauvres enfants qui la regardent avec un plaisir infini et auxquels on s' emploie � donner un sentiment de culpabilit� : " Tu perds ton temps devant des �neries ! "
+Pauvres parents qui la critiquent et la ha�ssent tout en lui confiant pendant des heures leurs bambins : " Il faut bien le reconna�tre , c' est la baby_-_sitter id�ale ! "
+Pauvres enseignants enfin , qui ayant eu tant de mal � admettre ne_plus d�tenir l' apanage de la m�diatisation des savoirs , la consid�rent comme une rivale dangereuse mais reconnaissent l' urgence de s' en rapprocher : " Quelle animation soudaine dans la classe quand je leur ai propos� de me parler de Petit ours brun ! "
+Peut_-_�tre serait -il temps , en_effet , d' accepter pleinement la t�l�vision et de l' int�grer enfin dans un syst�me global d' �ducation .
+Sans complaisance , mais sans hypocrisie ; avec int�r�t et avec r�alisme .
+En abandonnant les pr�jug�s simplificateurs et certains postulats d' une autre �poque qui ne conc�deront jamais aux outils audiovisuels la l�gitimit� culturelle de l' �crit .
+La t�l�vision est bien l� , son face_-_�_-_face avec les enfants quotidien .
+qui songerait s�rieusement � y mettre_fin ?
+Le grand choix des " kids "
+" La question n' est pas tant de savoir ce que la t�l� fait � l' enfant que ce que l' enfant fait de la t�l� " , affirme Pierre Corset , auteur avec Mireille Chalvon , responsable des productions " jeunesse " au sein des cha�nes publiques , et Michel Souchon , directeur des �tudes � la pr�sidence d' Antenne_2_-_FR_3 , d' un livre didactique et tr�s complet sur l' enfant devant la t�l� .
+" Car les potentialit�s de l' outil sont �normes .
+C' est un instrument de socialisation , une source in�puisable d' informations , un lieu d' apprentissage qui court_-_circuite , c' est vrai , la m�diatisation de l' adulte , mais qui peut d�velopper chez les jeunes des aptitudes intellectuelles insoup�onn�es .
+" A certaines conditions .
+Nous y reviendrons .
+Mais feuilletons pr�alablement le suppl�ment radio - TV du Monde pour prendre la mesure de l' inflation de l' offre de programmes destin�s � la jeunesse .
+L� o� les enfants des ann�es 60 devaient se contenter , en s' en d�lectant , d' un rendez_-_vous quotidien avec Nounours , Nicolas et Pimprenelle , et d' un programme sp�cial le jeudi apr�s_-_midi , les " kids " des ann�es 90 ont aujourd'_hui grand choix .
+TF 1 les cueille au saut du lit avec son " Club_mini_zig_-_Zag " qui ouvre le feu d�s 6h30 .
+Doroth�e est debout � 7h20 pour encha�ner une s�rie de dessins anim�s --LBR-- les Bisounours , Inspecteur gadget , Super Ted , etc. --RBR-- ; certains rebelles --LBR-- rares --RBR-- lui pr�f�reront " Canaille peluche " sur Canal_Plus � la m�me heure , ou " Youpi_! " sur la Cinq qui embraye pour une heure et demie et les mettra en retard , tandis_que les ados zapperont sur " Boulevard des clips " propos� par M 6 .
+La 6 --LBR-- qui ne dispose pas officiellement d' unit� " jeunesse " --RBR-- est bien la seule d'_ailleurs � ne_pas les laisser d�pourvus quand midi est venu : " Ma_sorci�re_bien_aim�e --LBR-- 12h30 --RBR-- rappelle quelques souvenirs � leurs parents tandis_que le " Cosby show " --LBR-- 13 heures --RBR-- , en rediffusion , provoque le m�me tabac .
+Doroth�e et sa clique se repointent �_l'_heure_du chocolat --LBR-- 16h40 --RBR-- tout juste avant " Youpi_l'_�cole_est_finie " --LBR-- 16h50 --RBR-- de la Cinq et sa ribambelle de dessins anim�s et peu avant " Giga " --LBR-- 17 heures --RBR-- , le magazine d' Antenne 2 dont raffolent les adolescents , " JEF " --LBR-- 17h30 --RBR-- , la tranche vari�e con�ue par FR 3 et " Zygomusic " --LBR-- 17h40 --RBR-- , un jeu de " culture - clips " sur M 6 .
+Un zapping parfaitement ma�tris� permettra ensuite aux petits malins de suivre les tr�sors de " �a_cartoon " sur Canal_Plus , " La petite maison dans la prairie " sur M 6 , " Une p�che d' enfer " sur FR 3 et surtout , oui surtout , de d�couvrir sur A 2 les nouvelles astuces de Mac Gyver , h�ros incontest� des enfants .
+Il s' agit ici d' un jour normal de la semaine et un inventaire scrupuleux exigerait que l'on prenne �galement en_compte l' offre accrue du mercredi --LBR-- 6h20 sur TF 1 , 5h30 sur FR 3 , 4h30 sur A 2 et La 5 ... --RBR-- , du samedi et du dimanche .
+Au total , ce sont pr�s_de quatre_mille heures annuelles d' �missions qui sont directement destin�es � la jeunesse contre mille heures environ au cours de l' ann�e 1975 - 1976 !
+Deux facteurs - cl�s expliquent en_partie ce changement .
+D'_abord l' ouverture de l' antenne le matin , �_partir_de 1984 , pour une tranche d' animation incluant quelques dessins anim�s � picorer avant l' �cole .
+Ensuite , la cr�ation des cha�nes commerciales .
+Les co�ts , il_est_vrai , sont des plus raisonnables , et certaines cha�nes ont pu ainsi meubler � bon compte de nombreuses heures d' antenne .
+D'_autant_que ces programmes servent aussi d' app�ts pour attirer , gr�ce_aux enfants , le public des parents .
+L' immensit� du stock japonais
+Mais la croissance quantitative ne doit pas masquer le formidable r�tr�cissement de la palette des genres .
+Les �missions d' �veil qui ont fait la richesse des cha�nes de service public entre 1975 et 1985 ont toutes disparu .
+Plus de s�quences d' incitation � la musique , au bricolage , � la com�die ou � la cuisine .
+Plus de jeux - concours invitant � prendre les pinceaux ou la plume pour inventer la suite d' une histoire .
+Aucune �mission sur le plaisir de lire ou de d�couvrir l' art.
+Le dessin anim� est devenu h�g�monique , aseptis� et japonais .
+" Quand la demande s' est faite pressante et que le march� international a explos� , explique Mireille Chalvon � qui les cha�nes fran�aises doivent un r�cent red�collage du dessin anim� fran�ais , les Europ�ens ont d�couvert l' immensit� du stock japonais : s�ries tr�s longues pour fid�liser , sc�narios r�p�titifs mais habilement construits , suspense et grands sentiments , personnages aux traits europ�ens , puisque la repr�sentation id�ale de la beaut� implique l�_-_bas une chevelure blonde et de grands yeux bleus , et tarifs d�fiant toute concurrence .
+L' occasion , pour certains acheteurs , �tait inesp�r�e .
+" Sous_-_trait�s en Cor�e ou color�s dans de vastes ateliers � la main_-_d'_oeuvre peu qualifi�e et aux salaires tr�s bas , les dessins anim�s japonais utilisent un proc�d� limitant le nombre d' images � cinq ou sept par seconde au lieu de quinze � vingt .
+C' est ce qui leur donne ce rythme saccad� .
+Tout est d'_ailleurs �_l'_�conomie : le d�cor est le_plus d�pouill� possible , les personnages y sont peu nombreux et se pr�sentent de_dos , chaque_fois_que cela est possible , pour �viter d' avoir � animer leur visage .
+Des visages de_toute_fa�on fig�s , o� la bouche seule s' arrondit pour marquer la parole , le rire ou les sanglots .
+Une fa�on d' �conomiser le moindre dessin , les mouvements de la cam�ra , la musique et les bruitages compensant la pauvret� du trait .
+L' internationalisation du march� a eu des r�percussions imm�diates sur le contenu des programmes .
+Pour �tre rentable , et exportable , une s�rie doit �viter tout particularisme culturel excessif qui risquerait de se heurter � des difficult�s de r�ception ou de traduction .
+Indigence et stupidit�
+Enfin , � l' homog�n�isation des programmes et � leur internationalisation , ajoutons deux ph�nom�nes .
+D'_une_part , une dangereuse confusion des genres : o� s' arr�te le " plateau " anim� par Doroth�e et o� commence la s�rie interpr�t�e par elle ?
+O� s' arr�te le programme et o� commence la pub lorsqu' une marque de jouet parraine l' �mission qui le met en_valeur ?
+O� s' arr�te la s�rie TV et o� commence le dessin anim� quand Zorro et Tarzan s�vissent dans les deux genres ?
+D'_autre_part , une globalisation des tranches d' �ge aboutissant � la disparition des �missions pour les petits .
+C' est qu' il faut ratisser large !
+F�d�rer le maximum d' audience , pr�voir que les quatre - cinq ans regarderont l' �mission con�ue pour les huit - dix ans , lesquels n' accepteraient jamais l' inverse .
+" Quelle erreur regrettable ! " , estime Anne - Marie Meissonnier , productrice sur Canal J , la cha�ne c�bl�e pour enfants : " Les tout_-_petits doivent avoir leur programme , un temps d' antenne sp�cifique , un domaine r�serv� , aussi �troit soit - il .
+Les cha�nes g�n�ralistes ont tort de les n�gliger , m�me_si c' est un_peu la chance des cha�nes th�matiques .
+" Les difficult�s du c�ble en France ont emp�ch� la cha�ne de prendre son essor , mais le triomphe de ses mod�les dans le monde --LBR-- notamment Nickelodeon qui compte cinquante millions d' abonn�s aux Etats_-_Unis --RBR-- t�moigne de la r�alit� d' un cr�neau .
+Dommage que FR 3 , qui a toujours , et � juste titre , b�n�fici� d' une cote de_qualit� en_mati�re_de programmes pour enfants se soit rendue aux arguments des cha�nes commerciales en supprimant tour � tour son rendez_-_vous de 19h55 qui �tait un_peu " la vitrine " du dessin anim� fran�ais et la petite case de 17 heures qui avait fait conna�tre aux bambins Petit ours brun ...
+Sans_doute le service public semble -t-il vouloir relancer les efforts des deux cha�nes �_destination_des jeunes .
+Mais cela ne saurait faire oublier l' indigence de nombreux programmes , la stupidit� de certaines animations --LBR-- Doroth�e et son �quipe ont battu , semble -t-il , tous les records --RBR-- , la pauvret� de s�ries achet�es en_vrac , au kilo .
+Comment absoudre une cha�ne qui ne comprend qu' au_bout_de quelques semaines que les croix gamm�es dessin�es sur les costumes des h�ros d' une s�rie ont des relents de fascisme ?
+Est -ce assez toutefois pour bannir la t�l� ?
+Pour nier sa participation active � l' �veil et � l' apprentissage des enfants de Goldorak , de Cousteau et de Mac Gyver ?
+Non , le jeune t�l�spectateur n' est pas , devant le petit �cran , un l�gume passif , amorphe , hypnotis� , sans r�action .
+" C' est tout le contraire ! , affirme m�me Anne_-_Marie Meissonnier .
+La torpeur n' est qu' apparente , car l' esprit carbure , gamberge , concentre toute son attention pour essayer de comprendre l' histoire .
+C' est une gymnastique d' �veil formidable ! "
+Et_puis l' enfant sait zapper ; jouer , d�s deux ans , du magn�toscope et r�agir aux sollicitations diverses de programmes interactifs : certaines notes de t�l�phone ou de Minitel en t�moignent , tout comme l' affluence du courrier de participation aux concours , votes , ou programmes de d�dicaces .
+Ce sont des voltigeurs qui volent de cha�ne en cha�ne , ma�trisent tr�s vite les grilles de programmes , mettent en_comp�tition pr�sentateurs , d�cors , s�ries et gardent une libert� que n' ont pas les adultes , plus ais�ment captifs .
+Non , la t�l�vision n' atrophie pas non_plus l' imaginaire des bambins .
+" Encore faudrait -il que les adultes prennent le temps de p�n�trer dans leur univers , s' int�ressent aux personnages id�alis�s , rassurent quand il_y_a lieu , expliquent , admirent " , estime Anne - Marie Meisonnier qui juge s�v�rement la d�mission des parents et leur parfaite ignorance de l' univers des enfants construit par la t�l� .
+Une enqu�te , command�e par l' association Na�tre_et_grandir au centre d' �tudes et de communication de Dijon , a mis en valeur , en 1989 , l' existence d' une v�ritable culture enfantine issue du dessin anim� .
+Un savoir inou� , ignor� des adultes , et partag� par les quatre - douze ans .
+Une masse d' informations sans_cesse renouvel�e et �tendue par des dessins anim�s nouveaux qui constitue la base d' un flot d' �changes important dans les cours d' �coles , d' immeubles ou de centres a�r�s , trait d' union efficace entre les enfants .
+L' ignorance de leurs instituteurs sid�re d'_ailleurs les petits , comme l' acuit� de certaines connaissances accumul�es hors �cole par les bambins stup�fie les enseignants .
+La connivence des enfants avec les personnages de l' �cran prouve que l' enfance a sa propre " opinion publique " et qu' elle est importante pour l' apprentissage de la vie sociale .
+Car cette culture sert de base de positionnement dans une collectivit� .
+Le poids des diff�rences sociales
+�gaux devant la t�l� ?
+Certainement_pas .
+Ou bien doit -il compter avec M. Eric Giuly et Mme Dominique Alduy , les directeurs g�n�raux respectifs d' Antenne 2 et de FR3 ?
+Comme chaque fois , la v�rit� n' est pas univoque .
+La double nomination , mardi 14 d�cembre , de M. Alain Denvers � la direction de l' information d' Antenne 2 et � la direction de l' information nationale de FR3 r�sume clairement la situation .
+La loi a institu� un pr�sident commun aux deux cha�nes du secteur public , mais n' a pas pr�vu la possibilit� d' une fusion administrative .
+Autrement_dit , un pr�sident commun n' a pas le pouvoir de nommer des cadres communs aux deux cha�nes .
+Pour superviser l' information des deux cha�nes , M. Alain Denvers a d� �tre nomm� deux fois directeur , une fois � Antenne 2 et une autre fois � FR3 .
+Cette double nomination ne lui conf�re cependant pas une marge de manoeuvre bien large .
+Ainsi , la fusion pure et simple des r�dactions des deux soci�t�s en un seul ensemble de mille journalistes - regroupement pr�conis� par le rapport pr�liminaire r�dig� par M. Denvers - a pu �tre refus�e par les directeurs g�n�raux de A 2 et FR3 , au nom d' arguments techniques tout_d'_abord : o� loger pareille armada ?
+A Antenne 2 ?
+Cela n' aurait pu se faire qu' au_prix_de la refonte d' autres services , ce qui risquait de d�sorganiser totalement la cha�ne .
+La cr�ation d' une r�daction commune posait d'_autre_part un probl�me financier et hi�rarchique insoluble .
+Qui aurait exerc� la responsabilit� budg�taire des 700 millions de francs qu' Antenne 2 injecte dans l' information ?
+Le directeur g�n�ral de la cha�ne donatrice des fonds ?
+Ou bien le directeur de l' information g�rant ces fonds , mais n' ayant de comptes � rendre qu' � la pr�sidence commune ?
+Perte d' identit� ?
+D'_autre_part , si la pr�sence des services d' information est constitutive de la personnalit� juridique d' une cha�ne , jusqu' o� un regroupement peut -il aller sans entamer l' identit� d' Antenne 2 et de FR3 ?
+Pour contourner cet obstacle juridique , une astuce a �t� trouv�e :
+un groupement d' int�r�t �conomique --LBR-- GIE --RBR-- sera cr�� pour accueillir les journalistes sp�cialis�s des deux cha�nes , tous les autres demeurant attach�s � leur cha�ne d'_origine .
+Ce probl�me pos� par l' information pourrait cependant bien surgir chaque_fois_que la pr�sidence commune bougera le petit doigt .
+Une simple nomination pose d'_embl�e un probl�me de comp�tence et d' autorit� au sein des deux cha�nes concern�es .
+Ainsi , la rumeur sur la venue de M. Pascal Jos�phe , ex- directeur g�n�ral adjoint charg� de la programmation � la Cinq , � la pr�sidence commune , au c�t� de M. Bourges , a fait long feu .
+Les directeurs g�n�raux d' Antenne 2 et de FR3 semblent avoir pris ombrage de l' arriv�e d' un super - directeur g�n�ral mena�ant leurs pr�rogatives .
+Bon gr� , mal gr� , la gestion du secteur public audiovisuel bute sur ces perversions bureaucratiques n�es d' une loi mal pens�e .
+Le parti pris auquel M. Bourges s' est r�solu est celui de la progressivit� .
+Si la loi ne permet pas de regroupement , il faut convaincre le l�gislateur de changer la loi .
+En_attendant , tout ce qui , dans les deux cha�nes , peut �tre mis en_commun le sera .
+Cahin_-_caha .
+- M. Bernard Pons , pr�sident du groupe RPR � l' Assembl�e nationale , a demand� , lundi 13 janvier , la convocation d' une nouvelle session extraordinaire du Parlement afin_de d�battre de la " situation du paysage audiovisuel fran�ais " .
+Dans une lettre adress�e � l' ensemble des d�put�s , M. Pons justifie son initiative par " le refus " du gouvernement d' organiser un tel d�bat " dans les plus brefs d�lais " , c'_est_-_�_-_dire �_l'_occasion_de la pr�sente session extraordinaire .
+--LBR-- 1 --RBR-- sondage effectu� du 23 au 27 novembre aupr�s_d' un �chantillon repr�sentatif de 1000 personnes �g�es de plus de dix_-_huit ans , selon la m�thode des quotas .
+Les Fran�ais sont de_plus_en_plus nombreux � s' int�resser aux informations donn�es par les m�dias , mais ils s' en m�fient de_plus_en_plus .
+Selon le cinqui�me sondage annuel sur la cr�dibilit� des m�dias r�alis� fin 1991 par la SOFRES , �_la_demande_de la Croix , T�l�rama et M�diaspouvoirs --LBR-- 1 --RBR-- , 71 % des personnes interrog�es s' int�ressent aux informations --LBR-- ils �taient 62 % en octobre 1987 --RBR-- .
+La cr�dibilit� de la presse �crite et de la radio ne baisse que l�g�rement :
+50 % du panel interrog� estime que les choses ne se sont pas pass�es comme les �crivent les journaux --LBR-- contre 47 % en 1987 --RBR-- , tandis_que 54 % estiment que la r�alit� est telle que la relate la radio --LBR-- contre 56 % il_y_a cinq ans --RBR-- .
+En_revanche , la m�fiance �_l'_encontre_de la t�l�vision grandit : si , en 1987 , 59 % des sond�s jugeaient les informations t�l�vis�es cr�dibles , ils ne sont plus , fin 1991 , que 49 % � l' affirmer .
+Les personnes les plus critiques �_l'_�gard_du petit �cran sont les jeunes de vingt_-_cinq � trente_-_quatre ans et les dipl�m�s du sup�rieur .
+Toutefois , la t�l�vision - qui reste le premier m�dia d' information en France , compte_tenu_du faible taux de lecture de la presse quotidienne - est la source d' information qui inspire le_plus confiance � 41 % des personnes interrog�es , tandis_que 20 % font confiance � la radio et aux quotidiens , et 10 % aux hebdomadaires et magazines .
+Le dernier point sur lequel ce sondage met l' accent concerne l' ind�pendance des journalistes .
+En juillet dernier , la moiti� des personnes interrog�es par l' institut CSA pour la Vie estimait que les journalistes n' �taient pas ind�pendants --LBR-- le Monde du 22 ao�t 1991 --RBR-- .
+En novembre 1991 , ils sont 57 % � partager l' opinion selon laquelle les journalistes ne seraient pas " ind�pendants des partis politiques , du pouvoir et de l' argent " .
+Enfin , une majorit� des sond�s attribuent aux m�dias la mont�e de M. Jean_-_Marie Le Pen --LBR-- 69 % --RBR-- , l' impopularit� de Mme Edith Cresson --LBR-- 56 % --RBR-- ou la d�gradation de l' image du monde politique --LBR-- 57 % --RBR-- .
+- La soci�t� Socpresse du groupe Hersant a achet� 48 % du quotidien tch�coslovaque Mlada Fronta Dnes , un des principaux quotidiens du pays avec 400000 exemplaires , qui appartenait � son personnel depuis 1990 .
+Le groupe fran�ais fait aussi son entr�e dans trois titres r�gionaux de Moravie et renforce ainsi ses positions � l' Est , o� il est d�j� pr�sent en Pologne , en Hongrie et en Russie .
+A Satory --LBR-- Yvelines --RBR-- , o� il a assist� mardi 14 janvier � la livraison du premier char Leclerc de_s�rie par son constructeur , le groupe GIAT - Industries , le secr�taire d' Etat � la d�fense , M. Jacques Mellick , a affirm� que " de nombreuses entreprises " d' armement seront conduites " � diminuer leurs effectifs dans les prochains mois , dans les prochaines ann�es " .
+M. Mellick est charg� par le ministre de la d�fense , M. Pierre Joxe , d' organiser la restructuration �_long_terme du potentiel industriel militaire en France .
+" Il est normalement pr�vu , selon l' ing�nieur g�n�ral Jean_-_Benoit Ram� , directeur des armements terrestres � la d�l�gation g�n�rale pour l' armement , que la mise en action du premier r�giment � quatre_-_vingts chars Leclerc sera r�alis�e �_la_fin_de 1995 .
+" Il s' agira d' une unit� qui r�sultera de la conjugaison du 503 r�giment de chars_de_combat et du 4 r�giment de dragons , tous deux bas�s � Mourmelon --LBR-- Marne --RBR-- , et dont le premier escadron --LBR-- dix_-_sept chars --RBR-- sera cr�� d�s 1993 .
+Le programme d' �quipement de l' arm�e de terre a �t� con�u autour_de huit_cents exemplaires � 30 millions de francs pi�ce .
+Destin� � remplacer l' AMX_-_30 qui aura v�cu trente ans , le Leclerc est le premier char fran�ais � tirer en marche .
+A cette occasion , M. Mellick a soulign� :
+" La France , qui a d�velopp� dans_le_cadre_d' une politique de d�fense une industrie structur�e et performante , n' �chappe pas � cette tendance lourde " d' une d�flation des effectifs de l' armement dans le monde et , " sans rentrer dans des querelles d' experts sur l' ampleur actuelle et pr�visible des sureffectifs , de nombreuses entreprises seront conduites � diminuer leurs effectifs dans les prochaines ann�es .
+" Selon des pr�visions de la d�l�gation g�n�rale pour l' armement , la seule ann�e 1992 pourrait voir la suppression de quelque dix_-_huit_mille postes --LBR-- le Monde du 14 janvier --RBR-- .
+Pendant cette c�r�monie � Satory , environ deux_mille salari�s de l' entreprise sextant - avionique , touch�e par un " plan d' am�lioration de la comp�titivit� " qui supprime mille_cent_cinquante_-_six emplois d'_ici_� 1993 et en d�place quatre_cents autres , ont manifest� dans leurs usines , en province et � Paris .
+Une d�l�gation intersyndicale a �t� re�ue par un membre du cabinet du ministre de la d�fense .
+Sept mois apr�s avoir acquis le premier producteur polonais de lessive Pollena --LBR-- depuis privatis� et rebaptis� Lever Polska --RBR-- , la multinationale anglo_-_n�erlandaise Unilever poursuit son implantation en Europe de l' Est .
+En Hongrie , elle a repris la branche " glaces de consommation " de la soci�t� laiti�re �tatique VMTV , � Veszprem , � une centaine de kilom�tres au sud_-_ouest de Budapest .
+Avec VMTV , Unilever se dote de son premier centre de production de glaces en Europe centrale et pourrait , � terme , rayonner depuis Veszprem , sur d' autres pays que la Hongrie .
+Dans_un_premier_temps , la multinationale va investir quelque 10 millions de dollars pour moderniser l' entreprise et d�velopper le r�seau de distribution hongrois .
+- --LBR-- corresp. --RBR--
+La compagnie a�rienne scandinave SAS n' en finit pas de mettre en oeuvre des plans de redressement pour arr�ter la mont�e de ses d�ficits .
+Elle a annonc� , mardi 14 janvier , qu' elle supprimerait 3900 emplois --LBR-- sur 20000 --RBR-- au_cours_de l' ann�e 1992 .
+Apr�s 700 millions de francs de pertes en 1990 , SAS avait enregistr� un d�ficit de 1 milliard de francs au_cours_du premier semestre 1991 .
+La r�duction du nombre des vols , la mise_en_vente des parts d�tenues dans la cha�ne Intercontinental et le gel des salaires des pilotes d�cid� au mois d' ao�t 1990 n' ont pas suffi � redresser les comptes --LBR-- le Monde du 24 ao�t 1991 --RBR-- .
+Apr�s huit r�unions infructueuses avec le patronat de la sid�rurgie �_propos_des augmentations salariales de 1992 dans la Ruhr --LBR-- le Monde du 15 janvier --RBR-- , le syndicat de la m�tallurgie IG Metall a d�cid� de consulter ses 130000 adh�rents le 26 janvier sur leur volont� de faire gr�ve pour appuyer leurs revendications .
+Si les ouvriers votent --LBR-- � 75 % --RBR-- dans_ce_sens , il s' agirait du premier arr�t de travail depuis 1979 .
+Mais , dans_le_m�me_temps , M. Franz Steink�hler , le patron d' IG Metall national , recommandait aux syndicats r�gionaux de ne_pas r�clamer des augmentations sup�rieures � 9,5 % .
+Auparavant les demandes , comme celles des travailleurs de l' acier , �taient de 10,5 % .
+Cette mod�ration dans la m�tallurgie suit celle des fonctionnaires qui sont revenus d' une demande de 10,5 % � moins de 10 % la semaine derni�re .
+Les pressions se font fortes sur les syndicats pour_qu' ils tiennent compte du ralentissement de l' �conomie allemande et de l' inflation qui a atteint 4,2 % en d�cembre .
+192 pages , 49 francs , chez les marchands de journaux .
+Sous le titre " secousses " , le Bilan �conomique et social 1991 --LBR-- num�ro sp�cial des dossiers et documents du Monde --RBR-- est mis en_vente mercredi 15 janvier .
+Cette dix_-_septi�me �dition , r�alis�e sous_la_direction_de Michel Boyer , comprend 192 pages et de nombreuses illustrations .
+Ces secousses , ce sont d'_abord les mouvements plus_ou_moins violemment d�sordonn�s qui accompagnent la liquidation , dans tous les sens du terme , du pass� , et cela ne concerne pas seulement les pays ex- communistes .
+C' est aussi la manifestation , apparemment anarchique , du lent travail qui pr�pare l' avenir .
+Lequel ?
+Le Bilan ne propose pas de grille d' interpr�tation ; il rappelle , le_plus_souvent class�s par pays , des �v�nements dont les plus anciens , par_d�finition , se sont d�roul�s il_y_a tout_juste douze mois .
+Leur juxtaposition r�v�le un monde bien �trange .
+Nouveau , certes , mais �_la_mani�re_des grandes toiles de l' �poque cubiste .
+A premi�re vue , elles ne ressemblaient � rien de connu .
+Erreur : le mod�le �tait Velasquez .
+En 1991 , l' �re du monde fini a pris_fin ; de vastes parties du monde sont �_nouveau � l' �tat de chantier .
+Mais , pour reconstruire , on recherche f�brilement les traces des anciens propri�taires , comme en t�moignent les lois de privatisation de l' Est europ�en .
+A l' Ouest et au Japon , la liquidation du pass� , c' est la liquidation tout_court , telle qu' on entend ce mot dans le monde exp�ditif de la finance .
+Personne n' a encore expliqu� pourquoi la reprise inopin�e des ann�es 1986 � 1989 inspira vite une grande confiance .
+Sur un �v�nement impr�vu , on assit les pr�visions les mieux assur�es et les plus optimistes .
+Les chefs d' entreprise croyaient � dix ans d' expansion continue .
+Les banquiers aussi .
+Ils se remirent � financer les op�rations les plus risqu�es , OPA et sp�culation immobili�re , comme si la sp�culation sur la hausse ind�finie du p�trole ne s' �tait pas , quelques ann�es plus t�t , termin�e dans le drame , avec le moratoire mexicain et le reste .
+Aujourd'_hui , � Tokyo et � Londres , � Paris et � New_-_York , on vend �_perte , on liquide .
+Les risques sont sans_doute d�sormais faibles , mais les banques , avec leur flair habituel , ne veulent plus faire cr�dit .
+A_telle_enseigne_que le secr�taire am�ricain au Tr�sor , M. Pierre B�r�govoy et d' autres grand argentiers , soucieux de voir l' activit� se ranimer , doivent leur rappeler que leur m�tier , c' est de pr�ter de_l' argent .
+Sur ces entrefaites , �_la_faveur_d' une baisse � des niveaux jamais plus revus depuis 1964 des taux d' int�r�t am�ricains , les Bourses remontent --LBR-- mais pas � Tokyo , pas � Milan ... --RBR-- .
+Le Bilan prend note .
+Il fournit , sous_forme_de textes courts , de tableaux , de graphiques , les rep�res utiles .
+La stabilit� des taux de change
+D' autres courants , d' autres tendances fortes apparaissent .
+Maastricht ne fut pas un hasard .
+Dans la vieille Europe en_tout_cas , l' aspiration � la stabilit� du taux de change est g�n�rale , ce qui n' emp�che pas quelques accidents comme la d�valuation du mark finlandais .
+Les pays dont la monnaie fut longtemps chancelante fondent leur politique sur l' arr�t de la glissade , voire sur une revalorisation .
+La peseta s' est maintenue en_t�te_du SME pendant toute l' ann�e .
+L' exemple est suivi dans d' autres continents .
+Le redressement spectaculaire de l' Argentine , laquelle emprunte d�sormais sur le march� obligataire , a �t� favoris� par la stabilisation du taux de change .
+Au Mexique , la d�pr�ciation par_rapport_au dollar a �t� limit�e � 2,5 % par an .
+Quant_au dollar lui_-_m�me , il a mont� quand on croyait qu' il allait baisser --LBR-- apr�s la guerre du Golfe --RBR-- , et baisser derechef quand le march� commen�ait � se convaincre d' une tendance haussi�re durable --LBR-- de juillet � d�cembre --RBR-- .
+Il se redresse �_nouveau .
+C' est sous toutes les latitudes qu' on red�couvre le r�le crucial jou� par le statut de la propri�t� priv�e .
+En France , le " ni_-_ni " est officiellement transgress� ; au Mexique , le pr�sident Salinas est infiniment plus hardi , comme l' atteste la d�nationalisation de la plus grande banque du pays .
+L' Alg�rie ouvre ses champs p�trolif�res au capital �tranger --LBR-- �_concurrence_de 49 % --RBR-- .
+L' argent malade
+L' air du temps , c' est aussi , h�las , la corruption , les scandales financiers , l' " argent malade " , que le Bilan ne peut pas non_plus ignorer et n' ignore pas .
+Les tentaculaires maisons de courtage japonaises , dont on admirait nagu�re l' universalit� , se compromettent avec une tenanci�re de bar ; � New_-_York , la plus prestigieuse des banques d' investissement Salomon Brothers , triche dans les adjudications de titres d' Etat ; � Londres �clate , avec la mise �_jour des activit�s frauduleuses de la BCCI --LBR-- Bank of credit and commerce international --RBR-- , ce qui est qualifi� de " plus grand scandale bancaire de tous les temps " .
+Que dire de Maxwell ?
+Serait -on - malgr� les audits tant vant�s , les organismes de contr�le sp�cialis�s , la vigilance suppos�e des banques centrales les plus v�n�rables , dont la Banque d' Angleterre elle_-_m�me - aussi d�sarm� qu' on l' �tait au XIX si�cle devant l' imagination des chevaliers d' industrie , l' entregent des complices de la drogue et du crime ?
+Ces questions sont suffisamment graves pour_qu' elles figurent dans un Bilan o� le lecteur trouvera , comment�es , les principales statistiques " macro- �conomiques " , ainsi_que la description de l' �tat du monde et de la France , sous l' angle plus concret de la " vie des affaires " et des grands courants de la vie sociale .
+La Haute Cour de Londres a ordonn� , mardi 14 janvier , la liquidation de la Bank of credit and commerce international --LBR-- BCCI --RBR-- en Grande_-_Bretagne , en r�ponse � une demande pr�sent�e en juillet 1991 par la Banque d' Angleterre --LBR-- nos derni�res �ditions du 15 janvier --RBR-- .
+La liquidation de la banque , accus�e de fraudes �_grande_�chelle et ferm�e dans plusieurs dizaines de pays le 5 juillet dernier --LBR-- le Monde dat� 7 -8 juillet 1991 --RBR-- , va permettre de d�bloquer le fonds d' indemnisation des d�posants g�r� par la Banque d' Angleterre .
+La Haute Cour de Londres avait repouss� deux fois sa d�cision , en juillet et en d�cembre 1991 , pour permettre aux parties concern�es --LBR-- en_particulier l' �mirat d' Abou Dhabi , qui d�tient 77,4 % du capital --RBR-- d' �tudier un plan de redressement .
+Faute_de succ�s dans_ce_sens , sa d�cision a �t� rendue in�vitable par la d�cision luxembourgeoise du d�but du mois de liquider la BCCI SA --LBR-- le Monde dat� 5 - 6 janvier --RBR-- .
+Le juge , Sir Donald Nicholls , a d�clar� que la BCCI �tait " compl�tement insolvable " et que la liquidation �tait le dernier chapitre " in�vitable " d' une " triste saga " .
+Le magistrat a ajout� que des discussions se poursuivraient avec Abou - Dhabi pour tenter de maximiser l' indemnisation offerte aux d�posants .
+Huit mois apr�s avoir ouvert une enqu�te sur le groupe textile VEV , la Commission des op�rations de bourse --LBR-- COB --RBR-- a annonc� le 14 janvier qu' elle saisit la justice et ouvre une proc�dure de sanction contre la soci�t� et son PDG de l' �poque , M. Christian Deverloy , suspect�s d' avoir diffus� en 1990 des " informations trompeuses pour le public et le march� " .
+Apr�s avoir d�clar� que son exercice serait b�n�ficiaire , VEV proc�de , � l' �t� 1990 , � une augmentation de capital de 143 millions de francs et �met pour 210 millions d' obligations convertibles .
+En octobre , le groupe annonce une perte semestrielle de 68 millions de francs , mais se veut optimiste pour l' ensemble de l' ann�e .
+La cotation du titre est suspendue en avril 1991 , et le 17 mai suivant , le groupe avoue finalement une perte de 847 millions de francs pour un chiffre d' affaires de 5,7 milliards de francs .
+La COB reproche aussi aux anciens dirigeants de VEV d' avoir c�d� des titres d' autocontr�le peu avant la suspension de la cotation et d' avoir inscrit dans les comptes une plus_-_value fictive .
+Depuis l' �t� 1991 , VEV est dirig� par M. Pierre Barberis , qui est �paul� par un pool bancaire .
+Apr�s avoir suspendu en d�cembre , pour un trimestre , le remboursement du principal de la dette ext�rieure sovi�tique - estim�e � 65 milliards de dollars , - la Russie va en suspendre aussi le paiement des int�r�ts ?
+des informations dans_ce_sens ont �t� donn�es , mardi 14 janvier � Francfort , par des responsables de la banque centrale russe et de la Vnesheconombank , l' ex- banque charg�e des relations �conomiques ext�rieures de l' URSS , dont la Russie vient de prendre le contr�le direct .
+Ces responsables ont indiqu� au pool bancaire occidental conduit par la Deutsche bank , le Cr�dit lyonnais et l' Industrial_bank_of_Japan qu' ils " pourraient interrompre temporairement le paiement des int�r�ts " de la dette .
+Cette d�cision ne sera pas prise unilat�ralement , ont pr�cis� les Russes .
+Ils ont expliqu� que pour obtenir des devises le gouvernement a d�cid� que les exportateurs russes devaient maintenant �changer 40 % de leurs devises aupr�s_d' un fond sp�cial de la Vnesheconombank .
+Mais ce m�canisme nouveau ne fonctionne pas_encore suffisamment pour_que les paiements imm�diats soient assur�s .
+A Moscou , M. Georges Matuikhin , gouverneur de la banque centrale russe , a confirm� l' �ventualit� d' une suspension des paiements , pr�cisant par_ailleurs qu' il pr�f�rerait n�gocier un allongement de leur dur�e plut�t_qu' une suspension de ces paiements .
+Il a aussi indiqu� que les calculs de r�partition de la dette sovi�tique entre les R�publiques n' �taient pas_encore faits .
+Les investisseurs �trangers qui souhaitent investir en Russie ou y acheter des entreprises , a -t-il ajout� , devront �changer leurs devises � un taux que le gouvernement veut situer entre 8 et 10 roubles pour un dollar .
+Dans_l'_attente_de n�gociations financi�res pr�cises entre l' ex- URSS et les pr�teurs occidentaux , un cr�dit europ�en de 500 millions d' �cus , destin� � l' achat de produits alimentaires , a �t� suspendu , a indiqu� mardi soir 14 janvier la commission europ�enne .
+M. Charles Pasqua , pr�sident --LBR-- RPR --RBR-- du conseil g�n�ral des Hauts_-_de_-_Seine , a �crit , mercredi 15 janvier , " � l' ensemble des pr�sidents des conseils r�gionaux et g�n�raux et aux maires de grandes villes pour leur proposer de cr�er ensemble une soci�t� d' �conomie mixte " --LBR-- SEM --RBR-- susceptible " de s' associer avec des partenaires publics ou priv�s � un plan de reprise de la Cinq " , qui deviendrait une " grande cha�ne nationale et r�gionale " .
+M. Pasqua estime que FR 3 ne joue pas bien son r�le et que , comme � l' �tranger , les collectivit�s locales pourraient devenir des acteurs majeurs de l' audiovisuel .
+Il �value qu' une reprise de la Cinq est possible , en r�unissant 2 milliards de francs dont 500 millions pour la SEM , soit " 10 francs par habitant " .
+Cette solution se ferait " dans le respect du cahier des charges actuel " , m�me_si , � terme , M. Pasqua plaide pour un assouplissement des contraintes l�gales .
+M. Pasqua , qui devait s' exprimer dans le journal de la Cinq mercredi 15 janvier , compte rencontrer rapidement Me Hubert Lafont , administrateur judiciaire de la cha�ne et , dans le cas o� cette " solution de reprise r�pondrait aux exigences du droit des soci�t�s " , demander une audience au CSA .
+Pour l' ancien ministre , qui attend les r�actions de ses interlocuteurs , l' �ventuelle SEM n' interviendrait pas dans la ligne �ditoriale de la cha�ne , mais veillerait " au bon emploi des ressources apport�es par les collectivit�s " .
+Un professionnel " incontestable " serait nomm� �_la_t�te_de la Cinq et la soci�t� des journalistes comme l' association des t�l�spectateurs y seraient associ�es .
+Le gouvernement va " pr�senter dans un d�lai de trois mois les dispositions [ qu' il ] entend retenir - dont certaines seront � soumettre au Parlement � la session de printemps - pour garantir l' �quilibre �_long_terme des r�gimes de retraites " , a d�clar� , mardi 14 janvier , M. Jean_-_Louis Bianco , ministre des affaires sociales .
+Selon le ministre , le rapport de la mission dirig�e par M. Robert Cottave --LBR-- le Monde du 15 janvier --RBR-- a permis de " renouveler le d�bat sur les probl�mes de soci�t� " et constitue un " processus de p�dagogie politique et d�mocratique " .
+FO s' est , pour sa part , " f�licit� , sur la forme de la publication du rapport de la mission Cottave qui a eu , selon elle , le m�rite de consulter et de d�politiser le d�bat " .
+En_revanche , FO " regrette que cette clarification ne porte pas sur les recettes " de l' assurance - vieillesse .
+La conf�d�ration s' inqui�te , en_outre , de ce que le recours � l' imp�t " risque de peser , pour sa plus grande part , sur les salari�s et les retrait�s si une vraie r�forme fiscale n' est pas r�alis�e " .
+La CFDT estime , quant_� elle , que le rapport de la mission " n' apporte gu�re de perspective nouvelle " et d�plore que " sa coh�rence et sa cr�dibilit� soient invalid�es par le cadre d' analyse , qui reste limit� au seul r�gime g�n�ral " .
+" Ce rapport tronqu� ne saurait �tre consid�r� comme un programme d' action acceptable " , conclut la CFDT .
+M. Jean - Yves Chamard , porte_parole de l' opposition RPR - UDF - UDC pour les affaires sociales , d�nonce une " nouvelle d�robade du gouvernement " et consid�re qu' il " appara�t certain que rien ne sera fait " pour assurer l' avenir des retraites .
+U La gr�ve des chauffeurs de taxi salari�s organis�e � Paris , mardi 14 janvier , par la CFDT , la CGT et FO a peu affect� les clients .
+En_effet , les salari�s sont tr�s minoritaires parmi les chauffeurs de taxi , o� l' artisanat domine .
+Le journal officiel du 11 janvier avait , en_partie , d�samorc� les revendications avanc�es :
+il autorisait une hausse de 6 % des tarifs parisiens , soit 13 francs de prise en charge , 3,65 francs d' indemnit� kilom�trique et 120 francs par heure d' attente ou de " marche lente " .
+Ces augmentations sont inf�rieures de_moiti� � celles que demandaient les syndicats , mais la manifestation organis�e devant le minist�re des finances n' a pas fait recette pour autant ; elle a mobilis� seulement une centaine de personnes .
+" L' intoxication verbale est une maladie qui fait actuellement bien des ravages dans les milieux concern�s par la politique industrielle .
+En d�but de semaine , les rumeurs sur une �ventuelle mise en cause de l' accord conclu il_y_a presque deux ans entre Renault et Volvo en �taient la preuve .
+Abondamment relay�es par les m�dias , elles avaient pour origine des propos au Nouvel Observateur par M. Abel Farnoux , le conseiller sp�cial de Mme Edith Cresson , et des d�clarations du ministre de l' industrie , M. Dominique Strauss - Kahn , lors_de la pr�sentation des voeux � la presse .
+Le premier , jugeant l' accord entre les deux constructeurs automobiles " mal ficel� et nuisible pour Renault " , estimait qu' il devait �tre revu .
+Le second , inquiet de la situation financi�re de Volvo , souhaitait r�aliser une expertise du constructeur su�dois .
+On s' inqui�tait aussi de voir le japonais Mitsubishi , actuellement copropri�taire , aux c�t�s de Volvo et de l' �tat n�erlandais , de l' usine Volvo de Born aux Pays_-_Bas , acc�der au capital de Volvo .
+Les deux firmes concern�es n' ont pas tard� � d�mentir ces rumeurs .
+Loin_de vouloir se d�chirer , les deux constructeurs chercheraient plut�t � renforcer leurs liens .
+Capitalistique au d�part , l' accord est maintenant aussi d' ordre technique et commercial .
+Les deux firmes souhaitent accro�tre leur collaboration dans la recherche , la logistique , les achats , etc. de_toute_fa�on , certaines clauses de l' accord rendraient quasiment impossible le d�sengagement de l' un ou l' autre partenaire .
+Pourquoi avoir donc cr�� un tel remue_-_m�nage ?
+M. Louis Schweitzer , directeur g�n�ral de Renault et dauphin d�sign� de M. Raymond L�vy lorsque celui_-_ci prendra sa retraite au printemps , ne serait pas en_odeur_de_saintet� � Matignon .
+On n' y appr�cierait gu�re cet �narque , inspecteur des finances , qui fut le directeur de cabinet de M. Laurent Fabius de 1981 � 1986 .
+Or il a �t� l' un des principaux artisans du rapprochement entre Renault et Volvo .
+En critiquant l' accord , on le montre ainsi du doigt .
+Si de tels accrochages restaient dans l' orbite franco_-_fran�aise , on pourrait le regretter sans trop s' en alarmer .
+Mettant en cause des soci�t�s �trang�res , et de_plus cot�es en Bourse , ils donnent � la sc�ne internationale une image d�plorable des moeurs industrielles de l' hexagone .
+La vive remont�e du dollar , amorc�e jeudi 9 janvier , s' est poursuivie mardi 14 janvier apr�s une br�ve accalmie le 13 janvier .
+La devise am�ricaine , dont le cours �tait retomb� la semaine derni�re � 1,50 deutschemark et 5,14 francs , au plus bas depuis mars 1991 , avait bondi en vingt_-_quatre heures � 1,58 DM et 5,39 francs pour c�der un_peu de terrain lundi � moins de 1,57 DM et de 5,34 francs .
+Elle a repris son ascension mardi � pr�s_de 1,60 DM et 5,45 francs touchant , mercredi , 1,62 DM et 5,52 francs sur des march�s des changes tr�s agit�s o� toute une s�rie de rumeurs recommen�aient � courir .
+Ainsi , lors_de la prochaine r�union du groupe des sept pays les plus industrialis�s le 25 janvier , les Europ�ens presseraient les Etats_-_Unis de favoriser une reprise du dollar .
+Mais le ministre japonais des finances , M. Hata , a d�j� d�menti cette rumeur la semaine derni�re , tout_au_moins en_ce_qui_concerne le yen .
+D'_autre_part , le mark est actuellement affaibli par la menace d' une gr�ve du grand syndicat allemand de la m�tallurgie , IG Metall , pour appuyer sa revendication d' une hausse de salaire sup�rieure � 10 % --LBR-- lire par_ailleurs --RBR-- .
+Comme on le sait --LBR-- le Monde du 14 janvier --RBR-- , le dollar est sous_-_�valu� d' au_moins 20 % par_rapport_au mark , son cours d' �quilibre en pouvoir d' achat se situant entre 1,90 DM et 2 DM --LBR-- entre 6,40 francs et 6,70 francs --RBR-- .
+Cette sous_-_�valuation constitue , pour la devise am�ricaine , un puissant ressort de rappel qui pourrait jouer au moindre signe d' am�lioration de la situation aux Etats_-_Unis .
+Certes , ce n' est pas le cas actuellement , l' �conomie am�ricaine affichant une croissance z�ro , mais le mois dernier , si le ch�mage a encore augment� , un gain de 31000 emplois a �t� enregistr� outre_-_Atlantique alors_qu' on pronostiquait une perte de 70000 emplois .
+Selon toute vraisemblance , ce n' est pas avant le second semestre 1992 qu' une reprise pourrait s' amorcer aux Etats_-_Unis , mais les march�s des changes pourraient anticiper le ph�nom�ne .
+De_plus , la situation est susceptible de se d�grader en Allemagne aux d�pens du mark , au b�n�fice du dollar et aussi du franc fran�ais .
+Ce dernier tire fort bien son �pingle du jeu actuellement , se raffermissant vis_-_�_-_vis_de la devise allemande , dont le cours est revenu � Paris de 3,42 francs en d�cembre � 3,41 francs .
+Le groupe franco_-_britannique GEC_-_Alsthom , associ� au britannique Balfour_Beatty_Projects_and_engineering_Ltd , a remport� un contrat d' une valeur totale de 3,7 milliards de francs pour la livraison cl�s_en_main d' une centrale �lectrique pr�s_de Londres .
+GEC_-_Alsthom et Balfour Beatty Projects , un groupe sp�cialis� dans l' ing�nierie et la construction , r�aliseront cette centrale � Barking_-_Reach , dans la banlieue est de la capitale britannique , o� les besoins sont " tr�s urgents " , selon GEC_-_Alsthom .
+Cette centrale aura une puissance de 1000 m�gawatts .
+Les prix � la consommation en France ont augment� de 0,1 % en d�cembre , apr�s avoir progress� de 0,3 % en novembre et de 0,4 % en octobre , selon l' indice provisoire publi� mercredi 15 janvier par l' INSEE .
+Ce chiffre porte � 3,1 % la hausse des prix sur l' ensemble de l' ann�e 1991 .
+Un r�sultat qui confirme que la France se situe en_t�te_des pays les plus sages en_mati�re_de hausse de prix , faisant jeu �gal avec les Etats_-_Unis .
+--LBR-- 1 --RBR-- CERC , notes et graphiques , n 17 .
+A l' heure actuelle , les retrait�s " r�cup�rent " leurs cotisations au_bout_de dix ans en_moyenne .
+Ce calcul , auquel vient de se livrer le Centre d' �tude des revenus et des co�ts --LBR-- CERC --RBR-- , permet d' appr�hender sous un angle original les difficult�s croissantes de financement des retraites .
+Si l'_on compare l' ensemble des cotisations vers�es par les anciens salari�s durant leur vie active et le total des pensions per�ues --LBR-- qu' il s' agisse de la s�curit� sociale ou des r�gimes compl�mentaires --RBR-- , peu de diff�rences apparaissent entre cat�gories socio_-_professionnelles .
+Dix ann�es suffisent aux anciens ouvriers et employ�s pour toucher des pensions de retraite �gales au total des cotisations vers�es .
+Pour les cadres sup�rieurs et les professions interm�diaires , il faudra attendre un an de plus .
+En_effet , ces cat�gories cotisent pendant moins longtemps puisqu' elles sont entr�es moins jeunes dans la vie active .
+En_revanche , les cadres sup�rieurs , qui b�n�ficient d' une esp�rance de vie plus longue --LBR-- statistiquement , la dur�e de leur retraite est proche de dix_-_huit ans contre un_peu plus de quatorze ans pour un ouvrier --RBR-- , " r�cup�rent " au total 160 % de leurs cotisations contre 140 % pour les ouvriers .
+Evidemment , cette analyse en terme de " r�cup�ration " n' a qu' une valeur indicative puisque le m�canisme de la r�partition implique que les salari�s ne cotisent pas pour eux mais pour les retrait�s du moment .
+Toutefois , elle pr�sente un int�r�t p�dagogique �vident en mettant en exergue le fait que le rapport entre actifs et inactifs n' est pas la seule composante de la crise des r�gimes de retraite .
+Enfin , le CERC rappelle qu' un allongement de la dur�e de cotisation --LBR-- qui passerait de trente_-_sept ann�es et demie aujourd'_hui � quarante ou quarante_-_deux ans --RBR-- avantagerait relativement les non- cadres , dont la dur�e de cotisation est actuellement de quarante ans .
+En_revanche , calculer la pension �_partir_du salaire moyen des vingt_-_cinq meilleures ann�es - au_lieu_des dix meilleures - aurait peu d' effet sur les cadres --LBR-- dont la r�mun�ration se situe au_-_dessus_du plafond de la s�curit� sociale --RBR-- mais serait pr�judiciable aux autres salari�s .
+" Cette derni�re r�forme , estime l' auteur de l' �tude , Mme Sophie Ponthieux , aurait donc pour effet d' accro�tre les disparit�s entre cat�gories sociales " .
+A l' occasion du 500 anniversaire de la d�couverte des Am�riques , le gouvernement a d�cid� de marquer l' �v�nement par une dizaine de grandes manifestations maritimes � caract�re culturel et historique .
+Les rencontres " estuaire 92 " seront organis�es en avril � Nantes , et " Brest 92 " , en juillet , devrait rassembler 1500 bateaux anciens , 4000 marins repr�sentant quinze pays �trangers , et attirer plus d' un million et demi de visiteurs .
+MM. Jack Lang , ministre de la culture , et Jean - Yves Le Drian , secr�taire d' Etat � la mer , ont fait �_ce_sujet une communication au conseil des ministres du 15 janvier .
+" Si le concept de ruralit� est depuis longtemps assimil� par le grand public , l' �mergence des notions de " maritimit� " et de patrimoine marin indique que les Fran�ais prennent conscience de la composante maritime de leur h�ritage national " , indique -t-on dans_l'_entourage_de M. Le Drian .
+D�j� , une politique d' inventaire men�e dans dix r�gions littorales et fluviales a d�bouch� sur le classement de trente_-_deux bateaux comme monuments historiques .
+Moulins � mar�e , ex votos , forts , formes de radoub , phares seront de_plus_en_plus prot�g�s .
+Le gouvernement va prendre trois initiatives :
+La cr�ation d' une Fondation pour le d�veloppement de la culture maritime , inspir�e du Maritime Trust britannique ;
+La mise en place d' un dispositif de sauvegarde de plusieurs dizaines de bateaux de p�che d'_antan , � des fins culturelles ou p�dagogiques ;
+L' instauration , y_compris dans les DOM - TOM , de commissions r�gionales pour la culture maritime , pr�sid�es par les pr�fets , charg�es de coordonner les efforts de l' Etat , des collectivit�s , des chercheurs et des associations .
+Malgr� la p�riode de No�l et la strat�gie commerciale agressive des grands magasins , les ventes de d�tail aux Etats_-_Unis ont baiss� de 0,4 % au mois de d�cembre .
+Pour l' ensemble de 1991 , ces ventes ont augment� de 0,7 % , soit la plus faible progression depuis plus de vingt ans .
+L' administration am�ricaine a �galement r�vis� en nette baisse ses estimations pour le mois de novembre , qui font d�sormais ressortir une baisse de 0,5 % des ventes de d�tail , au_lieu_d' une hausse de 0,3 % d'_abord annonc�e .
+Pour les experts , la baisse de d�cembre est d' autant plus inqui�tante qu' elle est intervenue malgr� les soldes consenties d�s la mi_-_d�cembre par les magasins , bien avant la p�riode habituelle de rabais sur les prix .
+Cette nouvelle temp�re les espoirs d' une reprise prochaine aux Etats_-_Unis .
+La 9 chambre de la cour d' appel de Paris , qui statuait mercredi 15 janvier dans l' affaire de d�lit d' initi�s portant sur la Soci�t� g�n�rale de fonderie --LBR-- SGF --RBR-- , a relax� M. Fran�ois Morin , soixante_-_six ans , ancien pr�sident de la soci�t� de participation financi�re et industrielle de la banque Paribas --LBR-- OPFI --RBR-- , que la 11 chambre du tribunal correctionnel de Paris avait condamn� � 1 million de francs d' amende le 20 d�cembre 1990 .
+La cour a , d'_autre_part , att�nu� le montant des amendes que la 11 chambre avait inflig�es aux autres pr�venus .
+MM. Maurice Girard , soixante_-_neuf ans , et Alain Mercad� , quarante_-_huit ans , anciens dirigeants de la SGF , devront verser chacun 80000 francs .
+Le tribunal avait impos� 50000 francs � M. Girard et 100000 francs � M. Mercad� .
+L' amende de MM. Gilles Cosson , cinquante_-_quatre ans , et Jean_-_Fran�ois R�gnier , quarante_-_cinq ans , anciens dirigeants de l' OPFI , a �t� r�duite de 150000 � 120000 francs par la cour d' appel .
+Les dommages - int�r�ts allou�s aux parties civiles se montent � un total d' environ 1,8 million de francs .
+Les cinq pr�venus �taient soup�onn�s , selon un rapport de la Commission des op�rations de bourse --LBR-- COB --RBR-- , d' avoir , au d�but de l' ann�e 1986 , sciemment r�pandu dans le public des informations trompeuses sur la situation financi�re de la SGF pour faire artificiellement remonter le titre --LBR-- le Monde du 17 octobre 1990 --RBR-- .
+L' OPFI , qui d�tenait � l' �poque 18 % de la SGF , aurait alors vendu 70000 titres au meilleur cours .
+Pour relaxer M. Morin , la cour d' appel a observ� qu' il n' �tait poursuivi qu' en_qualit�_de pr�sident de l' OPFI .
+La cour a observ� qu' il n' �tait d�montr� �_l'_encontre_de M. Morin " aucun fait pr�cis impliquant sa participation d�lib�r�e aux op�rations retenues �_la_charge_de Cosson et R�gniere
+Le Conseil des Bourses de valeurs --LBR-- CBV --RBR-- a rejet� , mercredi 15 janvier , la demande de d�rogation � l' obligation de d�poser une offre publique d' achat --LBR-- OPA --RBR-- sur Perrier qui lui �tait pr�sent�e par les soci�t�s Exor , G�n�val , Ominco et Saint Louis .
+Ces quatre firmes agissant de concert devraient donc lancer une OPA sur la firme de Verg�ze �_moins_qu' elles ne tentent d' obtenir une nouvelle d�rogation une_fois la situation clarifi�e .
+Ce nouvel �pisode dans l' affaire Exor - Perrier illustre la confusion ambiante qui r�gne autour_de ce dossier depuis un mois et demi .
+Le 27 novembre , le groupe italien Agnelli ayant rachet� la participation de la famille Mentzelopoulos dans Exor --LBR-- 35 % --RBR-- �tait contraint de lancer une OPA sur ce holding qui poss�de Ch�teau Margaux , un parc immobilier dans le centre de Paris , et surtout qui est le premier actionnaire de Perrier .
+Les partenaires minoritaires d' Exor contestaient le prix propos� pour ce rachat , tandis_que la Commission des op�rations de bourse --LBR-- COB --RBR-- retardait l' octroi du visa de l' OPA , arguant du flou r�gnant autour_de la structure du capital de Perrier .
+A la mi_-_d�cembre , Exor r�v�lait d�tenir 28,7 % du num�ro un mondial des eaux min�rales tandis_que la soci�t� Perrier poss�dait 13,8 % des titres sous_forme_d' autocontr�le .
+Or , subitement , apr�s la fermeture de la Bourse vendredi 3 janvier , Perrier c�dait cet autocontr�le � Saint Louis , un groupe fran�ais papetier et agroalimentaire entr� r�cemment dans_la_mouvance_d' Agnelli .
+L' un des objectifs apparent �tait de calmer le jeu pour faire cesser les craintes d' une mainmise transalpine sur Perrier .
+L' autre raison de ce transfert aurait �t� motiv�e par les craintes d' un raid imminent effectu� par le suisse Nestl� .
+Le g�ant mondial aurait alors agi en " informant " le leader fran�ais BSN .
+En_cas_de r�ussite , les deux groupes se seraient vraisemblablement r�partis les actifs de Perrier .
+Le patron de BSN , M. Antoine Riboud , aurait alors pr�venu de ses intentions l' un de ses actionnaires principaux qui n' est autre qu' ... Agnelli .
+D'_o� cette r�action d�fensive italienne , et sa d�cision de c�der l' autocontr�le pour rendre la firme inattaquable , le groupe Agnelli avec la Soci�t� g�n�rale d�tenant 49,32 % des droits de vote contre 41,19 % pr�c�demment .
+Cependant , l' organisme charg� de la r�glementation boursi�re , le CBV , vient de refuser d' accorder une d�rogation au lancement d' une OPA en raison non_seulement des textes mais aussi car " elle s' est estim�e ne_pas �tre en possession d' une information suffisante sur l' ensemble des circonstances de l' op�ration " .
+De son c�t� , la COB enqu�te sur la date exacte de cette cession dont elle a �t� inform�e a_posteriori .
+Pendant une OPA , les actes qui d�passent la gestion courante doivent �tre notifi�s au gendarme de la Bourse .
+M. Christian Pellerin , PDG de la SARI , filiale de la G�n�rale des Eaux , �tait toujours en garde � vue jeudi 16 janvier � la mi_-_journ�e .
+Principal promoteur immobilier dans l' am�nagement du quartier d' affaires de la D�fense , M. Pellerin est entendu dans_le_cadre_d' une enqu�te judiciaire sur le scandale financier li� au rachat en 1988 de la tour British Petroleum .
+12 millions de francs auraient disparu lors_de cette transaction , tandis_que les enqu�teurs s' interrogent sur les myst�rieux suicides de deux des interm�diaires .
+- l' union scientifique et industrielle , v�ritable lobby des responsables d' entreprises de l' ancienne URSS , a �t� transform�e en Union des industriels et entrepreneurs de Russie .
+La nouvelle organisation , qui reste dirig�e par M. Arkadi Volski , ancien membre du comit� central du Parti communiste de l' URSS et proche de M. Gorbatchev , rassemblait , au cours de son congr�s constitutif , 2028 responsables d' entreprises publiques et priv�es .
+Inaugurant le congr�s , le pr�sident russe , M. Boris Eltsine , s' est prononc� en_faveur_de la privatisation de 25 % de l' appareil d' Etat avant la fin de 1992 , un pourcentage devant , selon lui , monter jusqu'_� 70 % pour les entreprises du secteur des services .
+Le tourisme fran�ais a connu , en 1991 , une nouvelle ann�e record avec un solde positif de 50,6 milliards de francs contre 42,3 milliards l' ann�e pr�c�dente --LBR-- + 18 % --RBR-- .
+Pour_la_premi�re_fois , l' activit� touristique devrait se placer au premier rang de l' �conomie fran�aise devant l' agroalimentaire , s' est f�licit� , mercredi 15 janvier , le ministre d�l�gu� au tourisme , M. Jean_-_Michel Baylet .
+Les recettes touristiques globales sont pass�es de 588 milliards de francs en 1990 � 620 milliards , soit une progression de 4,7 % .
+Alors_que les Fran�ais d�pensaient 69,5 milliards de francs � l' �tranger , les �trangers d�pensaient 120 milliards en France --LBR-- 110 milliards en 1990 --RBR-- .
+Cet exc�dent record s' explique par une forte augmentation des �changes avec les pays d' Europe .
+La France a re�u l' an dernier 52 millions de visiteurs --LBR-- 50 millions en 1990 --RBR-- , ce qui la place au premier rang mondial des destinations de voyages devant les Etats_-_Unis .
+Les Italiens sont venus plus nombreux qu' en 1990 --LBR-- + 25 % --RBR-- , de_m�me_que les Allemands --LBR-- + 13,3 % --RBR-- , les Anglais --LBR-- + 12 % --RBR-- , les Belges et luxembourgeois --LBR-- + 18 % --RBR-- .
+Et pr�s_d' un million d' Europ�ens de l' Est ont visit� la France en 1991 .
+Ces visiteurs ont permis de compenser la d�fection des Am�ricains --LBR-- - 19 % --RBR-- et des Japonais --LBR-- - 12 % --RBR-- , moins enclins au voyage �_cause_de la guerre du Golfe , ainsi_que la diminution du tourisme d' affaires .
+Le tourisme , selon une estimation provisoire , a permis en 1991 la cr�ation de 35000 emplois , directs ou induits .
+La saison d' hiver 91 - 92 s' annonce bonne avec , pour les vacances de No�l , des taux de remplissage des h�tels et des stations de ski de 60 % la premi�re semaine et de 90 % la seconde , a annonc� M. Baylet .
+Pour 1992 , le minist�re pr�voit une croissance plus soutenue de la consommation touristique int�rieure --LBR-- + 5,7 % --RBR-- , une augmentation forte de la consommation des Fran�ais � l' �tranger --LBR-- + 8 % --RBR-- et une croissance toujours forte de la consommation des touristes �trangers en France --LBR-- + 8 % --RBR-- .
+Pour conserver le bon score de 1991 , M. Baylet , qui veut faire du tourisme une " grande cause nationale " , va demander au premier ministre la convocation d' un comit� interminist�riel du tourisme afin_de coordonner les actions des diff�rents minist�res --LBR-- �ducation nationale , �quipement , agriculture , int�rieur , am�nagement du territoire ... --RBR-- dans ce domaine .
+Le produit national brut de l' Allemagne de l' Ouest --LBR-- RFA d' avant la r�unification --RBR-- a progress� en 1991 de 3,2 % contre 4,5 % en 1990 , selon les chiffres provisoires annonc�s le 15 janvier par l' Office f�d�ral des statistiques .
+A la fin du troisi�me trimestre de 1991 , la croissance de cette m�me partie de l' Allemagne s' �tait �tablie , en rythme annuel , � 4,8 % .
+Pour_la_premi�re_fois , l' Office a calcul� le PNB de l' Allemagne r�unifi�e pour 1991 : 2806 milliards de marks --LBR-- 9500 milliards de francs --RBR-- .
+Sur ce total , la partie orientale de l' Allemagne a repr�sent� en 1991 quelque 6,9 % du PNB total de l' Allemagne unifi�e alors_qu' elle en repr�sentait 7,2 % au second semestre de 1991 .
+Pour l' Allemagne de l' Ouest , la consommation des m�nages --LBR-- en prix de 1985 --RBR-- s' est nettement ralentie en 1991 , avec une hausse de 2,4 % contre 4,7 % en 1990 .
+La consommation publique s' est elle aussi ralentie avec 1,2 % de hausse en 1991 contre 2,1 % en 1990 .
+Force Ouvri�re a annonc� , mercredi 15 janvier , sa d�cision de signer l' accord sur l' apprentissage du 8 janvier .
+FO rel�ve des " �l�ments positifs " et des " am�liorations importantes " , notamment en_mati�re_de r�mun�ration des apprentis .
+Ce texte , qui compl�te l' accord national interprofessionnel du 3 juillet 1991 sur la formation , a d�j� �t� ratifi� par l' ensemble des partenaires sociaux , hormis la CGT --LBR-- le Monde du 9 janvier --RBR-- .
+Le Conseil constitutionnel avait �t� saisi par M. Pierre Mazeaud , d�put� RPR de Haute_-_Savoie , et d' autres d�put�s du RPR , de l' UDF et de l' UDC , de la loi renfor�ant la protection des consommateurs et autorisant la publicit� comparative --LBR-- le Monde des 25 et 26 avril 1991 --RBR-- .
+Ces parlementaires estimaient que l' utilisation par un producteur de la marque de son concurrent portait atteinte aux droits de propri�t� prot�g�s par la D�claration des droits de l' homme et du citoyen de 1789 .
+Confirmant sa jurisprudence ant�rieure , le Conseil constitutionnel a reconnu que la protection d' une marque �tait bien un �l�ment du droit de propri�t� , mais il a ajout� que l' �volution de celui_-_ci depuis deux si�cles avait amen� � le limiter " au nom de l' int�r�t g�n�ral " et que parmi ces limites figuraient les dispositions destin�es " � assurer la loyaut� des transactions commerciales et � promouvoir la d�fense des int�r�ts des consommateurs " .
+Comme tel �tait le but du l�gislateur lorsqu' il a autoris� la publicit� comparative , le Conseil a d�cid� que cette loi �tait conforme � la Constitution .
+Apr�s plus de quatre mois d' une v�ritable gu�rilla judiciaire entre le minist�re du travail et les retrait�s , le gouvernement br�silien a �t� contraint de payer , �_partir_du 7 janvier , 147,06 % d' augmentation aux 441000 retrait�s et pensionn�s de l' Etat de Rio - de - Janeiro .
+- MK2 , soci�t� de production et de distribution cin�matographique dirig�e par M. Marin Karmitz , vient de prendre la majorit� des parts --LBR-- 66,72 % --RBR-- de la Compagnie europ�enne de droits --LBR-- CED --RBR-- .
+Cette prise de participation majoritaire fait_suite � un rapprochement intervenu , en mai , entre MK2 et la CED pour mieux int�grer la gestion de catalogues --LBR-- 188 films , dont 142 en provenance de la CED --RBR-- et la coproduction de films .
+Les principaux actionnaires de la CED sont d�sormais MK2 --LBR-- 66,7 % --RBR-- , la Compagnie de Suez --LBR-- 6,6 % --RBR-- , la compagnie financi�re de Rombas --LBR-- 5,9 % --RBR-- et le CIC --LBR-- 5,4 % --RBR-- .
+Les hausses du prix de l' �nergie et de certains services intervenues le 1 janvier en Pologne continuent de provoquer un vif m�contentement de la population .
+Le syndicat OPZZ , anciennement communiste , a appel� � un mouvement de gr�ve jeudi 16 janvier .
+Confront� � de vives tensions sociales , disposant d' un soutien fragile du Parlement , le gouvernement de M. Jan Olszewski , investi en janvier , entend infl�chir sensiblement la politique �conomique men�e par l' �quipe pr�c�dente afin_de relancer les exportations et les investissements , pour parvenir � r�tablir la croissance �conomique d'_ici � 1993 ou 1994 .
+VARSOVIE de notre envoy�e sp�ciale
+Nouvel homme fort de l' �conomie en Pologne , ministre du Plan et pr�sident du comit� �conomique du gouvernement , M. Jerzy Eysymontt doit , � cinquante_-_cinq ans , mener une t�che d�licate : mettre en oeuvre le programme �conomique du jeune gouvernement de M. Jan Olszewski , qui a promis davantage_d' actions sociales .
+Apr�s deux ans de th�rapie de choc , les tensions montent � Varsovie et presque chaque jour des gr�ves et des manifestations sont l� pour le rappeler .
+Entre les probl�mes budg�taires , les risques de d�rapage de l' inflation --LBR-- 70 % en 1991 --RBR-- et les conflits sociaux persistants , la marge de manoeuvre de M. Eysymontt para�t singuli�rement �troite .
+" Notre gouvernement est attaqu� de_toutes_parts " , se plaint ce membre de l' alliance du centre , l' un des trois partis de la coalition gouvernementale .
+Pourtant , dans quelques semaines , il proposera son programme �conomique pour les deux prochaines ann�es .
+Pour M. Eysymontt , ancien fonctionnaire du Plan ayant particip� en 1980 au programme �conomique du syndicat Solidarit� , l' objectif � atteindre est clair : parvenir � une croissance �conomique nulle �_la_fin_de l' ann�e puis l�g�rement positive en 1993 et 1994 .
+Un r�sultat qui serait m�ritoire apr�s les baisses successives du produit national brut de 8 % en 1990 et de 12 % en 1991 .
+Mais il sera difficile � atteindre alors_que , par_exemple , les d�penses budg�taires ne peuvent �tre augment�es et que les entreprises d' Etat continuent lentement � sombrer .
+Quatre outils
+M. Eysymontt estime avoir � sa disposition principalement quatre outils qui , tous , t�moignent d' une inflexion sensible de la politique men�e par son pr�d�cesseur , le ministre des finances , M. Leszek Balcerowicz .
+Tout_d'_abord , affirme M. Eysymontt , le solde commercial , l�g�rement d�ficitaire en 1991 , apr�s le fort exc�dent de 1990 , doit devenir positif .
+Pour cela , il n' est pas question que le zloty , la monnaie polonaise , soit " l' ancre de la stabilit� " de l' �conomie polonaise .
+Au contraire , une d�valuation progressive , mais sans d�crochage brusque , de la monnaie doit �tre autoris�e .
+Depuis 1991 , la Pologne a d�j� renonc� � la parit� fixe du zloty , ce qui s' est traduit par une d�pr�ciation �_l'_�gard_du dollar de 1 % par mois environ .
+Un taux de change plus favorable , explique M. Eysymontt , doit permettre la relance des exportations en esp�rant qu' une " telle opinion sera comprise par le fonds mon�taire international et la banque mondiale " --LBR-- les deux organismes supervisent le programme �conomique polonais et redoutent les risques d' hyperinflation --RBR-- .
+Deuxi�mement , afin_de ramener le d�ficit budg�taire en_de��_de ses niveaux actuels --LBR-- 4 % � 5 % du PIB --RBR-- , M. Eysymontt envisage l' introduction , d�j� acquise dans_une_large_mesure , d' un imp�t sur les produits " de luxe " comme l' alcool et le tabac .
+Parall�lement , le monopole du commerce d' Etat sera r�tabli sur ces produits , ce qui devrait permettre de limiter les trafics qui " volent au budget des milliards de zlotys " .
+Au contraire , le " popiwek " --LBR-- taxe sur l' augmentation de la masse salariale introduite par M. Balcerowicz --RBR-- sera supprim� , de_m�me_que d' autres dispositions qui " favorisent la r�cession " .
+Le troisi�me domaine touche plus g�n�ralement " les r�gles du jeu de la production " .
+Alors_que la Pologne souffre depuis le lancement des r�formes d' un syst�me fiscal totalement d�sorganis� , M. Eysymontt promet la collecte de l' imp�t sur le revenu des personnes physiques , officiellement entr�_en_vigueur au 1 janvier , ainsi_que l' introduction d' une forme de TVA .
+Dans la m�me ligne , il annonce le regroupement des principaux minist�res touchant � l' activit� �conomique --LBR-- commerce ext�rieur , industrie , construction , privatisations , Plan --RBR-- afin_de rationaliser le fonctionnement de l' administration .
+Il devrait donc se trouver prochainement �_la_t�te_d' un " super - minist�re " mieux organis� et moins vuln�rable aux scandales financiers qui , visiblement , le pr�occupent .
+Resserrant son pouvoir sur l' administration , le ministre du Plan entend faire de_m�me avec l' industrie du secteur d' Etat .
+" Nous voulons quitter le syst�me de l' autogestion " , affirme -t-il , en mettant en_place dans les entreprises des conseils d' administration puissants , les syndicats se chargeant de la repr�sentation des salari�s .
+Entre le minist�re et chacune des entreprises , des " holdings nationaux " doivent servir d' interm�diaires , ce qui , selon M. Eysymontt , " n' est pas contraire � la privatisation " dont la strat�gie doit �tre poursuivie .
+Dernier axe de r�forme , le syst�me des douanes , qui doit " appliquer les r�gles d�finies avec la CEE tout en prenant en_compte les int�r�ts sp�cifiques de notre �conomie , notamment dans les secteurs de l' agriculture et du textile " .
+De l' �volution de ces deux secteurs , actuellement en crise , d�pendra largement , selon M. Eysymontt , celle de la conjoncture en_g�n�ral , et c'_est_pourquoi il est n�cessaire de les prot�ger , au besoin en relevant les droits de douane .
+Le ministre n' est en_revanche gu�re optimiste pour la population , qui " ne peut s' attendre � une augmentation du niveau de vie " et sera victime de la lib�ration --LBR-- progressive --RBR-- du prix des services et des coupes s�v�res dans les budgets sociaux .
+D�valuation progressive , politique industrielle plus interventionniste , protection du march� int�rieur ...
+Le programme �conomique de M. Eysymontt prend visiblement des distances par_rapport_� la politique men�e au d�but de la " th�rapie de choc " .
+" l' Etat doit mener une v�ritable politique industrielle mais cela n' �quivaut en_aucun_cas au retour � la planification socialiste " , pr�cise M. Eysymontt , ajoutant que " avec 80 % des recettes fiscales provenant du secteur �tatis� , une r�cession trop brutale de celui_-_ci signifierait l' �clatement de l' Etat " .
+Si l' �volution actuelle se poursuit , le nombre de ch�meurs qui s' �l�ve d�j� � 2,2 millions --LBR-- 11 % de la population active --RBR-- pourrait atteindre 3,5 millions cette ann�e .
+En annon�ant le transfert en province de vingt_-_quatre organismes publics , le gouvernement avait pris , fin 1991 , une d�cision courageuse .
+La premi�re mouture du plan d' accompagnement social , pr�sent�e il_y_a quelques jours aux d�l�gu�s des f�d�rations de fonctionnaires , risque pourtant de laisser plus d' un agent concern� sur sa faim .
+Alors_m�me_que le principe du volontariat est r�affirm� en pr�ambule de ce plan pr�vu pour transf�rer 30000 emplois d'_ici � l' an 2000 , les mesures dites " incitatives " apparaissent quelque peu " l�g�res " .
+A moins qu' elles ne s' apparentent , bien que le minist�re de la fonction publique s' en d�fende , � un volontariat forc� .
+Ainsi sont exclus du champ d' application de ce plan les agents oeuvrant dans les organismes sous statut priv� et qui repr�sentent 20 % des 4000 emplois dont la d�centralisation est d�j� d�cid�e .
+Ce plan n' offre , de_plus , aucune garantie de reclassement aux agents non titulaires qui choisiraient de ne_pas suivre leur organisme .
+Pour ce qui concerne les mesures " incitatives " proprement dites , les indemnit�s propos�es aux agents transf�r�s hors_de la r�gion parisienne devraient certes �tre r��valu�es .
+Mais cela ne repr�sente dans cette mouture , pour un couple avec deux enfants , qu' une prime maximale , non imposable , de 80000 francs --LBR-- indemnit�s de changement de r�sidence et allocation de mobilit� du conjoint comprises --RBR-- .
+A propos des conjoints --LBR-- principale pr�occupation des agents concern�s --RBR-- , le plan se contente de pr�ciser que la condition de ceux qui sont non fonctionnaires et seront oblig�s de quitter leur emploi sera examin�e par l' ANPE .
+La prise en_charge de leur �ventuel licenciement �conomique a �t� soulev�e par les syndicats .
+Aucune mesure concr�te n' est propos�e pour l' acc�s prioritaire des conjoints fonctionnaires dans la zone d' accueil .
+De_m�me , la bourse d' emploi interminist�rielle , envisag�e pour favoriser la mobilit� des agents , se heurte aussi � des blocages statutaires .
+Ce qui n' a pas emp�ch� le gouvernement de repousser sine_die l' ouverture de n�gociations sur la mobilit� , de_peur_de s' attirer certaines foudres syndicales .
+Il ne suffit pas de prendre des d�cisions courageuses .
+Encore faut -il user de ce m�me courage dans leur mise en oeuvre .
+M. Fran�ois Mitterrand a , au cours du conseil des ministres du 15 janvier , vivement critiqu� les propositions actuelles de M. Arthur Dunkel , directeur g�n�ral du GATT , dont le rejet par les Europ�ens bloque la conclusion des n�gociations commerciales multilat�rales --LBR-- nos derni�res �ditions du 16 janvier --RBR-- .
+" Ces propositions sont inacceptables �tant donn�es les in�galit�s de traitement sous_-_jacentes � ce texte " , a indiqu� le pr�sident de la R�publique .
+" Il s' agit d' un document partial " , a ajout� pour sa part M. Roland Dumas , ministre des affaires �trang�res .
+La tension entre l' Europe et les autres pays participants , notamment les Etats_-_Unis , �_propos_de ces n�gociations commerciales internationales --LBR-- Uruguay round --RBR-- , risque de s' envenimer encore avec la condamnation , le 15 janvier , par une instance d' arbitrage du GATT , de Deutsche Airbus --LBR-- le partenaire allemand du consortium --RBR-- , pour avoir b�n�fici� de_la_part_du gouvernement de Bonn d' un syst�me contestable de garantie de change .
+BRUXELLES --LBR-- Communaut�s europ�ennes --RBR-- de notre correspondant
+Les Etats_-_Unis viennent de marquer un point dans la campagne qu' ils ont engag�e depuis quelques ann�es pour d�montrer que les succ�s d' Airbus dans le monde reposent pour une bonne partie sur l' aide accord�e au consortium europ�en par les pouvoirs publics .
+Un panel , c'_est_-_�_-_dire une instance d' arbitrage , constitu� en 1990 �_la_suite_de leur plainte dans_le_cadre_du GATT , vient d' estimer que le syst�me de garantie de change accord� par le gouvernement de Bonn � Deutsche Airbus devait effectivement �tre consid�r� comme une subvention � l' exportation de_nature_� fausser le libre jeu de la concurrence .
+Cet arbitrage , s' il n' a pas provoqu� une surprise � Bruxelles , risque d' affaiblir la position des Europ�ens .
+Il intervient alors_que des tensions de_plus_en_plus vives apparaissent entre les deux rives de l' Atlantique �_propos_de la mani�re de conclure l' Uruguay round .
+Solution n�goci�e
+L' accord de garantie de change aujourd'_hui incrimin� a �t� conclu lorsque Daimler_-_Benz a repris MBB , le principal constructeur d' avions allemand , et par voie de cons�quence Deutsche Airbus , le partenaire allemand dans le consortium Airbus Industrie .
+Conform�ment � la proc�dure normale , le Conseil du GATT va ent�riner d'_ici quelques semaines l' avis rendu par le panel .
+Il sera politiquement difficile � la Communaut� , compte tenu des engagements pris au cours de l' Uruguay round de renforcer les r�gles et disciplines du GATT , de ne_pas s' incliner devant l' arbitrage des experts .
+Le constructeur allemand devra donc probablement financer d�sormais lui_-_m�me sa couverture de change .
+En_v�rit� , c' est moins la garantie de change allemande que les aides financi�res pour le d�veloppement de nouveaux avions qui se trouvent au centre du contentieux transatlantique concernant Airbus .
+Pr�sent�es par les Europ�ens comme des " avances remboursables " , elles pouvaient atteindre jusqu'_� 75 % du co�t du d�veloppement d' un appareil .
+Au_cours_des tractations pr�c�dentes , les Europ�ens ont accept� de les ramener � 45 % , et_m�me indiqu� qu' ils pourraient descendre au_-_dessous_de ce plafond .
+Les Etats_-_Unis insistaient jusqu'_ici pour_que le plafond des avances remboursables soit ramen� � 25 % .
+Le fait qu' ils aient accept� de reprendre les pourparlers est interpr�t� de fa�on positive � Bruxelles comme signifiant qu' ils estiment pr�f�rables , eux aussi , de parvenir � une solution n�goci�e .
+A quelques heures d' intervalle , deux candidats se sont fait conna�tre pour aider la Cinq � survivre : M. Charles Pasqua , qui en appelle aux collectivit�s locales , et M. Silvio Berlusconi , d�sireux d' assurer dor�navant le r�le d' op�rateur .
+Cr�ant une premi�re surprise , M. Charles Pasqua , pr�sident --LBR-- RPR --RBR-- du conseil g�n�ral des Hauts_-_de_-_Seine , indiquait mercredi 15 janvier dans la matin�e qu' il avait �crit aux pr�sidents des conseils g�n�raux et r�gionaux et aux maires des grandes villes de France afin_de cr�er une soci�t� d' �conomie mixte --LBR-- SEM --RBR-- , susceptible de " s' associer avec des partenaires publics ou priv�s � un plan de reprise de la Cinq " --LBR-- nos derni�res �ditions du 16 janvier --RBR-- .
+M. Silvio Berlusconi a cr�� une seconde fois l' �v�nement , en rendant publique , dans l' apr�s_-_midi du 15 janvier , sa proposition de prendre en_main le destin de la Cinq .
+Dans une note , son groupe multim�dias , Fininvest Communication - actionnaire � 25 % de la cha�ne , depuis ses d�buts en f�vrier 1986 - se " d�clarait disponible , dans le respect de la r�glementation en_vigueur , � poursuivre l' exploitation du r�seau , en respectant le r�le de l' information ; � ouvrir de nouvelles discussions , en assumant le r�le d' op�rateur ; � proposer la reprise d' un important nombre_de salari�s et , dans des conditions � pr�ciser , celle d' une part significative des programmes et des productions r�alis�es ou en_cours_de r�alisation ; � contribuer � la r�duction du passif de la cha�ne " .
+La Fininvest pr�cise aussi avoir " pris contact avec les autorit�s comp�tentes " afin_de " discuter dans un esprit constructif des modalit�s techniques et juridiques permettant de maintenir la Cinq dans le panorama audiovisuel fran�ais " .
+Quels partenaires ?
+M. Berlusconi n' a pas pr�cis� avec quels partenaires il entendait monter son tour de table .
+Mais diverses rumeurs citaient une �ventuelle participation du Cr�dit lyonnais , de M. J�r�me Seydoux , voire de la Compagnie luxembourgeoise de t�l�diffusion --LBR-- CLT --RBR-- , pourtant d�j� actionnaire de M 6 .
+Il reste � la Fininvest � s' accorder avec l' administrateur judiciaire nomm� d�but janvier , Me Hubert Lafont , et surtout � recevoir l' agr�ment du Conseil sup�rieur de l' audiovisuel .
+La loi n' emp�che pas M. Silvio Berlusconi d' acc�der au r�le d' op�rateur de la Cinq : �tant italien , il poss�de le statut communautaire et n' est donc pas consid�r� comme " �tranger " .
+Il devra toutefois se plier aux r�gles en_vigueur - n' avait -il pas souscrit aux promesses faites par Hachette en octobre 1990 , aux c�t�s duquel il figurait ?
+M. Jacques Boutet , pr�sident du CSA , l' a d'_ailleurs clairement r�affirm� dans son discours de voeux prononc� le 15 janvier : " Non , le Conseil ne pourrait accepter un repreneur qui poserait pour condition une modification des formats autoris�s ou une att�nuation de la r�glementation .
+Oui , en_revanche , dans_le_cadre_du strict respect de la loi , le CSA est pr�t � examiner tout projet de continuation de la cha�ne qui lui serait soumis par l' administrateur judiciaire .
+" Me Lafont , au cours d' un comit� d' entreprise de la Cinq r�uni dans la matin�e du 15 janvier , avait laiss�_entendre qu' il esp�rait trouver un repreneur et qu' il ne souhaitait pas liquider la cha�ne mais la mettre en redressement judiciaire , avec poursuite de l' activit� par un repreneur , en limitant les licenciements .
+L' intersyndicale de la Cinq a d�clar� dans la soir�e du 15 janvier qu' elle enregistrait " avec satisfaction " l' annonce du groupe Berlusconi mais qu' elle " s' interrogeait sur l' importance du nombre_de salari�s repris par le futur op�rateur " .
+Pour sa part , M. Pasqua , invit� du journal de la Cinq mercredi soir , pr�cisait " qu' il �tait pr�t � travailler avec M. Berlusconi --LBR--...--RBR-- , l' un des rares � pouvoir apporter � la Cinq ce qui est indispensable � sa survie " .
+L' alliance peut sembler paradoxale , M. Berlusconi �tant proche du secr�taire g�n�ral du Parti socialiste italien , M. Bettino Craxi .
+Mais dor�navant existent deux tentatives de sauvetage qui redonnent espoir au personnel et relancent son mouvement de popularisation pour �viter " l' �cran noir " .
+Les prix de d�tail ont augment� de 0,1 % en d�cembre par_rapport_� novembre .
+En un an --LBR-- d�cembre 1991 compar� � d�cembre 1990 --RBR-- , la hausse des prix de d�tail est de 3,1 % .
+Ce r�sultat marque une am�lioration par_rapport_� 1990 --LBR-- + 3,4 % --RBR-- et 1989 --LBR-- + 3,6 % --RBR-- .
+La France pr�sente en_mati�re_d' inflation l' un des meilleurs bilans des pays industrialis�s .
+Le taux d' inflation annuel est d�sormais nettement_plus �lev� en Allemagne qu' en France .
+Hors �nergie , la hausse des prix a �t� plus forte en 1991 qu' en 1990 : + 3,4 % contre + 3,1 % .
+Cette acc�l�ration a plusieurs raisons : la forte hausse des prix du tabac --LBR-- + 5 % sur un an --RBR-- , en_raison_de la lutte contre le tabagisme , l' acc�l�ration des loyers --LBR-- + 5,4 % apr�s + 4,5 % --RBR-- , mais aussi le fait que la TVA n' a pas �t� all�g�e en 1991 contrairement_� 1990 .
+A_contrario , les prix de l' �nergie ont baiss� de 1,1 % .
+La meilleure surprise de 1991 aura finalement �t� le sensible ralentissement des prix des services priv�s , dont la hausse aura atteint 4,8 % apr�s 5,4 % en 1990 .
+La CGT a estim� , mercredi 15 janvier , que " le dialogue n' �tait pas rompu " avec les pouvoirs publics sur le dossier de la r�forme du statut des dockers , mais elle maintient ses mots d' ordre de gr�ve de quarante_-_huit heures toutes les semaines pour s' opposer au projet gouvernemental .
+Cette prise de position survient deux jours apr�s une rencontre infructueuse avec le secr�taire d' Etat � la mer , M. Jean - Yves Le Drian .
+Le secr�taire g�n�ral de la f�d�ration CGT des ports et docks , M. Daniel Lefebvre , a affirm� lors_d' une conf�rence de presse qu' il pensait que " la situation se d�bloquera " avant la date butoir du 15 f�vrier fix�e par M. Le Drian pour des n�gociations port par port .
+Selon M. Lefebvre , " le gouvernement acceptera de n�gocier sur d' autres bases " , pour �viter un " �chec cuisant " sur son projet actuel .
+La CGT , seul syndicat de la profession , a d�j� d�clench� douze gr�ves en trois mois .
+Selon elle , des mesures de pr�retraite � cinquante ans , avec 65 % du salaire brut , seraient �_m�me de r�soudre le fort taux de ch�mage dans la profession .
+Le conseil des ministres s' est f�licit� , mercredi 15 janvier , de la conclusion du contrat de plan entre l' Etat et La Poste .
+La commission sup�rieure du service public des postes et t�l�communications --LBR-- form�e en majorit� de parlementaires et charg�e de veiller sur l' application de la r�forme des P_et_T --RBR-- , est , elle , plut�t d��ue par ce contrat de plan sign� jeudi 9 janvier : " Le principe de juste r�mun�ration des prestations rendues � l' Etat n' est pas concr�tis� .
+Cette omission augure mal du n�cessaire �quilibre des comptes et plus mal encore du principe d' autonomie explicitement pr�vu par la loi et indispensable � une gestion saine .
+" Elle se f�licite cependant de l' introduction d' indicateurs r�gionaux de service et de la reconnaissance du " r�le social de la Poste " .
+Elle souhaite " des arbitrages rapides " permettant � la commission charg�e d' �valuer le patrimoine de conclure ses travaux sur le bilan d' ouverture de l' �tablissement .
+Les postiers de Lille ont d�cid� , mercredi 15 janvier , de poursuivre leur mouvement de gr�ve pour protester contre le plan de restructuration de leur direction d�partementale .
+Alors_que , selon les syndicats , le mouvement est " suivi massivement " , La Poste fait �tat d' un arr�t de travail observ� par 40 % du personnel � la recette principale et � 70 % � Lille - Moulins .
+En_revanche , le travail interrompu depuis le 8 janvier dans les centres de tri d' Avignon et de Cavaillon --LBR-- Vaucluse --RBR-- a repris le 15 janvier .
+Le conflit portait sur les effectifs et les conditions de travail .
+La direction de Lib�ration , apr�s avoir �t� mise en_�chec en octobre sur un projet d' augmentation de capital de 43 millions de francs destin� � financer le lancement d' un magazine --LBR-- le Monde du 16 octobre 1991 --RBR-- , vient de pr�senter au personnel , en_accord_avec le conseil de surveillance , un nouveau plan d' orientation global .
+Ce texte , qui sera propos� aux suffrages du personnel d�but f�vrier , comprend un plan de financement global de 60 millions de francs sur deux ans .
+Cette somme servira au lancement d' un suppl�ment hebdomadaire et couvrira les besoins du quotidien .
+L' argent proviendra pour moiti� d' emprunts bancaires et pour_le_reste d' une augmentation de capital .
+Un vote positif des personnels du journal sur ce plan de financement g�n�ral donnera � la direction de Lib�ration le droit de pr�senter ses d�cisions au conseil d' administration .
+Si cette augmentation de capital �tait vot�e , elle ferait descendre la part du personnel de 61,7 % � 54,5 % .
+En octobre , le refus du personnel de Lib�ration d' approuver le premier projet d' augmentation de capital tenait en_partie � ce qu' il r�duisait leur contr�le � 52,3 % , au b�n�fice des actionnaires " ext�rieurs " .
+Les mesures pour l' emploi annonc�es par Mme Edith Cresson sur Antenne 2 , mercredi 8 janvier , arr�t�es dans la h�te , touchent essentiellement les jeunes en difficult� et les ch�meurs de longue dur�e .
+Elles reprennent et amplifient des programmes existants ou en_cours_d' adaptation , avec le souci d' apporter un traitement plus personnalis� � des situations diff�rentes .
+Efforts compl�mentaires de formation pour les jeunes qui ont besoin d' une pr�qualification , �largissement des actions sp�cifiques en_faveur_des ch�meurs de longue dur�e , le programme annonc� par le premier ministre n�cessite encore mises au point et pr�cisions .
+Au_-_del�_de l' effet m�diatique et de la recherche d' un " traitement statistique " du ch�mage avant la p�riode �lectorale , on peut se demander si le gouvernement n' atteint pas aujourd'_hui la limite de ses capacit�s d' action dans ce domaine .
+Lire page 16 les articles d' ALAIN LEBAUBE
+A la suite de la publication , dans notre �dition du samedi 21 d�cembre de l' article intitul� " Op�ration dragon de la r�pression des fraudes dans le XIIIe arrondissement " , l' association des Anciens de l' �cole Lin Nam rejette " tout amalgame qui pourrait �tre fait entre elle et une pr�tendue association Lin - Nam " et " tient � rappeler qu' elle a uniquement pour objet les activit�s culturelles et sportives de ses adh�rents , qui se pratiquent au sein des gymnases de la mairie de Paris " .
+De son c�t� , " l' amicale des Teochew " assure qu' elle est " une association r�gionale et culturelle " .
+Le 15 janvier , dans le New_-_Hampshire , le pr�sident George Bush avait assur� qu' il ne voulait pas compromettre l' accord budg�taire conclu � l' automne 1990 entre l' administration et le Congr�s pour r�duire le d�ficit .
+L' �pret� de la campagne �lectorale et la gravit� de la situation �conomique du pays le contraignent maintenant � envisager des all�gements fiscaux .
+Ceux_-_ci feront partie d' un ensemble de mesures " destin�es � favoriser la croissance " , dont le contenu exact sera r�v�l� le 28 janvier �_l'_occasion_du traditionnel message du pr�sident sur l' �tat de l' union .
+Dans le New_-_Hampshire , o� son rival r�publicain , l' �ditorialiste Pat Buchanan , lui m�ne la vie dure dans les sondages , M. Bush a admis " avoir fait probablement des erreurs en affirmant que l' �conomie �tait sur_la_voie_de la reprise " .
+Le pr�sident en a profit� pour r�v�ler une partie des mesures qu' il annoncerait �_la_fin_du mois : diminution de la taxation sur les plus_-_values mobili�res , extension des cr�dits d' imp�t pour la recherche , mesures favorables aux acheteurs d' une premi�re maison et , pour couronner le tout , " un bon programme de sant� " , c'_est_-_�_-_dire probablement des prestations am�lior�es .
+Selon le Wall Street Journal et le Washington Post , ce programme de relance comporterait aussi la possibilit� pour les professions immobili�res de d�duire partiellement leurs pertes des profits r�alis�s par_ailleurs .
+S' ajouterait une mesure destin�e � la classe moyenne am�ricaine , particuli�rement �prouv�e par la crise : un doublement de l' abattement fiscal pour chaque famille .
+Selon les premi�res estimations r�alis�es par le Congr�s , le co�t de ce dispositif serait de 15 � 17 milliards de dollars la premi�re ann�e et de 50 milliards sur les cinq ann�es de sa dur�e .
+Un co�t qui pourrait �tre compens� soit par des recettes nouvelles , soit par une compression des d�penses , sans_doute � caract�re militaire .
+Le d�ficit budg�taire pourra -t-il �tre stabilis� ?
+L' exemple r�cent de la prolongation de l' indemnisation des ch�meurs de longue dur�e , finalement accept�e par la Maison Blanche , incite � une certaine circonspection .
+Cette disposition , dont le bien_-_fond� social est indiscutable , a eu pour effet de creuser un_peu_plus un d�ficit battant d�j� tous ses records .
+- Selon une premi�re estimation publi�e jeudi 16 janvier , le chiffre d' affaires pour 1991 du groupe Dassault - aviation a atteint 14,3 milliards de francs , en_baisse_de 17 % sur celui de 1990 .
+Les prises de commandes se sont �lev�es � 12 milliards de francs --LBR-- dont 40 % � l' exportation --RBR-- , soit une baisse de 25 % .
+Le montant des commandes � l' exportation se r�partit pour moiti� entre le secteur civil et les activit�s militaires .
+Dassault n' a pas davantage pr�cis� ses r�sultats , se contentant de dire qu' ils ont �t� b�n�ficiaires .
+" Le Japon , c' est possible .
+" Le ministre de l' industrie doit pr�senter , mardi 21 janvier � Paris , un programme de trois ans --LBR-- 1992 � 1994 --RBR-- destin� � attirer les entreprises fran�aises sur le march� japonais et � faire mieux conna�tre au Japon les industries fran�aises .
+Les moyens �_la_disposition_des op�rateurs publics concourant � la promotion des ventes fran�aises au Japon augmenteront de plus de 40 % d�s 1992 , une priorit� qui devrait �tre confirm�e en 1993 et 1994 .
+Douze secteurs porteurs --LBR-- cuirs et peaux , chimie , pharmacie , environnement , etc. --RBR-- , correspondant � des points forts de l' exportation fran�aise insuffisamment exploit�s au Japon , ont �t� identifi�s et devraient faire_l'_objet d' op�rations particuli�res de promotion et d' aide .
+Deux ouvrages montrent comment l' automatisation et l' emploi r�mun�r� des femmes ont , en quelques d�cennies , chang� le monde du travail
+AUTOMATISATION ET TRAVAIL de Christian Du_Tertre et Giancardo Santilli PUF , collection " Economie en libert� " 176 pages , 118 F. LA DIVISION FAMILIALE DU TRAVAIL La vie en double , de Marie - Agn�s Barr�re - Maurisson PUF , 250 pages , 172 F. Notre science du travail est bien balbutiante , malgr� cette �pop�e de la torture --LBR-- tripalium , l' instrument de torture , donna le mot travail --RBR-- chant�e il_y_a plus d' un si�cle par Karl Marx .
+Le travail est subtil , comme la vie , dont il est un si long moment , la science h�las est rustique .
+Mais peut -on comprendre le ch�mage sans travail savant ...
+Automatisation et travail est plus une revue des �coles et th�ories qu' une recherche .
+L' automatisation , pour certains , brise l' ali�nation historique et progressive de l' homme dans son travail ; d' autres voient en elle le parach�vement de la division des t�ches , la soumission , l' esclavage .
+Image du loisir et mythe du forgeron aid� de ses robots , contre image de la termiti�re , o� l' homme machinal est proth�se de la machine et asservi � l' organisation .
+Qu' en est -il depuis l' apparition de l' ordinateur ?
+Dans une premi�re phase --LBR-- 1950 - 1970 --RBR-- , l' automatisation ne provoque pas de changement de la division du travail .
+Au contraire : elle approfondit la rupture qui existe entre les emplois d' OS et d' OP --LBR-- ouvriers professionnels --RBR-- .
+Contrairement_� ce que pensaient la majorit� des sociologues du travail --LBR-- � l' exception peut_-_�tre de Pierre Naville --RBR-- , l' automatisation n' �l�ve pas la qualification moyenne .
+Certes , apparaissent des " op�rateurs de contr�le " .
+Mais la classe des OS augmente et puise largement dans les milieux ruraux et dans l' immigration .
+L' erreur d' interpr�tation et de pr�vision des chercheurs des ann�es 60 , selon nos deux auteurs , vient de " la surd�termination du technologique vis_-_�_-_vis_du social " .
+A un " d�terminisme technologique " , d�velopp� notamment par Alain Touraine , o� l' histoire des techniques s' impose � l' organisation du travail et � l' emploi , on doit opposer " une dialectique � trois termes , technologie , organisation et travail " .
+FLEXIBLE
+La r�volution de l' automatisation n' appara�t en_fait que dans les ann�es post�rieures � la crise , avec les automates programmables , la conception assist�e par ordinateur , les syst�mes d' aide � la maintenance , et toutes les techniques qui rendent la production souple .
+La micro- �lectronique et la micro- informatique transforment la nature de l' automatisation , qui de rigide devient flexible .
+" La relation de suj�tion de l' homme � la machine s' inverse " .
+Evidemment , les nouvelles techniques ne sont pas " neutres " : au terme d' une int�ressante description du syst�me Fiat , les auteurs d�montrent que la parcellisation des t�ches ouvri�res n' a pas chang� .
+Au_contraire : toutes les activit�s de contr�le confi�es au syst�me informatique accentuent les formes d' exclusion de l' homme par_rapport_au travail .
+Voil� de retour in_fine l' ancienne " d�qualification - surqualification " , aussi poussi�reuse que la technique et les recherches sur la technique ...
+Dommage que les auteurs n' aient pas approfondi leur r�flexion sur les cons�quences de la flexibilit� sur la productivit� , et sur l' impossibilit� pour l' analyse �conomique de mod�liser une technique neutre .
+Ils subodorent , plus qu' ils ne d�montrent , le coup mortel port� par la production flexible � toute une analyse �conomique � mettre au rebut , concernant la productivit� des firmes , la rentabilit� , les rendements d' �chelle .
+A suivre .
+A suivre �galement la recherche de Marie - Agn�s Barr�re - Maurisson .
+Supposons qu' il n' y ait pas de lieu privil�gi� de la d�finition du travail .
+Le travail domestique , non marchand , ne s' oppose plus au travail social , r�mun�r� et honor� .
+Si nous envisageons au contraire une organisation globale du temps familial , " la relation entre le travail et la famille s' analyse comme processus de division familiale du travail " .
+De_la_sorte , le travail d' une soci�t� se r�partit en_fonction_du statut familial des individus --LBR-- en_g�n�ral le couple --RBR-- , et la division sociale devient division familiale .
+Les �conomistes avaient d�j� envisag� l' organisation collective du temps par la cellule familiale .
+C' est un_peu ce que fait l' auteur avec les armes du sociologue .
+Elle a le m�rite de v�rifier empiriquement ses hypoth�ses dans l' entreprise , le secteur public --LBR-- l' arm�e notamment --RBR-- , et chez les travailleurs ind�pendants .
+Exemple de relation mise en_relief : la faible promotion dans la sph�re marchande des conjoints favorise le partage des t�ches domestiques .
+Plus_que les r�sultats , la m�thode est � retenir .
+Elle �claire les ph�nom�nes d' in�galit� des sexes en_relation_avec le travail , mais peut_-_�tre aussi le ch�mage .
+Ce que sugg�re au fond cet ouvrage , d�passant le clivage des lieux o� le temps est gaspill� --LBR-- la famille --RBR-- et celui o� il est rentabilis� --LBR-- l' entreprise --RBR-- , c' est la n�cessit� d' une nouvelle r�flexion sur la division sociale du temps .
+Le ch�mage peut ainsi appara�tre comme le r�sidu , mal d�nomm� , mal r�mun�r� --LBR-- allocations , RMI , charit� , TUC , SIVP , etc. --RBR-- et parfois non r�mun�r� , du temps social .
+Pour le dire autrement : vous voulez supprimer le ch�mage ?
+Changez son nom .
+PENDANT des ann�es , remplir les bulletins de paie de l' indispensable et industrieuse " employ�e de maison " --LBR-- terme plus noble que celui , l�g�rement m�prisant , de " femme de m�nage " --RBR-- �tait une corv�e pesante � assumer .
+Les calculs �taient d' autant plus complexes que souvent , pour �viter d' avoir � verser , en argent liquide , des sommes variables et assorties d' in�vitables centimes , vous payiez � votre " perle " familiale un salaire net en francs tout ronds : il fallait remonter tout le syst�me pour d�terminer le salaire brut .
+Parfois aussi , vous l' aviez " mensualis�e " pour_que la somme soit chaque mois identique .
+Les choses se sont g�t�es une premi�re fois avec l' obligation de faire appara�tre , sur le bulletin de paie , les versements patronaux --LBR-- S�cu , retraite compl�mentaire , ch�mage --RBR-- - ces cotisations �tant donc bien du " salaire diff�r� " .
+�a obligeait � des calculs suppl�mentaires , car jusqu'_ici ces chiffres n' apparaissaient nulle_part , puisque les versements trimestriels � l' URSSAF comprenaient , indistinctes , les cotisations patronales et salariales .
+Qu' � cela ne tienne , on s' y est coll� , sans enthousiasme , mais avec application .
+Puis c' est devenu plus complexe encore , avec l' instauration de la contribution sociale g�n�ralis�e , la fameuse CSG .
+L� , il a fallu l' ajouter d'_un_c�t� , la d�duire de l' autre , et il a fallu aussi changer de bloc de bulletins de salaire , pour_qu' ils soient conformes aux nouvelles r�gles .
+Quelques mois plus tard , nouveau branle_-_bas de combat .
+La S�cu nous a avis�s , triomphalement , qu' on allait tout simplifier , et que - � miracle - on pourrait , l' an prochain , d�duire une partie de ces salaires vers�s de nos revenus .
+Youppie ! ! !
+Et on a attendu la simplification ...
+Pour une simplification , c' �tait une simplification !
+La simple absorption des feuilles d' explication m' a pris un bon moment , et j' ai eu un mal de chien � comprendre .
+L' URSSAF y avait joint des bulletins de salaire nouvelle formule --LBR-- tiens ! Il va falloir que je jette le bloc presque tout neuf achet� l' an dernier ! --RBR-- que j' ai remplis consciencieusement .
+Deux mois plus tard , lesdits bulletins de salaire avaient encore chang� de forme et les nouveaux rempla�aient les anciens .
+Un de nos lecteurs , retrait� et polytechnicien , a �crit � l' URSSAF pour faire remarquer que calculer les cotisations �_partir_du salaire net --LBR-- apr�s d�duction des cotisations salariales --RBR-- en ignorant compl�tement le salaire brut n' �tait sans_doute pas la meilleure fa�on de proc�der .
+On lui a r�pondu , en lui envoyant un texte qui n' avait qu' un lointain rapport avec la question pos�e .
+Quant_� moi , je trouve qu' on se fiche du monde en n' expliquant pas les choses en langage courant .
+Quand donc les technocrates qui pondent ce genre de documents les soumettront -ils avant impression � un gosse de douze ans pas trop nunuche .
+S' il pige , c' est bon .
+Sinon , on refait la copie .
+�a nous �viterait des chefs_-_d'_oeuvre comme ceux dont a accouch� l' URSSAF .
+- Dans la chronique " La cote des mots " du 16 juin , consacr�e � l' expression " show - room " , des " coquilles " �_r�p�tition ont d�form� le dernier alin�a .
+Il fallait lire : " l' emploi fr�quent d' exposition - vente et de son abr�viation expo - vente --LBR--...--RBR-- ; dans une expo - vente , on repart g�n�ralement avec l' objet --LBR--...--RBR-- , dans une expovente , on ne le peut --LBR--...--RBR-- .
+Agents commerciaux
+On compte 25000 agents commerciaux en France : ce sont des mandataires qui , �_titre_de profession ind�pendante , sont charg�s de fa�on permanente de n�gocier pour le compte d' industriels , de commer�ants ou de fabricants , d�nomm�s " mandants " .
+La loi du 25 juin 1991 reprend les grandes lignes de la directive concernant les obligations r�ciproques de l' agent commercial et de son mandant et succ�de au d�cret du 23 d�cembre 1958 sur l' organisation de cette profession .
+Un nouveau d�cret vient de para�tre au journal officiel compl�tant les devoirs mutuels de l' agent commercial et du mandant en_mati�re_de communication de documents : le mandant doit mettre �_la_disposition_de l' agent commercial toute documentation utile sur les produits ou services qui font_l'_objet du contrat d' agence , adresser � ce dernier les informations n�cessaires � l' ex�cution du contrat .
+Il est tenu d' aviser l' agent commercial lorsqu' il pr�voit que le volume des transactions sera sensiblement inf�rieur � celui auquel ce dernier aurait pu normalement s' attendre .
+L' agent commercial peut aussi exiger de son mandant qu' il lui fournisse tous les documents comptables n�cessaires pour v�rifier le montant des commissions .
+En_revanche , il doit communiquer � son mandant les informations utiles � la r�alisation du contrat .
+D�cret n 92 - 506 du 10 juin 1992 , journal officiel du 12 juin 1992 , pages 7719 et 7720 .
+Caisses de cr�dit municipal
+Vingt_et_une caisses de cr�dit municipal couvrent l' ensemble du territoire .
+Anciennement appel�es monts_-_de_-_pi�t� , elles ont pour mission de combattre l' usure par l' octroi de pr�t sur gage dont elles ont le monopole .
+Une nouvelle loi �largit leur champ de comp�tence : outre le maintien des activit�s de pr�t sur gage et de pr�t aux particuliers et le maintien des caisses de cr�dit municipal au sein de la loi bancaire du 24 janvier 1984 en_tant_qu' �tablissements de cr�dit , la loi ouvre la possibilit� aux caisses de pr�ter aux �tablissements publics locaux et aux associations dont l' objet pr�sente un caract�re social ou culturel ; un agr�ment pr�alable du comit� des �tablissements de cr�dit sera n�cessaire .
+Pour ce qui concerne l' organisation des caisses de cr�dit municipal en_r�seau , la loi supprime l' organe central : il sera proc�d� � la liquidation de l' union centrale des caisses de cr�dit municipal et les caisses ne seront plus solidaires entre elles financi�rement .
+Mobilit� inter ...
+Dans la galaxie Thomson , comme dans beaucoup de grandes entreprises , cela est un_peu devenu une recette miracle , diff�remment appr�ci�e suivant le poste occup� dans le groupe .
+Pour la direction , la politique de mobilit� est un moyen pour mieux g�rer le devenir professionnel de chaque salari� afin , notamment , qu' il n' ait pas envie de quitter l' entreprise : parce_que recruter , licencier ou laisser partir quelqu'_un qu' on a form� co�te cher et parce_que trop de potentiels internes sont mal utilis�s .
+D�sormais les embauches ne sont possibles que_si personne �_l'_int�rieur_de l' entreprise ne peut occuper le poste � pourvoir .
+Dans cette optique , la guerre a �t� d�clar�e � ce que Michel Keller , directeur des ressources humaines --LBR-- DRH --RBR-- de Thomson_-_CSF , appelle " les �go�smes sacr�s " .
+Dans un groupe dont les unit�s sont tr�s autonomes , il faut d�sormais que les hommes puissent circuler de l' une � l' autre en_fonction_de leurs propres d�sirs et des besoins des diff�rents services sans_qu' un sup�rieur hi�rarchique puisse y faire obstacle parce_qu' il tient � garder un collaborateur appr�ci� .
+Tout un dispositif a donc �t� imagin� pour_que chacun puisse conna�tre � tout moment les postes disponibles dans les soci�t�s du groupe et la personne � joindre pour un premier contact confidentiel .
+CSF a cr�� un journal d' annonces interne et une bourse de l' emploi sur Minitel , et SGS_-_Thomson teste actuellement " Eurojob " , syst�me sophistiqu� procurant le m�me type d' informations sur terminal d' ordinateur .
+CSF organise par_ailleurs des r�unions o� les responsables des ressources humaines des diff�rentes unit�s s' efforcent de faire co�ncider les offres et les demandes exprim�es .
+Les autres mesures visent � aller au_-_del�_des d�marches spontan�es en mettant en_quelque_sorte tout l' organisme en mouvement : CSF pratique ainsi depuis quatre ans des " revues du personnel " --LBR-- au_sens_de " passer en revue " --RBR-- o� sont analys�s au_cas_par_cas la situation et le devenir de chaque ing�nieur , bient�t de chaque technicien , �_terme de tout salari� .
+S' y ajoutent des bilans professionnels destin�s � amener les int�ress�s � se demander s' ils veulent ou s' ils doivent " changer " ; bilans que SGS compte de son c�t� d�velopper en utilisant la formule " perspectives " propos�e par l' APEC --LBR-- agence pour l' emploi des cadres --RBR-- .
+Recette passe_-_partout Dans cette derni�re soci�t� , o� l'on en est encore pour_l'_essentiel au stade des projets , il est aussi pr�vu de r�aliser un observatoire de l' �volution des m�tiers et un inventaire , site par site , des personnes qui doivent bouger parce_que l' �volution des m�tiers le rend n�cessaire ou parce_que le temps est venu pour elles de changer de poste .
+Les salari�s admettent la mobilit� dans_la_mesure_o� elle se d�cide avec leur accord ; mais le terme pour eux est essentiellement synonyme de contraintes .
+" Elle signifie , estime Michel Gaboriau , d�l�gu� syndical central CGT du groupe Thomson , �tre oblig� , quand on travaille � Cholet , Morlaix ou Tonnerre , de venir combler les vides de l' unit� de Sartrouville ; quand on travaille dans les services d' �tudes de Colombes de subir leur d�localisation � Toulouse .
+" M�me un syndicat plut�t consensuel comme la CGC y voit d'_abord une " centrifugeuse " : un syst�me qui en d�pla�ant individuellement ou collectivement beaucoup de monde pousse ceux que l'on veut licencier � s' �liminer d' eux_-_m�mes .
+Sans nier la n�cessit� ou l' utilit� de des mouvements , Robert Gros , administrateur --LBR-- CGC --RBR-- du groupe , s' inqui�te de voir que la mobilit� interne " est devenue une recette passe_-_partout ; comme_si l'on voulait stresser chacun en lui faisant croire qu' elle est indispensable � sa carri�re .
+Il faudrait , ajoute -t-il , �tre plus exigeant sur son bien_-_fond� " .
+Son syndicat propose d'_ailleurs d' exercer une_sorte_d' arbitrage dans ce domaine : en intervenant aupr�s_des salari�s qui la refusent l� o� elle a des vraies raisons_d'_�tre et aupr�s_des " op�rationnels " qui " la pervertissent en s' en servant pour �liminer du monde " .
+Plus largement , Robert Gros souligne la n�cessit� d' int�grer la mobilit� interne dans une politique de gestion pr�visionnelle de l' emploi de_fa�on_� poser les probl�mes longtemps �_l'_avance pour se donner les moyens de les r�soudre dans la mesure du possible .
+Malheureusement des longues et amples n�gociations men�es �_la_fin_des ann�es 80 entre la direction du groupe et les syndicats ont tourn�_court , parce_que la CGT et la CFDT ont refus� de les signer .
+Pour la deuxi�me ann�e cons�cutive , les r�serves mondiales prouv�es de p�trole brut ont diminu� en 1991 , selon l' �dition 1992 du BP Statistical Review of world Energy .
+Totalisant 1000 milliards de barils , elles ne repr�sentent plus_que quarante_-_trois ans de production .
+Il faut remonter � 1975 pour observer un tel fl�chissement .
+Pour l' expliquer , les experts mettent en_avant la faiblesse des prix .
+De 24 dollars en_moyenne en 1990 , le prix du baril de Brent , le brut de r�f�rence en mer du Nord , est revenu � 20 dollars en 1991 , sur_fond_de consommation mondiale stagnante .
+Le plus �tonnant est que cette baisse des prix s' est produite l' ann�e du conflit du Golfe et de l' effondrement de l' ex- URSS .
+Deux �v�nements dont on aurait pu penser qu' ils allaient cr�er des tensions durables sur le march� .
+ALLEMAGNE inflation : 0,3 % en juin .
+- Les prix � la consommation ont augment� de 0,3 % en juin en Allemagne de l' Ouest par_rapport_au mois pr�c�dent , a indiqu� mardi 30 juin l' Office f�d�ral des statistiques .
+Cette hausse ram�ne � 4,3 % la progression de l' indice des prix en glissement annuel --LBR-- juin 1992 compar� � juin 1991 --RBR-- contre 4,6 % en mai et une pointe � 4,8 % en mars .
+Sur le territoire de l' ancienne RDA , la hausse des prix de d�tail s' est �lev�e � 0,5 % en mai , soit 14,2 % en un an .
+�tats_-_UNIS Conjoncture : 0,6 % pour l' indice composite en mai .
+- l' indice composite des principaux indicateurs �conomiques am�ricains , en_hausse depuis le d�but de l' ann�e , a augment� de 0,6 % en mai , apr�s 0,3 % en avril .
+Cinq des onze indicateurs formant l' indice ont enregistr� une �volution positive --LBR-- redressement des prix des mati�res premi�res et de la dur�e de travail hebdomadaire notamment --RBR-- et six , une orientation n�gative --LBR-- baisse des commandes de biens de consommation , de la masse mon�taire , des demandes de permis_de_construire , augmentation des demandes d' allocations ch�mage --RBR-- .
+Consommation : l' indice de confiance stable en juin .
+- en_d�pit_de la reprise de l' �conomie , la confiance des consommateurs am�ricains est rest�e stable en juin , selon une enqu�te du Conf�rence Board , organisme patronal .
+En_revanche , les consommateurs sont moins optimistes sur l' �volution de la conjoncture au_cours_des prochains mois .
+Outre le SMIC --LBR-- le Monde du 1 juillet --RBR-- , des prestations sociales sont revaloris�es �_compter_du mercredi 1 juillet .
+Le salaire minimum de croissance doit �tre augment� de 2,3 % , et port� � 34,07 francs de l' heure , soit quelque 5759 francs bruts mensuels --LBR-- pour 169 heures de travail --RBR-- .
+Les pensions de retraite de la s�curit� sociale progressent de 1,8 % , de_m�me_que le minimum_-_vieillesse --LBR-- 3090 francs par mois pour une personne seule , 5543,30 francs pour un couple --RBR-- .
+Le plafond de la s�curit� sociale progresse de 1 % pour atteindre 12150 francs alors_que la retraite compl�mentaire des artisans est major�e de 1,7 % au 1 juillet et que la valeur du point AGRR --LBR-- retraites compl�mentaires --RBR-- est augment�e de 3,73 % .
+La base mensuelle de calcul des allocations familiales --LBR-- 1,8 % --RBR-- est port�e � 1974,55 francs --LBR-- soit 632 francs pour deux enfants , 1441 francs pour trois enfants , 2251 francs pour quatre enfants --RBR-- .
+La majoration au_titre_de l' aide � la famille pour l' emploi d' une assistante maternelle agr��e est fix�e � 509 francs pour un enfant de_moins_de trois ans et � 305 francs au_-_del�_de cet �ge .
+Revaloris� de 1,8 % , le montant mensuel du revenu minimum d' insertion est port� � 2224,11 francs pour une personne seule --LBR-- 3336,16 francs pour un couple --RBR-- .
+" Vous avez demand� au premier ministre le retrait du projet de loi sur la ma�trise des d�penses de sant� , juste avant son examen final par l' Assembl�e nationale .
+Avez -vous craint que l' opposition et le Parti communiste , en rejetant ce texte , ne mettent en p�ril l' existence du gouvernement ?
+Ou estimez - vous qu' une telle loi est tout simplement inapplicable , compte_tenu_des r�ticences des syndicats m�dicaux ?
+- j' ai sugg�r� , en_effet , au premier ministre , de ne_pas pr�voir la poursuite de l' examen de ce projet �_l'_occasion_de la session extraordinaire .
+Le gouvernement n' avait ni �crit ni choisi cet accord dont nous avons h�rit� .
+L' opposition a , en_fait , bafou� les partenaires sociaux qui avaient r�ussi � trouver cet accord .
+Tout_au_long_de la discussion parlementaire - au S�nat comme � l' Assembl�e nationale , - le gouvernement a montr� son esprit d' ouverture alors_que l' opposition a d�montr� qu' elle refusait les efforts de ma�trise des d�penses et n�gligeait la valeur d' un accord contractuel .
+" en_somme , dans cette affaire , il y a eu ceux qui ont paru soutenir , bien_qu' ils n' aient pas sign� , et ceux qui ont sign� mais ont oubli� de soutenir .
+Or , l' enjeu est consid�rable pour l' avenir du syst�me de sant� et chacun en est conscient , m�me_si beaucoup font aujourd'_hui assaut de d�magogie sur ce th�me .
+Dans_ces_conditions , la poursuite de la discussion devenait sans objet .
+- Depuis l' examen du projet de loi , les partenaires conventionnels --LBR-- caisses d' assurance_-_maladie et syndicats de m�decins --RBR-- ont fait_preuve d' une grande discr�tion .
+S' ils ne parviennent pas � s' entendre sur un texte satisfaisant , quelle sera votre attitude ?
+- Le projet de loi avait pourtant �t� clairement demand� par les partenaires sociaux et les m�decins .
+Le texte m�me avait re�u leur accord formel .
+Il est certain que les partenaires conventionnels ont tr�s insuffisamment port� leur accord devant la profession m�dicale .
+Il_y_a eu d�ficit de p�dagogie .
+Je compte donc reprendre l' initiative en r�unissant tous les protagonistes et en leur demandant de prendre leurs responsabilit�s afin_de s' engager clairement dans cette voie : il faut qu' ils clarifient leurs positions , qu' ils fortifient leurs signatures et qu' ils expliquent l' accord � leurs mandants .
+Il va de soi que , dans cette attente , toute nouvelle revalorisation tarifaire sera gel�e .
+" des nombreux m�decins ont d�clar� vouloir cette ma�trise concert�e .
+Je leur redonne la parole ainsi_qu' � leurs partenaires .
+D'_ailleurs , rien n' emp�che l' application imm�diate de certaines mesures pratiques qui ne n�cessitent pas une loi , tandis_que l' accord cadre_Etat_-_caisses d' octobre 1991 subsiste pleinement .
+Au_total , c' est bien la cr�dibilit� du syst�me conventionnel qui est en_jeu .
+- Dans le domaine social , le gouvernement de M. Pierre B�r�govoy a paru surtout soucieux de ne_pas brusquer les choses .
+Le retrait du projet de loi ne risque -t-il pas de renforcer cette impression ?
+- Le gouvernement de Pierre B�r�govoy a surtout le souci d' engager chaque r�forme sur des bases solides .
+La r�flexion relative � la distinction des d�penses d' assurance collective et de solidarit� en_mati�re_de retraite ou la ma�trise des d�penses de sant� ne s' improvisent ni sur le plan technique ni d' un point de vue politique .
+La d�marche du gouvernement repose d'_abord sur une �coute approfondie et s�rieuse des interlocuteurs , ce qui ouvre alors la voie � la d�cision .
+C' est ce que nous sommes en_train_de r�aliser sur le texte , fondamental , qui pr�voit la reconduction et la consolidation du RMI . "
+Propos recueillis par
+Il aura fallu deux conseils d' administration en huit jours pour_que finalement M. Ren� Thomas soit reconduit , mardi 30 juin , �_la_t�te_de la BNP --LBR-- Banque nationale de Paris --RBR-- .
+La valse_-_h�sitation des pouvoirs publics dans le choix d' un �ventuel successeur � M. Thomas a finalement d�bouch� sur un statu quo --LBR-- le Monde du 1 juillet --RBR-- .
+A l' inverse de la BNP , il n' y a pas eu le moindre suspense pour l' UAP --LBR-- Union des assurances de Paris --RBR-- .
+Sans surprise , M. Jean Peyrelevade a �t� renomm� pour trois ans � la pr�sidence de la compagnie d' assurances , qu' il occupe depuis 1988 .
+La mani�re dont les choses se sont pass�es � la BNP pose des nombreuses questions .
+C' est m�me un bien triste spectacle que vient de donner l' Etat fran�ais en se montrant incapable de donner un successeur � M. Ren� Thomas .
+Ce dernier , victime il_y_a deux ans d' un grave accident de sant� n' avait , � ce moment , accept� de finir son mandat de trois ans qu' �_condition_qu' un successeur lui soit d�sign� .
+Carri�re � l' allemande
+Plus r�cemment , il avait accept� de voir son mandat continuer .
+Le Tout_-_Paris savait qu' il ne tenait pas �norm�ment � voir le choix du gouvernement se porter sur M. Daniel Leb�gue , nomm� directeur du Tr�sor en 1984 par M. Pierre B�r�govoy , alors ministre des finances , et parachut� comme directeur g�n�ral de la BNP �_la_fin_de 1987 , pour laisser place � M. Jean_-_Claude Trichet Rue de Rivoli .
+D' une vive intelligence , tr�s appr�ci� au Tr�sor parce_qu' il d�cidait vite_et_bien , M. Leb�gue n' en faisait pas_moins l' objet de critiques assez vives au_sein_de la banque .
+On lui reproche de ne_pas avoir assez l' �tat d' esprit de la banque commerciale , et de colonne vert�brale pour se battre efficacement contre l' ext�rieur .
+Les pr�f�rences de M. Thomas allaient � M. Trichet , mais ce dernier n' a finalement pas voulu quitter la fonction publique , se r�servant sans_doute pour d'_autres postes �minents dans le futur .
+S' il avait accept� , M. Leb�gue , son pr�d�cesseur au Tr�sor , n' aurait pu d�cemment rester directeur g�n�ral � la BNP , et le gouvernement e�t �t� contraint de lui trouver un point de chute : on avait parl� de la pr�sidence des AGF �_la_place_de M. Michel Albert ou de celle du GAN occup�e par M. Fran�ois Heilbronner .
+Ces derniers ont vu leurs mandats renouvel�s .
+On le sait , M. Leb�gue reste directeur g�n�ral de la BNP et M. Thomas , en_d�sespoir_de_cause , a accept� de " rempiler " , mais pour seulement dix_-_huit mois , jusqu'_aux soixante_-_cinq ans fatidiques de son d�part en retraite .
+Le probl�me de la succession est donc renvoy� � janvier 1994 .
+C' est dire qu' il n' est pas r�gl� pour autant : " Nous sommes dans un cul_-_de_-_sac " , g�mit -on � la BNP .
+Tout_de_m�me , la premi�re banque commerciale de France m�rite de ne_pas �tre trait�e comme une simple administration .
+Est -ce trop demander que soit nomm� �_la_t�te_d' un tel �tablissement un homme qui , pendant un temps suffisant , a fait ses preuves dans la banque commerciale , m�tier devenu difficile et plein_de_risques ?
+M. Ren� Thomas , qui a acquis une r�putation flatteuse dans les milieux bancaires fran�ais et internationaux , issu de l' inspection des finances , avait d�but� en 1961 comme secr�taire g�n�ral du comptoir national d' escompte de Paris , fusionn� en 1967 avec la BNCI pour former la BNP , avant_de devenir directeur g�n�ral adjoint en 1979 et pr�sident en 1982 .
+C' est une carri�re � l' allemande , qui lui a laiss� le temps de faire ses preuves et d' acqu�rir pleinement la culture de l' entreprise .
+Les agriculteurs se sont largement mobilis�s , mardi 30 juin , �_l'_appel_de la FNSEA et du CNJA , pour exprimer leurs craintes �_propos_des effets de la r�forme de la politique agricole commune --LBR-- PAC --RBR-- , en organisant dans la quasi- totalit� des r�gions des barrages de routes - souvent en_m�me_temps_que les camionneurs - ou de voies ferr�es , des manifestations , ou le blocage du centre de certaines villes .
+A Lourdes , nous signale notre correspondant Jean_-_Jacques Rollat , la venue et la circulation des p�lerins ont �t� tr�s perturb�es .
+Ces op�rations ont touch� 85 d�partements --LBR-- la Bretagne restant g�n�ralement � l' �cart --RBR-- et mobilis� de 200 � 1000 personnes selon les endroits .
+Elles se sont g�n�ralement d�roul�es dans le calme , les manifestants acceptant de se disperser en_cas_d' intervention des forces de l' ordre .
+Cependant , une manifestation a d�g�n�r� � Pau , o� un agriculteur a �t� gri�vement bless� � la main par une grenade lacrymog�ne .
+A Digne , un agriculteur a �t� l�g�rement bless� .
+Les agriculteurs ont aussi mur� certaines entr�es de la pr�fecture de Sa�ne_-_et_-_Loire , � M�con .
+Dans le Gers , 150 agriculteurs ont occup� pendant pr�s_de cinq heures la pr�fecture d' Auch .
+La sous_-_pr�fecture de Lun�ville --LBR-- Meurthe_-_et_-_Moselle --RBR-- a �t� assi�g�e toute la matin�e .
+Devant d'_autres pr�fectures ou sous_-_pr�fectures , des agriculteurs ont organis� des sit_-_in , d�vers� du fumier , br�l� des pneus ou jet� des oeufs .
+des paysans ont retard� le passage du TGV Toulouse - Paris en bloquant la voie pr�s_de Castelsarrasin , et les lignes Paris - Nantes et Paris - B�le ont �t� bloqu�es des heures .
+Dans le bassin parisien , les manifestants ont renonc� � se rendre au march� de Rungis --LBR-- Val_-_de_-_Marne --RBR-- , et le dispositif policier sp�cifique a �t� lev� vers 15h30 .
+des agriculteurs de l' Aube ont " inaugur� " � leur fa�on la nouvelle section Troyes - Ch�lons_-_sur_-_Marne de l' A_-_26 , quatre heures avant son ouverture officielle .
+des groupes ont fait_preuve d' imagination : � Brant�me --LBR-- Dordogne --RBR-- , deux responsables agricoles ont d�pos� plainte aupr�s_de la gendarmerie contre M. Louis Mermaz , ministre de l' agriculture et de la for�t , pour " non- assistance � personne en p�ril " .
+La plainte a �t� d�ment enregistr�e .
+Commentant cette journ�e d' action , qu' il a qualifi�e de " r�ussie " , M. Christian Jacob , pr�sident du CNJA , s' en est pris � M. Mermaz - qui �tait � Luxembourg pour un conseil des ministres , - estimant qu' " �_chaque_fois_qu' il allait � ce genre de r�union , il revenait � Paris avec des moins ... " .
+Il a r�clam� la mise en place par Paris d' un plan d' adaptation , permettant notamment une diminution des charges support�es par les paysans .
+" Les 700000 agriculteurs allemands , a -t-il soulign� , ont obtenu , comme compensation � la PAC , une aide de 7 milliards de francs de leur gouvernement .
+" A l' issue de la deuxi�me r�union , mardi 30 juin , que consacraient les ministres de l' agriculture des Douze aux modalit�s d' application de la r�forme de la politique agricole commune --LBR-- PAC --RBR-- , M. Louis Mermaz s' est montr� " satisfait " , comme_si les d�cisions ou orientations arr�t�es �taient �_coup_s�r de_nature_� calmer les craintes des agriculteurs et � les inciter � lever leurs barrages .
+LUXEMBOURG --LBR-- Communaut�s europ�ennes --RBR-- de notre envoy� sp�cial .
+Au_-_del�_de l' aspect technique qui consiste � laisser aux Etats membres , au_moins pendant une p�riode de transition de deux ans --LBR-- jusqu'_en 1994 - 1995 --RBR-- , une large marge d' appr�ciation quant_� la mani�re de mettre en oeuvre la r�forme .
+Une fa�on de donner vie au principe de subsidiarit� .
+Cela vaudra notamment pour le calcul des versements � l' hectare au profit des producteurs de c�r�ales et d' ol�agineux , afin_de compenser les fortes baisses de prix r�sultant de la PAC .
+" La France organisera ses r�f�rences c�r�ali�res et ol�agineuses comme elle l' entend " , a comment� le ministre de l' agriculture et de la for�t .
+Une br�che dans le principe de coh�rence
+Dans_le_cas_des c�r�ales , et conform�ment aux orientations souhait�es par les organisations professionnelles , les versements compensatoires seront �tablis en prenant en_compte , pour un tiers , la r�f�rence � des rendements nationaux , et , pour deux tiers , le rendement observ� dans des zones plus limit�es .
+Les primes tiendront compte , le_plus_possible , des performances effectives et individuelles des exploitations .
+Deuxi�me point de satisfaction pour M. Mermaz , �troitement li� au premier : M. Ray Mac Sharry , le commissaire europ�en charg� des affaires agricoles , a accept� , � titre provisoire , que la " carte de r�f�rence des rendements " --LBR-- utilis�e pour le calcul des versements compensatoires --RBR-- , d�j� appliqu�e aux ol�agineux , soit maintenue .
+Ce qui aboutira sans_doute , dans_l'_int�r�t_des agriculteurs , � accepter une br�che dans le principe de coh�rence qui veut une relation fixe entre les prix et primes vers�s aux producteurs d' ol�agineux et aux c�r�aliers .
+Autre point positif pour Paris : le soutien communautaire accord� aux troupeaux mixtes --LBR-- vaches laiti�res et b�tes � viande --RBR-- �lev�s dans les r�gions d�favoris�es - un probl�me qui concerne principalement le massif central , - dont M. Mermaz estimait qu' il avait �t� injustement n�glig� , sera am�lior� .
+Aujourd'_hui , les exploitants qui , dans ces r�gions , atteignent le niveau de 60000 litres de lait par an --LBR-- correspondant en_moyenne � un troupeau de 10 vaches --RBR-- n' ont plus le droit de toucher les primes � la vache allaitante .
+Il sera tr�s vraisemblablement port� � 120000 litres .
+L�_encore , anim� par l' id�e de mieux quadriller , en_fonction_des caract�ristiques r�gionales , l' aide � l' �levage , M. Mermaz a demand� que soit revu le r�gime de soutien aux �leveurs traditionnels herbagers , situ�s par_exemple en Normandie , en Bretagne , ou dans les Pyr�n�es .
+Compte_tenu_des dispositions adopt�es en mai , ceux_-_ci seraient en_effet relativement mal trait�s par_rapport_aux producteurs alimentant leurs animaux avec du ma�s , lequel b�n�ficie d' un soutien financier appr�ciable .
+" La r�forme de la PAC constitue un cadre , il fallait le compl�ter par des r�gles d' application , puis par des dispositions nationales " , a comment� M. Mermaz .
+Le conseil d' administration de l' union laiti�re normande --LBR-- ULN --RBR-- , r�uni mardi 30 juin , a opt� pour la proposition de reprise faite par Bongrain et rejet� celle de Besnier .
+Une soci�t� en commandite est constitu�e pour reprendre les actifs de ce groupe coop�ratif qui repr�sente 10 % de la collecte de lait en France .
+Son capital sera d�tenu � 40 % par l' ULN , 40 % par les banques et 14 % par Bongrain .
+Qui devient responsable de la gestion .
+Le reste est r�parti entre la Sodiaal --LBR-- Yoplait --RBR-- et Entremont .
+Toutefois , les n�gociations se poursuivaient mercredi 1 juillet pour pr�ciser les engagements financiers de chacun .
+Jusqu'_au_bout , la bataille aura �t� �pre entre les deux B --LBR-- Bongrain et Besnier --RBR-- pour la reprise de l' union laiti�re normande --LBR-- ULN --RBR-- , un des premiers groupes agroalimentaires fran�ais --LBR-- 15 milliards de francs de chiffre d' affaires et 5500 salari�s --RBR-- .
+Cette entreprise de l' Ouest , au_bord_du d�p�t de bilan depuis le d�but de l' ann�e , passe dans le secteur priv� faute_de ne_pas avoir su ma�triser son d�veloppement .
+Cette issue est un revers pour le monde coop�ratif , tant pour sa mani�re de g�rer un groupe que pour son incapacit� financi�re � venir porter secours � une entreprise du m�me secteur .
+Quant_au choix du repreneur , la logique est plus �conomique que politique .
+La solution Besnier , apparemment la plus efficace , faisait peur , celle de Bongrain , plus co�teuse pour les banques , rassure car elle devrait moins secouer les 17000 producteurs de lait de l' ULN .
+Un atout de_taille en ces temps de jacqueries .
+La sant� financi�re de ce groupe , fond� par M. Auguste Grandin au_lendemain_de la deuxi�me guerre mondiale , n' a jamais �t� tr�s florissante .
+Ce regroupement de sept coop�ratives , autour_du premier maillon des vall�es d' Elle_et_Vire , s' est d�velopp� en_grande_partie gr�ce_aux subventions europ�ennes agricoles pour les produits de_base comme le lait , la poudre et le beurre .
+Le conseil d' administration , compos� de notables , confiait donc la direction g�n�rale de l' entreprise � des hauts fonctionnaires connus pour leurs relations avec Bruxelles .
+Cette rente de situation a permis � l' ULN de se d�velopper et de s' afficher au_d�but_des ann�es 80 gr�ce_aux restitutions communautaires comme le premier exportateur fran�ais de produits agroalimentaires .
+Toutefois , cette croissance n' �tait pas suivie par une am�lioration des r�sultats .
+Au_contraire , les d�ficits apparaissaient .
+Conjugu�e � cette faiblesse , la politique des quotas laitiers , d�cid�e en 1984 , obligeait l' ULN � revoir toute sa strat�gie pour se tourner vers les produits � valeur ajout�e comme les desserts , l' emmenthal et les yaourts .
+Le groupe intensifiait alors ses efforts sur des marques comme Elle_et_Vire , Meule d' Or ou encore Mamie Nova .
+Un autre virage , celui de l' international , �tait pris au_d�but_des ann�es 90 sous_l'_impulsion_de M. Alain Juillet .
+Ce nouveau directeur g�n�ral , venu de chez Jacobs Suchard , se lan�ait dans une s�rie d' acquisitions en Belgique et en Espagne , esp�rant constituer un groupe europ�en d' envergure .
+Le tout sous l' oeil bienveillant des administrateurs mais sans le consentement de son banquier principal , le Cr�dit Agricole , qui prenait alors ses distances .
+La fragilit� des montages financiers �labor�s pour ses acquisitions , le poids de l' endettement et les pertes d' exploitation conduisaient l' ULN au_bord_du d�p�t de bilan en mars 1992 .
+Cette catastrophe provoquait par_la_suite l' �viction de M. Juillet de son poste de directeur g�n�ral , tandis_que le pr�sident du conseil d' administration , M. Michel Ledru , �tait renouvel� " � l' unanimit� " dans ses fonctions de pr�sident de l' ULN qu' il assume depuis juillet 1989 ... .
+Un consortium de seize banques , conduit par le Cr�dit agricole , accordait alors un cr�dit_-_relais � l' ULN en attendant les plans de reprise et les r�sultats de la cession de la GUF --LBR-- G�n�rale ultrafrais --RBR-- , soci�t� contr�lant Mamie Nova .
+Devant l' importance de l' enjeu et ses cons�quences sur le monde agricole , les pouvoirs publics , via le CIRI --LBR-- comit� interminist�riel de restructuration industrielle --RBR-- , s' en m�laient .
+A la mi_-_juin , deux candidats , Bongrain et Besnier , d�posaient leurs dossiers au CIRI .
+D�butait alors une lutte acharn�e entre deux groupes familiaux aussi discrets que semblables dans leurs parcours et voulant chacun s' affirmer au niveau europ�en .
+M. Jean_-_No�l Bongrain , soixante_-_sept ans , �_partir_d' Illoud dans la Haute_-_Marne , et M. Michel Besnier , soixante_-_trois ans , �_partir_de Laval dans la Mayenne , ont , en_l'_espace_de quarante ans , transform� leur petite laiterie en un groupe leader sur ces march�s .
+Si Bongrain a invent� le Caprice des Dieux en 1956 , qui fut �_la_base_de son expansion , Besnier s' est appuy� sur son camembert Pr�sident cr�� en 1968 .
+" coups de poignard "
+" jusqu'_�_pr�sent , lors_des rachats d' entreprise , on assistait � des parties de poker menteur , ici les coups de poignard n' ont pas manqu� " , racontait un acteur de la n�gociation pour d�crire l' ambiance tendue des discussions .
+En position d' arbitre , les pouvoirs publics pencheront dans_un_premier_temps pour la solution Besnier , ce dernier ayant l' exp�rience de telles fusions d' envergure , la derni�re_en_date �tant celle de Bridel en 1990 .
+De_plus , ce groupe couvre tous les m�tiers de l' ULN , contrairement_� Bongrain , uniquement pr�sent dans le fromage .
+Mais trois probl�mes surgissent alors : l' hostilit� des producteurs de lait de l' ULN pour qui passer chez le concurrent , qui_plus_est priv� , s' apparente � vendre son �me au diable ; le risque d' une situation de monopole dans l' Ouest ; la fragilit� du capital de l' entreprise .
+La succession de M. Michel Besnier pose probl�me puisque cette soci�t� , uniquement familiale et non cot�e en Bourse , a une taille trop importante --LBR-- 19 milliards de francs de chiffre d' affaires --RBR-- pour �tre reprise par un groupe fran�ais .
+Pour cela les pouvoirs publics ont envisag� un_moment l' entr�e dans le capital de Besnier de Sanofi , une filiale d' Elf_-_Aquitaine , pr�sente dans le fromage par_l'_interm�diaire_d' Entremont .
+Ce projet ne fut pas concr�tis� .
+A la fin de la semaine derni�re , Sanofi changea alors de camp pour rejoindre celui de Bongrain .
+A_partir_de_l� , les jeux �taient quasiment faits .
+A Bongrain l' ULN , m�me_si ce groupe fromager n' a jusqu'_�_pr�sent f�d�r� que des PME .
+Il doit d�sormais g�rer , en_accord_avec les banques , une entit� une fois et demie plus grosse que lui en terme de chiffre d' affaires .
+" C' est une logique mixte qui a pr�valu .
+Ce n' est pas forc�ment la plus �conomiquement souhaitable , mais celle qui fera le moins de vagues , compte_tenu_de l' agitation dans les campagnes " , entendait -on dans les milieux bancaires apr�s l' annonce de cette d�cision .
+Concr�tement , elle devrait permettre � Bongrain de se renforcer dans la collecte du lait , o� il �tait peu pr�sent avec 700000 litres --LBR-- 2 milliards de litres pour l' ULN et 4,1 milliards pour Besnier --RBR-- , et de prendre une position appr�ciable dans le camembert .
+Coeur de Lion , lanc� voici deux ans par l' ULN , d�tient 15 % du march� , talonnant le leader Pr�sident --LBR-- 16 % --RBR-- .
+Les autres branches pourraient �tre c�d�es aux partenaires du montage --LBR-- Sodiaal , Entremont ... --RBR-- .
+La d�ception du groupe Besnier est �_la_hauteur_de l' acharnement mis dans la bataille .
+Dans un communiqu� particuli�rement dur , la firme de Laval condamne cette solution " exclusivement financi�re relevant du jeu de Monopoly " et le " g�chis industriel " .
+En_revanche , la discr�tion est de_mise chez le nouvel acqu�reur .
+A lui de d�montrer , au_-_del�_de ce choix politique et de ce montage financier - o� il est peu impliqu� , - ses capacit�s .
+Mis � part la d�cision d' introduire , �_partir_du 1 juillet , un cours unique pour le rouble , timide pr�lude � une r�elle convertibilit� de la monnaie russe , le plan d' " approfondissement " de la lib�ralisation �conomique , pr�sent� mardi 30 juin par le gouvernement , se pr�sente plus comme un catalogue de bonnes intentions que comme un calendrier pr�cis de la poursuite des r�formes �conomiques .
+MOSCOU de notre envoy� sp�cial
+" Ce programme , bien_qu' il ne soit pas destin� � �tre officiellement pr�sent� devant le FMI , doit d�montrer � la communaut� internationale l' attachement de la direction russe � la politique de r�forme et au passage � l' �conomie de march� " , pouvait -on lire dans les Izvestia de mardi .
+Avant la r�union des pays les plus industrialis�s , � Munich , du 6 au 8 juillet , le gouvernement de Moscou a tenu � faire preuve de sa bonne volont� , � fixer un cadre g�n�ral , un �ch�ancier , sans pour autant pr�ciser la date et la nature des r�formes concr�tes .
+Un exemple : il n' a toujours_pas indiqu� quand seront lib�ralis�s les prix de l' �nergie , une d�cision estim�e pourtant comme prioritaire par le FMI --LBR-- fonds mon�taire international --RBR-- .
+Trois �tapes sont pr�vues au_terme desquelles l' �conomie russe devrait retrouver un rythme de croissance positif , comme l' a expliqu� le vice- premier ministre , M. Egor Ga�dar .
+La premi�re �tape , dite " de crise " , visera � poursuivre la lib�ralisation et la stabilisation financi�re .
+L' objectif sera de faire descendre jusqu'_� 2 % � 3 % du PNB --LBR-- produit national brut --RBR-- seulement la part des prix qui seront r�gul�s par les autorit�s et � 20 % de la production les achats effectu�s par l' Etat .
+Le d�ficit des finances publiques devrait �tre stabilis� � 3,5 % du PNB et l' inflation redescendre � 3 % ou 5 % par mois d�s l' an prochain .
+La deuxi�me �tape , au_cours_de laquelle devraient �tre d�velopp�es les entreprises priv�es et la concurrence , visera � r�duire � 40 % la part des entreprises industrielles d�tenues par l' Etat .
+La croissance du PNB devra alors retrouver son rythme " d' avant la crise " , alors_qu' elle s' est inscrite en_baisse de plus de 10 % en 1991 et en fera certainement de_m�me cette ann�e .
+La troisi�me �tape , de " reconstruction " , devrait voir une croissance du PNB de 3,4 % par an et une forte hausse des exportations de haute technologie .
+L' introduction au 1 juillet d' un cours unique pour le rouble � un taux initial de 125 roubles pour 1 dollar devrait favoriser essentiellement les exportateurs russes qui , jusqu'_�_pr�sent , �changeaient les devises qu' ils gagnaient � un taux inf�rieur � celui du march� .
+Cette d�cision , premier pr�alable � une convertibilit� r�elle du rouble , pourrait certes stimuler les exportations , mais certains craignent ici qu' elle ait aussi un effet inflationniste .
+Le fonds de stabilisation du rouble dot� de 6 milliards de dollars , dont la cr�ation a �t� annonc�e par les gouvernements occidentaux en avril , n' a pas_encore vu le jour , et on ignore si la banque centrale aurait les moyens psychologiques et financiers d' enrayer une nouvelle chute du rouble .
+Le programme de r�forme devrait �tre pr�sent� au Parlement russe d�s la fin de cette semaine et il est probable que les d�put�s lui r�serveront un accueil mitig� .
+M. Boris Eltsine aurait lui_-_m�me exprim� ses r�serves sur un plan qu' il juge trop centr� sur la stabilisation macro- �conomique et mon�taire .
+Le pr�sident russe semble �tre maintenant acquis � l' id�e des " industriels " , qui estiment prioritaire l' augmentation de la production , quitte_� prendre des distances avec les progr�s de la lib�ralisation .
+- Dans le portrait de M. Gilles M�nage , nouveau pr�sident d' EDF , publi� dans le Monde du 1 juillet , il fallait lire que c' est en juillet 1988 - et non en juillet 1983 - que M. M�nage est devenu directeur de cabinet du pr�sident de la R�publique .
+R R�duite � un lancinant rituel , la publication mensuelle des chiffres du ch�mage n' en fonctionne pas_moins comme un douloureux rappel � la r�alit� .
+Mauvais , les chiffres de mai --LBR-- le Monde du 1 juillet --RBR-- , qui viennent s' ajouter � une longue s�rie de r�sultats tout aussi n�gatifs , ne font que confirmer une �vidence : les discours volontaristes et les mesures gouvernementales , m�me intelligentes , ne changent rien .
+Ainsi_que Mme Martine Aubry , ministre du travail , en a fait le " d�courageant " constat devant l' association de la presse anglo_-_am�ricaine , les chefs d' entreprise , non_seulement n' embauchent pas , mais licencient , et , avec des taux d' int�r�t �lev�s , l' environnement �conomique n' est toujours_pas favorable .
+Le ch�mage �tant ind�racinable , deux faits entretiennent le danger de mani�re durable .
+En_hausse de 10,2 % par_rapport_� l' an pass� , les licenciements �conomiques d�ferlent � un rythme aussi soutenu qu' au_plus_fort_de la crise .
+Il y en a eu 220000 depuis janvier , qui d�montrent bien que la suppression d' effectifs s' est impos�e comme un acte de gestion , y_compris pour des entreprises en bonne sant� , soucieuses , par ce biais , d' am�liorer leur comp�titivit� .
+La deuxi�me menace vient du ch�mage de longue_dur�e , qui ne cesse de se gonfler .
+Un tiers des ch�meurs sont inscrits depuis plus_d' un an , soit pr�s_de 915000 , en augmentation de 16,2 % sur mai 1991 .
+Pis , la dur�e moyenne de ch�mage s' �tablit d�sormais � 390 jours , c'_est_-_�_-_dire � 8 de_plus_que l' ann�e derni�re .
+Fix�e sur un objectif de 500000 par Mme Edith Cresson , puis de 900000 par M. Pierre B�r�govoy , l' op�ration en_faveur_des ch�meurs de longue_dur�e , qui doit s' achever en novembre , n' en devient que plus urgente .
+Mais , en_m�me_temps , elle appara�tra �galement vaine .
+Pass�s les entretiens individuels en_cours , comment peut -on , comme promis , offrir une solution � chacun , un stage , une activit� d' int�r�t g�n�ral ou un emploi ?
+S' agissant des capacit�s du march� du travail , la r�ponse est malheureusement connue .
+A_peine 30000 emplois salari�s suppl�mentaires ont �t� cr��s en 1991 , et les effectifs sont en_baisse_de 0,1 % au premier trimestre de 1992 .
+Dans_ces_conditions , il n' y a rien � esp�rer , sauf , ainsi_que Mme Aubry commence � le dire , � chercher une issue dans le d�veloppement de nouveaux emplois de_services , qui repr�sentent 45 % de la consommation des m�nages au Japon , contre 25 % en Europe .
+Ce qui supposerait une vraie r�volution .
+Deux dirigeants de la Banque de l' union europ�enne --LBR-- BUE --RBR-- ont �t� condamn�s mardi 30 juin , par le tribunal correctionnel de Paris , � une amende de 100000 francs et � quatre mois d' emprisonnement avec sursis pour " d�lit d' initi�s " .
+Cette condamnation met - provisoirement - un terme � l' affaire de La ruche m�ridionale , dont le dossier avait �t� transmis au parquet par la Commission des op�rations de bourse --LBR-- COB --RBR-- en 1989 .
+Un an auparavant , Rallye SA et CFAO avaient pr�sent� une OPA sur les actions de la ruche m�ridionale --LBR-- LRM --RBR-- .
+Or la COB , lors_d' une enqu�te , avait relev� des infractions commises " au_cours_des semaines pr�c�dant le d�p�t de l' offre par Rallye SA , le 28 d�cembre 1988 " .
+Ainsi , le 4 novembre de la m�me ann�e , la Banque de l' union europ�enne --LBR-- BUE --RBR-- , qui pr�sentait l' offre pour le compte de Rallye , avait acquis une soci�t� holding dont l' unique actif �tait une participation de 9,94 % dans LRM .
+Toujours selon la COB , en tenant compte des titres d�j� en sa possession et des acquisitions effectu�es sur le march� au_cours_des jours qui suivirent le rachat de la soci�t� holding , la BUE d�tenait 12,2 % du capital de LRM le jour du d�p�t de l' offre .
+La COB avait alors �tabli que , au moment m�me o� ces achats �taient effectu�s , la banque d�tenait des informations non publiques .
+Au_cours_de cette m�me audience , le tribunal , a aussi condamn� deux dirigeants de Docks de France � 50000 francs d' amende pour avoir n�glig� de d�clarer le franchissement de seuil .
+La COB avait constat� �_l'_�poque que les Docks de France - � qui la BUE avait rachet� la participation de la soci�t� holding le 4 novembre 1988 - n' avaient pas signal� le franchissement de seuil � la baisse dans le capital de LRM .
+R�agissant � cette d�cision judiciaire , l' union europ�enne de CIC - qui a depuis absorb� la BUE - entend faire_appel .
+A des jours du sommet des sept grands pays industrialis�s , du 6 au 8 juillet � Munich , nous poursuivons notre enqu�te sur la situation des pays riches --LBR-- le Monde du 30 juin et du 1 juillet --RBR-- .
+En Grande_-_Bretagne , le gouvernement de M. John Major tente de remettre l' �conomie sur le chemin de la croissance .
+Mais les signes de reprise restent incertains , et les marges de manoeuvre sont limit�es par les contraintes de la discipline communautaire et par les pesanteurs traditionnelles de la soci�t� britannique .
+Londres de notre correspondant
+L' acte de d�c�s de " Neddy " a �t� sign� le 16 juin .
+Les �pitaphes ont �t� nombreuses pour saluer la disparition d' un organisme repr�sentant le dernier vestige d' une tentative de politique contractuelle � la fran�aise , tentative qui , faute_de volont� politique , ne fut jamais que la caricature du syst�me fran�ais .
+En annon�ant l' ex�cution du national Economic Development Council --LBR-- NEDC ou " Neddy " --RBR-- , M. Norman Lamont , chancelier de l' Echiquier , s' est content� de souligner que ce forum r�unissant les repr�sentants des pouvoirs publics , des syndicats et de l' industrie , et cens� �tre le creuset o� s' �laborerait une politique �conomique , t�moignait d' une approche " corporatiste " d�pass�e .
+Il_y_a en_effet bien longtemps que ce dialogue tripartite , tel que l' avait con�u Harold Macmillan en 1962 , �tait devenu un dialogue de sourds .
+" Neddy " enterr� , la r�alit� des relations sociales britanniques appara�t sans fard .
+Mme Thatcher refusait de traiter avec les syndicats , parce_que l' id�e de consensus lui �tait �trang�re : la comp�tition individuelle devait l' emporter sur la responsabilit� collective .
+En treize ann�es de pouvoir , les gouvernements conservateurs successifs n' ont gu�re sollicit� les avis des partenaires sociaux pour op�rer , gr�ce_� une politique de privatisations syst�matique , une s�paration de_plus_en_plus prononc�e entre l' Etat et le march� .
+Le premier ministre a r�cemment confirm� cette orientation devant ce temple de la pens�e lib�rale qu' est l' Adam Smith Institute : moins_d' Etat , toujours moins_d' Etat , pour lib�rer l' �conomie .
+Pourtant , �_la_diff�rence_de son pr�d�cesseur , il consid�re que les pouvoirs publics doivent aussi exercer un r�le r�gulateur dans l' �conomie .
+Le paradoxe de ce " n�o- lib�ralisme " britannique est d' allier le d�sengagement de l' Etat � un plus grand interventionnisme : les ambitions de l' influent ministre du commerce et de l' industrie , M. Michael Heseltine , sont , �_cet_�gard , sans ambigu�t� , m�me_si ses th�ses sont contest�es au_sein_du gouvernement , par les partisans plus orthodoxes du lib�ralisme " thatch�rien " .
+Le temps n�cessaire Au moment o� les �conomistes commencent � croire que la Grande_-_Bretagne sort lentement de la plus grave r�cession qu' elle ait connue depuis la fin de la seconde guerre mondiale , le gouvernement de M. John Major dispose de des atouts en_m�me_temps_qu' il p�tit de s�rieux handicaps .
+Ayant surmont� l' �preuve des �lections parlementaires du 9 avril , le premier ministre b�n�ficie d' un long mandat politique pour mettre en oeuvre une politique qui , du_fait_de l' aggravation du d�ficit budg�taire , aura forc�ment le go�t amer des �conomies forc�es .
+Pendant la p�riode pr�- �lectorale , le vieux dogme " thatch�rien " du " on ne d�pense que ce que l'on poss�de " a �t� s�rieusement mis entre parenth�ses .
+Le gouvernement par_exemple a d�pens� beaucoup d' argent pour r�duire les tr�s impopulaires listes d' attente dans les h�pitaux publics du NHS --LBR-- service national de sant� --RBR-- : des nombreux malades ont ainsi pu se faire soigner aupr�s_des m�decins priv�s .
+Les besoins d' emprunt du secteur public , c'_est_-_�_-_dire le d�ficit budg�taire , sont �valu�s � 28 milliards de livres cette ann�e , soit l' �quivalent de 275 milliards de francs .
+Tout porte � croire que ces besoins grimperont jusqu'_� 32 milliards de livres au_cours_du prochain exercice --LBR-- plus_de 310 milliards de francs --RBR-- , ce qui repr�senterait 4,5 % du revenu national .
+Encore ce chiffre est -il fauss� par les revenus des privatisations , sans lesquels le d�ficit atteindrait 5,75 % du PNB .
+Tout cela est �videmment beaucoup trop , surtout au moment o� Londres se veut partenaire exemplaire de l' Europe .
+Bien_que la Grande_-_Bretagne ait la libert� de rejoindre � son heure l' union �conomique et mon�taire , les " convergences " pr�vues par l' UEM imposent de limiter le d�ficit des finances publiques � 3 % du PNB .
+Discipline d'_autant_plus contraignante qu' il faut d'_une_part aider � la reprise de l' �conomie et que d'_autre_part la doctrine du parti conservateur est b�tie sur la r�duction de la pression fiscale .
+Un taux de 20 % a �t� introduit , avant les �lections , dans le bar�me de l' imp�t sur le revenu , avec pour cons�quence de r�duire les rentr�es fiscales et donc d' alourdir le d�ficit .
+Familles d�poss�d�es
+Comment d'_ailleurs r�duire les d�penses de l' Etat , qui repr�sentent pr�s_de 43 % du PNB ?
+Le gouvernement de M. Major s' est lanc� dans une vaste r�habilitation des services publics .
+Les transports , l' �ducation et la sant� , notamment , ont d�sormais meilleure r�putation .
+Gr�ce_� cette grande id�e du " majorisme " qu' est le " citizen 's charter " --LBR-- la charte des citoyens --RBR-- , les services publics devraient devenir plus performants .
+De_plus , dans un pays o� chacun reste visc�ralement attach� aux bienfaits du welfare state --LBR-- l' Etat_-_providence --RBR-- , il n' est a_priori pas question de remettre en cause ce syst�me .
+Un syst�me pourtant extr�mement co�teux et de_plus_en_plus lourd � g�rer .
+Les m�nages se sont beaucoup endett�s pour financer des d�penses de consommation importantes au_cours_des ann�es 80 .
+Mais , avec la crise , le prix des logements a chut� , entra�nant des consid�rables moins_-_values en_m�me_temps_que grimpait le ch�mage : cette ann�e , 75000 familles se sont vues d�poss�d�es de leur r�sidence principale , faute_de pouvoir honorer leurs traites .
+Fausse richesse pour certains donc , surtout au_quotidien .
+Les prix des biens de consommation sont souvent nettement_plus �lev�s en Grande_-_Bretagne que dans d' autres pays europ�ens , et la qualit� des prestations offertes par les services publics - notamment les transports - est loin_d' atteindre , par_exemple , les standards fran�ais .
+Le " rail " que constituent les voyages incessants des Britanniques de_l'_autre_c�t�_de la Manche , pour " piller " les supermarch�s de Calais , faire r�parer les voitures ou se faire soigner dans les h�pitaux fran�ais en t�moigne .
+La richesse britannique est , d'_autre_part , de_plus_en_plus in�galement r�partie , l' �cart entre les plus riches et les plus pauvres ne cessant de se creuser .
+des signes parmi d'_autres : l' importance grandissante du ph�nom�ne des homeless --LBR-- les sans_-_abri --RBR-- , qui touche pr�s_de 62000 familles en Angleterre ; la multiplication des mendiants que l'on voit dormir �_l'_entr�e_des boutiques des quartiers chics du centre de Londres , une vision qui avait disparu depuis la seconde guerre mondiale .
+Les bonnes intentions de M. Major , qui souhaite promouvoir une classless_society , une soci�t� qui offre l' �galit� des chances , se heurtent � la r�alit� d' un pays qui n' �volue que lentement , comme en t�moignent les barri�res entre " castes " sociales .
+M�me_si l'on assiste � un tassement de la fr�quentation des �coles priv�es et des coll�ges , lesquels ont tendance � perp�tuer une �ducation �litiste , m�me_si la Grande_-_Bretagne est dirig�e par un premier ministre sans formation universitaire , les hauts fonctionnaires , les dirigeants de la City et de l' industrie restent largement issus du moule d' " Oxbridge " --LBR-- Oxford , Cambridge --RBR-- .
+Et ce moule bien_s�r , ne porte pas � une vision r�formiste de la soci�t� .
+Dans_le_cadre_d' une comp�tition internationale accrue , cet aspect des choses a son importance .
+Le plus pr�occupant reste le ch�mage .
+Le gouvernement parle bien d' un " tassement dans l' augmentation " , mais , avec plus_de 2720000 ch�meurs - 9,6 % de la population active - et une reprise �conomique encore incertaine , l' espoir d' une am�lioration appara�t t�nu : des experts gouvernementaux estiment que le niveau du ch�mage ne baissera pas en_de��_du seuil de 2,5 millions avant la fin de la d�cennie .
+Le pi�ge de la pauvret� --LBR-- une cons�quence indirecte des avantages sociaux du welfare state --RBR-- se referme ainsi sur un nombre croissant de travailleurs : dans les ghettos urbains du nord de l' Angleterre , les ch�meurs de la " troisi�me g�n�ration " ne sont pas rares .
+La Grande_-_Bretagne paie encore le prix des erreurs pass�es , au premier rang desquelles la n�gligence gouvernementale �_l'_�gard_de l' �ducation et de la formation .
+Seulement 34 % environ des jeunes gens �g�s de seize ans � dix_-_huit ans b�n�ficient d' un syst�me d' �ducation ou de formation , contre 47 % en Allemagne et 66 % en France .
+M. Major s' est attaqu� � cette insuffisance chronique en d�gageant des dizaines de milliers de places nouvelles de contrats_-_formation .
+Un effort louable , mais une goutte d' eau dans la mer .
+La n�cessaire " r�volution " de la formation en Grande_-_Bretagne va �tre retard�e par l' aust�rit� budg�taire .
+Paix sociale paradoxale
+Pourtant , les mentalit�s commencent � �voluer .
+Lors_de la r�cession de 1979 - 1981 , les employeurs avaient taill� en_priorit� dans les budgets de formation , un r�flexe qu' ils n' ont plus aujourd'_hui .
+Les industriels britanniques mesurent mieux l' incidence de la formation sur la productivit� .
+En_d�pit_de progr�s notables , cette derni�re , comme le montre un rapport du patronat britannique , la Confederation_of_British_Industry --LBR-- CBI --RBR-- , est inf�rieure de 35 % � ce qu' elle est en Allemagne .
+Globalement , l' industrie britannique souffre toujours des m�mes handicaps pour s' imposer dans la comp�tition internationale : l' appareil productif a fait un bond qualitatif , mais sa capacit� reste insuffisante ; les travailleurs sont m�diocrement form�s ; l' absence de concertation avec les pouvoirs publics se traduit par des reconversions industrielles trop tardives .
+La production n' a progress� que de 0,5 % par an en_moyenne depuis 1979 , et les espoirs d' une relance semblent la_plupart_du temps li�s � la seule progression du savoir_-_faire japonais , notamment dans l' �lectronique et l' industrie automobile .
+Au moment o� l'on assiste � un tassement de l' activit� des services financiers , l' industrie n' est pas capable de prendre_le_relais .
+L' un des rares atouts dont elle b�n�ficie est la paix sociale - exemplaire en Europe .
+Cette situation , paradoxale dans un pays o� le taux de syndicalisation reste l' un des plus forts des pays industrialis�s , est le r�sultat d' une politique syst�matique de r�duction du pouvoir syndical dans l' entreprise , que M. Major entend poursuivre .
+Les chiffres sont �loquents : les trade_unions ont perdu 3,5 millions d' adh�rents depuis 1979 , et , en 1991 , le nombre de journ�es perdues �_la_suite_d' arr�ts de travail a �t� le plus faible depuis un si�cle .
+Il faudra cependant davantage_que cette paix sociale pour acc�l�rer le retour de la croissance .
+Le chancelier de l' Echiquier est soumis � des pressions de_plus_en_plus vives pour obtenir de la CEE un r�am�nagement des parit�s de la livre sterling , les partisans de cette mesure estimant que les exportateurs sont actuellement p�nalis�s par un taux de change trop �lev� .
+Une " d�valuation " , expliquent -ils , rendrait les produits britanniques plus comp�titifs .
+M. Major a fermement refus� de se laisser entra�ner dans cette voie , tout comme M. Lamont , qui d�clare en_outre qu' il n' est plus question pour_le_moment de baisser les taux d' int�r�t .
+Vu le tr�s faible �cart de taux avec le voisin allemand , le gouvernement britannique est en_effet contraint d' attendre que Francfort d�cide de r�duire son loyer de l' argent avant_de faire de_m�me .
+La fermet� du deutschemark par_rapport_� la livre , conforte , � Londres , cette analyse , en_m�me_temps_que le premier ministre manifeste son attachement � l' Europe �_travers les disciplines du SME .
+La priorit� reste la bataille contre l' inflation .
+Objectif : �galer , si_possible , le niveau atteint --LBR-- 2 % --RBR-- par le Japon , m�me_si cela se traduit par des sacrifices suppl�mentaires en_mati�re_de ch�mage .
+Dans_ces_conditions , quelle reprise �conomique attendre ?
+De_semaine_en_semaine , les pr�visions du gouvernement comme celles du patronat se font plus impr�cises .
+Au_mieux , la reprise sera lente et de faible ampleur .
+Le Tr�sor a successivement annonc� une croissance de 2,5 % en 1992 , puis de 2 % , enfin de 1 % .
+Les " eurosceptiques " du parti conservateur en tirent argument .
+Pour eux , l' �conomie britannique , en renon�ant au " grand large " , acquitte d�cid�ment un bien lourd tribut � l' Europe .
+Prochain article : Italie : la " crise de confiance " par Marie_-_Claude Decampse Tout en maintenant l' application du permis � points et en mena�ant de sanctionner les routiers qui barrent les grands axes de circulation , le gouvernement a fait une concession aux protestataires .
+Pendant une p�riode dont le terme n' a pas �t� fix� , les chronotachygraphes , disques de contr�le de vitesse , ne seront pas utilis�s comme moyen de prouver les infractions .
+Un barrage sur l' autoroute A_-_6 a �t� lev� jeudi matin .
+En prenant en_otage non_seulement les vacanciers de juillet , mais aussi l' �conomie nationale , pour s' opposer � la cr�ation du permis_de_conduire � points , les chauffeurs routiers sont en_train_de scier la branche sur laquelle ils croissent depuis vingt ans .
+Car le d�veloppement consid�rable du trafic des poids lourds sur les routes - le double de celui des voitures individuelles - ne s' explique pas seulement par la sp�cialisation croissante des outils de production ou la suppression des fronti�res intra- europ�ennes qui exigent et facilitent les �changes de marchandises .
+Cette explosion s' explique �galement par la mise en application depuis une vingtaine d' ann�es de la th�orie des " flux tendus " , cens�s minimiser les frais de stocks .
+Dans ce syst�me , les entrepreneurs soucieux de r�ductions de co�ts passent des contrats draconiens �_long_terme avec des transporteurs routiers pour_que ceux_-_ci leur apportent en_temps_et_en_heure les pi�ces ou les mati�res premi�res dont ils ont besoin .
+Ils peuvent ainsi r�duire leurs stocks qui se trouvent , de_fait , transf�r�s chez leurs fournisseurs , voire chez les transporteurs .
+Qui approvisionne les constructeurs automobiles en pare_-_brise de voitures au rythme de la production ?
+Qui apporte les ingr�dients n�cessaires aux complexes sid�rurgiques et chimiques ?
+Qui achemine jusqu' aux march�s les p�ches de la vall�e du Rh�ne cueillies le matin m�me ?
+des norias de camions .
+Un dispositif fragile
+Les autres modes de transports sont concern�s par cette technique : les p�niches sont utilis�es pour stocker et acheminer de_la bi�re ; les p�troliers pratiquent de_m�me avec leurs super - tankers .
+Mais c' est le camion , plus souple d' utilisation , plus adapt� aux variations des volumes � transporter , peu cher en_raison_de la surcapacit� d' un secteur domin� par un artisanat mal form� et mal r�mun�r� , qui a profit� de la g�n�ralisation de ces flux tendus .
+En s' effor�ant de paralyser la vie �conomique pour faire_pression sur le gouvernement , les routiers mettent une_fois_de_plus en_lumi�re la fragilit� du dispositif .
+Les acteurs �conomiques sont en_train_de prendre conscience que le " tout camion " est extr�mement dangereux , car les professionnels de la route n' en finissent pas de barrer les routes : contre les d�lais_de_paiement et les bas prix pratiqu�s � l' automne 1991 ; contre le permis � points mena�ant , selon eux , de leur retirer leur outil de travail aujourd'_hui .
+Demain contre la concurrence de la SNCF , de la p�niche ou de leurs confr�res espagnols ou n�erlandais plus performants ?
+Les routiers n' �taient plus " sympas " depuis les ann�es 80 , tant les automobilistes avaient pu constater leurs manquements r�p�t�s et croissants aux limitations de vitesse .
+Ils �taient montr�s du doigt par les �cologistes qui d�non�aient leurs exigences en_mati�re_de cr�ations d' autoroutes .
+Voici qu' ils usent de fa�on irresponsable du poids qu' ils ont acquis .
+Nul doute que les responsables �conomiques en tireront les le�ons et qu' ils chercheront � s' affranchir du camion .
+Ce qui ne serait pas un mal non_plus pour la collectivit� puisque l'on annonce une croissance de quelque 80 % du trafic poids lourds dans les dix ans �_venir : des belles thromboses en_perspective .
+Onze ans apr�s l' arriv�e au pouvoir de M. Fran�ois Mitterrand , les mauvais g�nies qui , au congr�s du PS � Valence en 1981 , r�clamaient que des " t�tes " tombent n' ont d�cid�ment plus le vent en poupe .
+Sur la petite quarantaine de renouvellements de PDG des entreprises nationalis�es , d' importance in�gale , qui ont d�j� eu_lieu , la continuit� l' a emport� sur le changement , puisqu' on compte vingt_-_quatre reconductions pour onze d�parts et quatre permutations .
+Si le petit jeu des luttes d' influence et des batailles de coteries n' a pas �t� absent des palais minist�riels , jusqu'_� l' arbitrage final rendu par M. Pierre B�r�govoy ou m�me souvent par le chef de l' Etat , la logique �conomique semble bien avoir �t� plus forte que la logique politique .
+Que l' Etat ait ainsi renonc� � abuser de ses pr�rogatives en �vitant le grand chambardement �_la_t�te_des grandes entreprises industrielles et financi�res est en_fait conforme aux engagements de ses dirigeants .
+D�s 1988 , dans sa Lettre � tous les Fran�ais , M. Mitterrand s' �tait d�clar� r�solu � �liminer " les mauvaises moeurs de la chasse aux sorci�res " .
+Et plus r�cemment , M. B�r�govoy avait affirm� : " Nous garderons les meilleurs et les changements seront peu nombreux .
+" On se retrouve ainsi dans un sc�nario proche de celui du pr�c�dent renouvellement de 1989 , o� une trentaine de PDG d' entreprises nationalis�es avaient �t� reconduits sur les quarante_-_trois mandats qui arrivaient � expiration .
+Le mim�tisme est tel que , comme il_y_a trois ans , on ne compte aucune femme dans la cuv�e 1992 .
+On est donc bien loin_de la vague rose de 1982 o� , dans le secteur nationalis� , tous les pr�sidents des grands groupes industriels - �_l'_exception_de MM. Fauroux --LBR-- saint_-_Gobain --RBR-- et Gandois --LBR-- Rh�ne_-_Poulenc --RBR-- - avaient �t� chang�s ainsi_que la totalit� des PDG des banques .
+La priorit� �tait alors clairement de mettre en place des hommes nouveaux afin , comme on le disait joliment ... , de " trancher les adh�rences " .
+En juillet 1986 aussi , le couperet avait �t� assez rude puisque la moiti� des postes de PDG des vingt_-_quatre groupes privatisables avaient chang� de titulaires , MM. Gomez --LBR-- Thomson --RBR-- et Stern --LBR-- Bull --RBR-- restant cependant en_place .
+Cette volont� de continuit� des pouvoirs publics , m�me_si elle n' est pas exempte de des d�rapages , illustre une certaine maturation id�ologique du gouvernement socialiste , d�sormais plus soucieux de la bonne marche des entreprises que de la distribution de places � ses amis politiques .
+Elle confirme surtout une �volution de la perception du r�le de l' entreprise et de ses dirigeants - vus il_y_a onze ans comme autant des lieux de r�sistance � la volont� de changement , jug�s davantage aujourd'_hui en_raison_de leur strat�gie , de leur efficacit� et de leur comp�titivit� .
+Transparence et coh�rence
+Au_demeurant , si la logique �conomique a pr�sid� , pour_l'_essentiel , aux choix du gouvernement , les crit�res de d�cision , faute_de transparence , n' ont pas toujours �t� d' une tr�s grande coh�rence .
+Dans la " valse " de 1992 , on peut ainsi faire plusieurs constats .
+Les plus anciens , ceux qui ont �t� nomm�s en 1982 , ont tous �t� reconduits , qu' il s' agisse de MM. Alain Gomez --LBR-- Thomson --RBR-- , Michel Albert --LBR-- AGF --RBR-- ou Ren� Thomas --LBR-- BNP --RBR-- .
+En_revanche , M. Thomas , au_terme_d' h�sitations qui ont traduit un r�el flottement des pouvoirs publics , est le seul � avoir �t� confirm� parmi ceux dont on savait qu' en_raison_de leur �ge ils ne pourraient aller au bout d' un nouveau mandat de trois ans --LBR-- le monde du 2 juillet --RBR-- .
+MM. Pierre Delaporte --LBR-- EDF --RBR-- et Henri Martre --LBR-- A�rospatiale --RBR-- ont ainsi �t� priv�s de sursis .
+Est -ce seulement pour " verrouiller " la direction de ces entreprises , hautement strat�giques , afin_d' �viter de laisser un gouvernement de droite proc�der � la rel�ve ?
+Sensibilit�s politiques et �quilibre
+des autres nominations se veulent justement strat�giques .
+C' est au_nom_de la logique industrielle que M. Bernard Pache , expert en restructurations , a remplac� M. Francis Lorentz �_la_t�te_de Bull .
+Mais pourquoi M. Lorentz a -t-il ainsi pay� ?
+Pour son endettement de 11 milliards de francs ?
+Pour son 1,5 milliard de pertes sur les six premiers mois de 1992 apr�s deux exercices d�ficitaires ?
+Ou pour ses d�saccords avec le pr�c�dent gouvernement de Mme Edith Cresson ?
+Le fait est que le plan de mutation mis en oeuvre par M. Lorentz �_la_fin 1990 n' est pas achev� .
+M. Gomez , engag� lui aussi dans une difficile mutation , a -t-il �t� jug� sur les m�mes crit�res ?
+Si Thomson - CSF est le num�ro deux mondial dans l' �lectronique de d�fense , en_revanche Thomson Consumer Electronics perd de_l' argent et supporte un endettement de 10 milliards de francs .
+Or l' un a �t� remerci� , l' autre confirm� .
+La logique industrielle est plus claire pour la reconduction de M. Francis Gutmann �_la_t�te_de Gaz de France , r�compens� pour sa strat�gie de d�veloppement international , ou pour la nomination de M. Louis Schweitzer chez Renault , alors_m�me_que M. Raymond L�vy l' avait pr�par� � sa succession .
+On peut en dire autant de la confirmation de M. Jean Gandois , lou� tant pour son bilan que pour sa strat�gie , qui sera ainsi encourag� dans son combat pour une plus grande ouverture du capital de Pechiney international .
+Comme_s' ils voulaient d�montrer que seules l' efficacit� et la comp�tence pr�sidaient � leurs choix , MM. Mitterrand et B�r�govoy ont en_apparence mis de_c�t� les sensibilit�s politiques .
+Parmi les reconduits , on trouve certes des PDG dont le coeur penche visiblement � gauche : MM. Lo�k Le Floch - Prigent --LBR-- Elf_-_Aquitaine --RBR-- , ancien directeur de cabinet de M. Pierre Dreyfus � l' industrie en 1981 , M. Jean Peyrelevade --LBR-- UAP --RBR-- , ancien directeur adjoint de cabinet de M. Mauroy � Matignon , M. Gutmann , ancien secr�taire g�n�ral du Quai d' Orsay de 1981 � 1985 , M. Christian Blanc --LBR-- RATP --RBR-- , rocardien en mission p�rilleuse en Nouvelle Cal�donie en 1985 .
+Mais l' �quilibre est assur� avec des hommes qui ont travaill� avec l' actuelle opposition quand elle �tait au pouvoir - MM. Fran�ois Heilbronner --LBR-- GAN --RBR-- , ancien directeur adjoint de cabinet de M. Jacques Chirac , Jean_-_Yves Haberer , ancien directeur du Tr�sor sous M. Raymond Barre - ou qui en sont proches , comme M. Jean_-_Ren� Fourtou --LBR-- Rh�ne_-_Poulenc --RBR-- avec M. Giscard d'_Estaing .
+Toutefois , les vieux d�mons n' ont pas totalement disparu et certaines nominations peuvent encourir le reproche d' �tre plus politiques que strat�giques .
+Il en est ainsi surtout de celle de M. Gilles M�nage , ancien directeur de cabinet de M. Mitterrand , �_la_t�te_d' EDF , o� il aura bien besoin de l' aide du directeur g�n�ral , M. Jean Bergougnoux , pour faire son apprentissage et s' imposer .
+A un niveau moindre , et sans sous_-_estimer leurs comp�tences , d'_autres nominations risquent d' �tre accueillies de la m�me fa�on .
+Il en est ainsi de celles de MM. Christian Tardivon --LBR-- banque r�gionale de l' Ain , groupe du GAN - CIC --RBR-- , ancien directeur de cabinet , aux sympathies socialistes bien connues , de M. Jean_-_Marie Rausch puis de M. Bernard Tapie , ou m�me de M. Jean Matouk , qui passe de la pr�sidence de la Caisse nationale de l' �nergie � celle de la Soci�t� marseillaise de cr�dit .
+Professeur d' �conomie , ayant appartenu au groupe d' experts autour_du candidat socialiste en 1981 , il a �crit en 1987 un livre sur " le socialisme lib�ral " , mais le monde bancaire ne lui est pas inconnu puisqu' il a �t� PDG de la banque Chaix .
+Quant_� M. Fran�ois_-_Xavier Bordeaux --LBR-- Soci�t� bordelaise de cr�dit industriel et commercial --RBR-- , c' est un fid�le de M. B�r�govoy , dont il a �t� le conseiller jusqu'_en 1989 .
+Conseiller municipal socialiste , il �tait d�j� cependant directeur g�n�ral de la banque qu' il va pr�sider .
+Les anicroches � la continuit� ne mettent pas en_cause la pr�dominance de la logique �conomique dans ces renouvellements .
+Mais l' impression reste celle d' un travail inachev� .
+A l' heure o� le gouvernement s' est r�solu � des privatisations partielles , ce qui supposera de s' en remettre aussi au jugement des nouveaux actionnaires , o� le Parti socialiste �voque dans son contrat de l�gislature des �ventuelles nationalisations , mais surtout des vraies privatisations , le maintien de la r�gle du mandat de trois ans demeure anachronique .
+Comme M. Fauroux en son temps , MM. Michel Sapin et Dominique Strauss_-_Kahn , respectivement ministre de l' �conomie et de l' industrie , s' �taient prononc�s pour une extension � cinq ans de la dur�e des mandats des PDG des entreprises nationalis�es .
+Mais la r�forme n' a pas - encore - eu_lieu .
+Comme_si la conversion des socialistes n�cessitait une nouvelle �tape : le fait de reconna�tre que les entreprises nationales , engag�es dans des strat�gies d' internationalisation croissante , ont besoin d' avoir des directions stables .
+A l' abri de la dictature du court terme .
+--LBR-- 1 --RBR-- MM. Philippe Fran�s , Antoine Riboud , Daniel Goeudevert , Michael Grunelius , Jacques fournier , Jean_-_Daniel L�vi , J�r�me Monod , Philippe Reynier , Pierre Berg� , Robert Fitzpatrick , Pierre Dauzier , Jacques Maillot , Michel Albert et Michel_-_Edouard Leclerc .
+A l' initiative de l' hebdomadaire le Nouvel observateur , quatorze patrons --LBR-- 1 --RBR-- ont sign� un " manifeste pour l' emploi " .
+Partant d' un constat - " la croissance fran�aise ne cr�era pas suffisamment d' emplois " - , ils en d�duisent que , " pour inverser cette tendance , il faut --LBR--...--RBR-- une action solidaire de toute la soci�t� " , l' emploi �tant " l' affaire de tous " .
+Reconnaissant la responsabilit� de l' entreprise , ils consid�rent que les r�ductions d' effectifs " ne peuvent �tre tenues pour un instrument banal de gestion " .
+D'_autre_part , ils s' engagent � " la recherche incessante des nouveaux gisements d' emploi " , parmi lesquels les " innombrables services individuels et collectifs " , et concluent que " l' ultralib�ralisme a montr� ses limites dans plusieurs pays " .
+Dans un entretien publi� mercredi 1 juillet par la Croix , M. Jacques Chirac , pr�sident du RPR , accuse les socialistes de " s' acharner � contr�ler de mani�re autoritaire le volume de la consommation m�dicale , alors_que les Fran�ais doivent �tre libres de d�penser le fruit de leurs efforts " .
+La d�cision du gouvernement de retirer le projet de loi sur la ma�trise des d�penses de sant� a �t� favorablement accueillie par la CGT , qui rappelle avoir " constamment manifest� son d�saccord " , par la coordination action sant� qui salue " le r�alisme " des pouvoirs publics et par la Conf�d�ration des syndicats m�dicaux fran�ais --LBR-- CSMF --RBR-- .
+En_revanche , la CFDT d�nonce une " capitulation " .
+La Mutualit� fran�aise regrette " la victoire de la d�magogie politique et des int�r�ts corporatistes sur l' int�r�t g�n�ral " .
+La CFE - CGC fait �tat de sa " consternation " et le Parti socialiste critique les " syndicats m�dicaux emp�tr�s dans leurs surench�res et la droite qui flatte tous les corporatismes .
+Dans le groupe du Cr�dit industriel et commercial , ont �t� renouvel�s dans leurs fonctions de pr�sident M. Jean Duram� au Cr�dit industriel de Normandie , M. Bernard Gaudill�re � la banque r�gionale de l' Ouest , M. Claude Lamotte � la Banque Scalbert - Dupont , M. Jean Weber au Cr�dit industriel d' Alsace et de Lorraine , tandis_que M. Jean_-_Paul Escande quitte la pr�sidence de la Marseillaise de Cr�dit pour prendre celle du Cr�dit industriel de l' Ouest , laiss�e vacante par le d�part en retraite de M. Bernard Madinier .
+A la lyonnaise de Banque , M. Henri Moulard , directeur g�n�ral depuis 1982 et pr�sident depuis 1987 , a �t� remplac� par M. Denis Samuel - Lajeunesse , ancien �l�ve de l' ENA , chef du service des affaires internationales � la direction du Tr�sor , et l' un des plus brillants hauts fonctionnaires du minist�re des finances .
+Le d�part de M. Moulard , dont le professionnalisme n' est pas en_cause --LBR-- il a , en vingt_-_huit mois , r�ussi � r�duire de 25 % , sans licenciements , des effectifs exc�dentaires --RBR-- , est s�v�rement jug� � Lyon , o� l'on d�nonce une " agression " de Paris .
+Il pourrait pr�luder , dit -on , � une amputation des guichets m�ridionaux de la lyonnaise au profit de la Marseillaise de cr�dit .
+Autre partant , M. Jean De_La_Chauvini�re , proche du RPR , est remplac� � la Bordelaise du CIC par le directeur g�n�ral , M. Fran�ois_-_Xavier Bordeaux , ancien conseiller de M. Pierre B�r�govoy et conseiller municipal de Bordeaux .
+A la banque r�gionale de l' Ain , M. Jean_-_No�l Reliquet , lui aussi proche du RPR , fait place � M. Christian Tardivon , ancien directeur du cabinet de M. Jean_-_Marie Rausch .
+Comme cela avait d�j� �t� annonc� , M. Gilles Guitton , directeur g�n�ral de la compagnie financi�re du CIC , remplace , �_la_t�te_du CIC Ile_-_de_-_France , M. Jean_-_Pierre Aubert , d�sormais pr�sident de ladite compagnie financi�re .
+Enfin , sans surprise , M. Jean_-_Michel Bloch_-_lain� est renouvel� dans ses fonctions de pr�sident de la Banque Worms , filiale de l' UAP .
+Le conseil des ministres a officialis� , mercredi 1 juillet , la revalorisation du salaire minimum de croissance --LBR-- SMIC --RBR-- de 2,3 % au 1 juillet --LBR-- le monde du 30 juin --RBR-- .
+Le salaire horaire atteint dor�navant 34,06 francs et le SMIC mensuel brut 5756,14 francs .
+Le communiqu� du conseil des ministres rel�ve qu' en un an le SMIC aura progress� de 4,35 % .
+Avec une croissance de 3,3 % � la m�me date , les d�partements d' outre_-_mer b�n�ficieront d' un rattrapage d' un point suppl�mentaire .
+LIMOGES de notre correspondant
+" Cette journ�e nationale d' action , c' est " notre " victoire .
+La FNSEA et le CNJA ont d� sauter vite fait dans le train pour ne_pas rester sur le quai .
+" Ce militant p�rigourdin de la coordination rurale se sent ragaillardi en regardant les actualit�s t�l�vis�es au soir du mardi 30 juin , �_l'_issue_de la journ�e nationale d' action lanc�e par la f�d�ration nationale des syndicats d' exploitants agricoles --LBR-- FNSEA --RBR-- et le Centre national des jeunes agriculteurs --LBR-- CNJA --RBR-- .
+En Dordogne , les barrages de routes avaient commenc� trois jours avant le mardi 30 juin sur l' axe Bordeaux - Clermont_-_Ferrand .
+Et il fallait se remonter le moral apr�s " l' �chec " --LBR-- le mot est du militant p�rigourdin de la coordination --RBR-- du blocus de Paris .
+Les diff�rences de " boutique " , en_fait , n' obs�dent pas outre_mesure les agriculteurs .
+Ce n' est pas la premi�re fois que des organisations , en_principe oppos�es , se retrouvent , en_fait , sur les m�mes barrages .
+Les responsables locaux de la FNSEA et CNJA du Centre - Ouest ne se sentent ni mal_�_l'_aise ni des " r�cup�rateurs " sournois des actions engag�es spontan�ment sur_le_terrain .
+" Le probl�me ne se pose pas comme_�a , explique un manifestant berrichon , responsable syndical .
+Nous avons les m�mes productions , les m�mes probl�mes ; nous sommes dans les m�mes groupements .
+Dans des cantons o� tout le monde se conna�t , il n' est pas question un instant de ne_pas �tre l� .
+" La coordination analyse les choses autrement .
+" Nous n' avons pas les chefs , mais nous avons les troupes " , dit , en parlant du syndicalisme officiel , M. Jacques Laigneau , l' un de ses p�res fondateurs .
+Quant_� l' op�ration " blocus de Paris " , il refuse le terme d' �chec : " l' agressivit� des forces polici�res �tait telle qu' il y aurait eu des morts .
+Les gars sur les tracteurs parlaient d' aller chercher les fusils .
+Nous avons voulu �viter le pire .
+" quant_� M. Philippe Arnaud , l' autre responsable national de la coordination , il pr�cise : " Nous sommes plus d�termin�s que jamais " .
+Un communiqu� de la coordination , mercredi 1 juillet , annonce d'_ailleurs que " les actions vont se poursuivre et s' intensifier " .
+Pourtant , la coordination a d�cid� de se replier dans les zones o� elle se sent influente .
+D'_autant , dit M. Arnaud , que , " de_toute_fa�on , nous avons gagn� la bataille m�diatique ; nous avons eu les t�l�s du monde entier " .
+Quelles sont les perspectives ?
+Selon les dirigeants , il y en a trois : " d'_abord se structurer et porter l' action sur_le_terrain ; ensuite , entra�ner un maximum d' agriculteurs et leurs organisations dans les manifestations " .
+" Je ne connais pas l' avenir de la coordination , note M. Arnaud , mais je sais que d�sormais Ce ne sera plus comme_avant .
+" Il s' agit , ajoute M. Laigneau , de " remplacer la notion de cogestion de la politique agricole , ch�re � la FNSEA , par celle de contre_-_pouvoir actif " .
+Derni�re r�flexion : " Nous allons taquiner les parlementaires de nos d�partements ; ils viennent sur_le_terrain nous assurer de leur solidarit� et ils montent � Paris voter les d�cisions qui nous condamnent .
+" Enfin , concluent les dirigeants , " dans tous les pays de la CEE , les agriculteurs sont hostiles � la r�forme de la PAC .
+Nous allons prendre des contacts europ�ens pour envisager la suite " .
+Les politiques diront que les lobbies fonctionnent bien .
+Certains y verront une " peau de banane " destin�e � les g�ner .
+Les gardiens du temple de la rigueur �conomique , un nouvel �pisode des traditionnelles discussions budg�taires .
+Bref , tous ceux que cela arrange resteront sourds , une_fois_encore , aux cris d' alarme qui se multiplient sur la situation du b�timent et du logement en France .
+Il_y_a un mois , c' �taient les HLM qui s' inqui�taient de la d�gradation de leur situation : des files d' attente deux fois plus longues ; des occupants frapp�s d' immobilisme bouchant l' entr�e de nouveaux arrivants ; la quasi- disparition de logements vacants ; une paup�risation des derniers venus ...
+Dans une semaine , ils expliqueront qu' en_mati�re_de logement l'_�le_-_de_-_France est " une r�gion sinistr�e " .
+Une r�gion atypique , r�torqueront leurs d�tracteurs ... Dans laquelle habitent quand_m�me dix millions de personnes , soit presque un Fran�ais sur cinq !
+Dans le secteur priv� , la situation n' est pas meilleure : les charges explosent ; les loyers aussi : 7 % de hausse � Paris en 1991 , 6,7 % en r�gion parisienne , 5,1 % dans les grandes m�tropoles .
+Et cela , alors_que le parc locatif se r�duit inexorablement !
+Et que dire des acheteurs qui doivent �_la_fois payer des prix vertigineux dans les zones urbaines et subir des taux d' int�r�t r�els sans pareil !
+Quant_aux circuits de financement de l' accession sociale � la propri�t� , ils sont en_voie_de d�composition , menac�s par la d�faveur des livrets A et la " dent " des fonctionnaires de Bercy contre les PAP --LBR-- pr�ts accession � la propri�t� --RBR-- ...
+La premi�re �pure du projet de loi de finances pour 1993 va m�me jusqu'_� pr�voir leur suppression pure et simple !
+Ce qui est politiquement curieux pour un gouvernement de gauche .
+La France a un probl�me avec son logement .
+La f�d�ration nationale du b�timent l' a encore soulign� .
+Elle rectifie � la baisse ses pr�visions pour 1992 et table sur un taux de croissance n�gatif de - 0,5 % .
+L' avenir s' annonce sombre au_vu_des carnets de commandes , en_baisse_de 30 % !
+Et que dire des vingt_mille emplois menac�s dans le b�timent qui , il_y_a un an , faisait un effort pour revaloriser ses bas salaires ?
+Il ne s' agit pas ici de voler au secours des banques et des grands promoteurs : le fran�ais moyen se moque de leurs d�boires .
+En_revanche , il se demande o� il va loger sa famille de trois enfant s' il a la malchance de vivre en r�gion parisienne , combien d' heures de trajet il subira chaque jour pour aller travailler et combien de fins de mois difficiles il devra affronter .
+des probl�mes que l'on a un_peu_de mal � sentir sous les lambris dor�s des minist�res .
+La note trimestrielle de conjoncture de l' INSEE , publi�e jeudi 2 juillet , pr�voit que le produit int�rieur brut --LBR-- PIB --RBR-- marchand de la France augmentera de 2,5 % en_moyenne cette ann�e , contre 0,9 % en 1991 .
+Ce regain de croissance n' emp�chera pas cependant une nouvelle augmentation du taux de ch�mage .
+Un taux de croissance de 2,5 % cette ann�e en France contre 0,9 % en 1991 ; un solde commercial positif dans l' hexagone pour_la_premi�re_fois depuis 1978 ; une hausse des prix toujours mod�r�e --LBR-- 3 % cette ann�e --RBR-- ; une reprise de l' activit� " bien engag�e " dans la zone des pays industriels de l' organisation de coop�ration et de d�veloppement �conomique --LBR-- OCDE --RBR-- , o� la croissance devrait atteindre en_moyenne 1,8 % : l' �tude trimestrielle de conjoncture , publi�e jeudi 2 juillet par l' INSEE , ne manque pas de notes optimistes .
+Elle ne donne pourtant pas exactement l' image d' une �conomie renouant avec une p�riode de croissance vigoureuse et rappelle que , malgr� l' am�lioration globale du climat �conomique , le ch�mage touchera 130000 personnes de_plus en d�cembre 1992 qu' une ann�e plus t�t .
+Le produit int�rieur brut --LBR-- PIB --RBR-- marchand , donc , devrait progresser de 2,5 % cette ann�e , largement gr�ce_� la tr�s bonne performance du premier trimestre ; la croissance du PIB marchand y a atteint 1,1 % , soit 4,4 % en rythme annuel .
+Mais les trois trimestres suivants marqueront une inflexion : 0,4 % entre avril et juin , puis 0,6 % respectivement aux troisi�me et quatri�me trimestres .
+La poursuite de la baisse de l' investissement productif --LBR-- - 2 % , apr�s - 3,5 % en 1991 --RBR-- , la modestie de la demande des m�nages --LBR-- elle se maintient � 2,5 % en rythme annuel depuis la mi_-_Novembre --RBR-- , p�sent toujours sur la capacit� de rebond de l' �conomie fran�aise apr�s le dur tournant de 1990 -1991 .
+Si la consommation de produits manufactur�s et de services se redresse , celle de biens durables a baiss� de 5,1 % l' an dernier et demeure " particuli�rement sensible aux anticipations de revenus , mais peut �tre aussi entrav�e par un moindre recours au cr�dit " , souligne l' INSEE .
+Le boom des exportations - principal pilier de la croissance depuis un an - est amen� � se poursuivre , mais a peut_-_�tre d�j� perdu un_peu de sa vigueur .
+Les comptes trimestriels soulignent que les ventes � l' �tranger de biens et de services marchands ont augment� de 2,9 % au_cours_des trois premiers mois de l' ann�e , et non de 4,3 % --LBR-- pr�c�demment estim�s --RBR-- .
+L' INSEE explique qu' au deuxi�me semestre le calendrier de ventes d' Airbus sera moins charg� et qu' un nouveau dynamisme des exportateurs allemands est � attendre .
+Ce qui ne devrait pas emp�cher la France d' enregistrer cette ann�e son premier exc�dent commercial depuis 1978 --LBR-- apr�s celui , minime , de 1986 --RBR-- .
+En_moyenne , les exportations fran�aises devraient progresser de 7,2 % cette ann�e , contre 4,2 % en 1991 .
+Dans sa note , l' INSEE se f�licite des gains de parts de march� r�alis�s par les entreprises fran�aises � l' �tranger , mais souligne que cette situation ne " d�bouchera sur une r�duction � terme du ch�mage que_si la confiance des agents se redresse suffisamment pour permettre un red�marrage des achats de biens durables et de l' investissement productif " .
+Aujourd'_hui , comme il_y_a un an , les pouvoirs publics aimeraient voir les m�nages consommer plus_de biens durables et les entreprises investir davantage .
+L' INSEE rappelle que " les bons r�sultats � l' exportation n' ont pas suffi � r�tablir totalement la confiance des entreprises " , qui reste suspendue � la reprise de l' �conomie am�ricaine et aux cons�quences financi�res de l' unification allemande .
+Acteur moyen de l' industrie des t�l�communications et donc courant le risque d' �tre marginalis�e , Matra Communication , filiale sp�cialis�e du groupe Matra , a d�cid� de nouer une alliance avec le g�ant canadien Northern Telecom , num�ro quatre du secteur .
+Avec ses 43 milliards de francs de chiffre d' affaires et ses 57000 salari�s dont 11000 en Europe , Northern Telecom p�se sept fois plus lourd que son nouveau partenaire fran�ais .
+Install� � Verdun depuis quatre ans , le canadien fabrique en France des centraux t�l�phoniques priv�s destin�s � l' Europe .
+Lors_d' une conf�rence de presse jeudi 2 juillet , le PDG de Matra , M. Jean_-_Luc Lagard�re , annon�a l' entr�e de Northern Telecom dans le capital de Matra Communication , �_hauteur_de 20 % dans_un_premier_temps , et jusqu'_� un maximum de 49 % d'_ici � 1995 .
+Paribas se retire en d�gageant ainsi une plus_-_value de 446 millions de francs .
+En_outre Northern Telecom va entrer �_hauteur_de 5 % � 8 % --LBR-- 50 millions de dollars --RBR-- dans MMB , le holding de contr�le du groupe Lagard�re .
+La coop�ration industrielle qui double ce volet financier sera d' ampleur et pourrait s' �largir � la commutation publique .
+Le gouvernement a annonc� , mardi 30 juin , le retrait du projet de loi sur la ma�trise des d�penses de sant� , qui devait �tre examin� en seconde lecture par l' Assembl�e nationale .
+Les caisses d' assurance_-_maladie et les syndicats m�dicaux ont �t� invit�s � formuler de nouvelles propositions .
+Dans un entretien au monde , M. Ren� Teulade , ministre des affaires sociales , accuse l' opposition , qui s' appr�tait � d�poser une motion de censure , d' avoir fait " assaut de d�magogie " .
+Par Jean_-_Michel Normand
+La d�cision du gouvernement de retirer , mardi 30 juin , son projet de loi sur la ma�trise des d�penses de sant� est un nouvel aveu d' impuissance .
+Elle confirme que l' instauration d' un m�canisme de r�gulation de l' activit� de la m�decine lib�rale n' est pas seulement une Arl�sienne .
+C' est aussi un mistigri que se renvoient avec une �gale bonne conscience gestionnaires en titre de l' assurance_-_maladie et pouvoirs publics .
+Le 10 avril , les caisses de s�curit� sociale et la CSMF --LBR-- Conf�d�ration des syndicats m�dicaux fran�ais --RBR-- avaient laborieusement n�goci� un compromis , certes imparfait mais dont le m�rite �tait de poser le principe d' un objectif chiffr� --LBR-- 7,09 % en 1992 --RBR-- exprimant ce qui peut �tre consid�r� comme " m�dicalement justifi� " .
+Or , �_peine s�ch�e l' encre des signatures , la CSMF a fait_mine de d�couvrir les ambigu�t�s du texte alors_que la Caisse nationale d' assurance_-_maladie s' est enferm�e dans un mutisme complet .
+M. Ren� Teulade , ministre des affaires sociales , s' est retrouv� isol� , pris en_porte_�_faux entre une coalition allant du RPR au Parti communiste et des partenaires refusant d' assumer leur d�cision .
diff --git a/src/metagger/Makefile.am b/src/metagger/Makefile.am
index 80bfdd3ee703353a287177a47a299b6321a9ea6f..3f796738f353ab3de31374829b7290da47e4a5e9 100644
--- a/src/metagger/Makefile.am
+++ b/src/metagger/Makefile.am
@@ -23,9 +23,9 @@ BUILT_SOURCES = 	__init__.py		\
 			megam_classifier.py	\
 			result_sink.py
 
-EDIT = perl -pe "s|\@alexinadir\@|$(alexinadir)|g;\
+EDIT = perl -pe "s|\@alexinadir\@|$(alexinadir)|g;	\
 		s|\@datadir\@|\$(pkgdatadir)|g; 	\
-		s|\@libdir\@|\$(pkglibdir)|g; 	\
+		s|\@libdir\@|\$(pkglibdir)|g;		\
 		s|\@bindir\@|\$(bindir)|g; "
 
 %.py: %.py.in
diff --git a/src/metagger/megam_classifier.py.in b/src/metagger/megam_classifier.py.in
index 2c0cc8ca80f9d8dc836b2477c6db4bfe1df152e6..d1376ff0e3cb7e8a4ad4a160a46fa0cddbfa88ca 100755
--- a/src/metagger/megam_classifier.py.in
+++ b/src/metagger/megam_classifier.py.in
@@ -50,11 +50,12 @@ class MegamClassifier:
 
 
     def train( self, datafile, paramfile=tempfile.mktemp(), \
-               prior=1, repeat=4, maxit=100, quiet=True ):
+               prior_prec=1, repeat=4, maxit=100, quiet=True ):
         """ simple call to megam executable for multiclass
         classification with some relevant options:
         
-        -prior: precision of Gaussian prior (megam default:1)
+        -prior_prec: precision of Gaussian prior (megam default:1). It's
+         the inverse variance. See http://www.cs.utah.edu/~hal/docs/daume04cg-bfgs.pdf.
         -repeat: repeat optimization <int> times (megam default:1)
         -maxit: max # of iterations (megam default:100)
                     
@@ -64,7 +65,7 @@ class MegamClassifier:
         self.paramfile = paramfile
         # build process command
         cmd = 'megam.opt -nc -repeat %s -lambda %s -maxi %s multiclass %s 1> %s' \
-              %(repeat,prior,maxit,datafile,self.paramfile)
+              %(repeat,prior_prec,maxit,datafile,self.paramfile)
         if quiet:
             cmd += " 2> /tmp/null"
         # run command
diff --git a/src/metagger/pos_tagger.py.in b/src/metagger/pos_tagger.py.in
index 07a8d0a6b48f660d576b9e65ae797ed95de7b531..78841ff66fe9472a25e15d294bd3c5bd04d99e0b 100755
--- a/src/metagger/pos_tagger.py.in
+++ b/src/metagger/pos_tagger.py.in
@@ -19,8 +19,7 @@ from metagger.instance import Instance
 class POSTagger:
 
 
-    def __init__(self, beam_size=5):
-        self.beam_size = beam_size
+    def __init__(self):
         self.known_words = []
         self.tag_dict = {}
         self.lefff_dict = defaultdict(list)
@@ -44,7 +43,8 @@ class POSTagger:
         train_inst_file = self.generate_training_data(_file)
         print  >> sys.stderr, "Data file: %s" %train_inst_file
         print >> sys.stderr, "Training POS model..."
-        self.classifier.train( train_inst_file, quiet=False )
+        self.classifier.train( train_inst_file, paramfile=model_path, \
+                               prior_prec=1, quiet=False )
         return
     
 
@@ -78,7 +78,7 @@ class POSTagger:
     
 
 
-    def tag_token_sequence(self, tokens):
+    def tag_token_sequence(self, tokens, beam_size):
         ''' N-best breath search for the best tag sequence for each sentence'''
         # maintain N-best sequences of tagged tokens
         sequences = [([],0.0)]  # log prob.
@@ -111,14 +111,14 @@ class POSTagger:
             # sort sequences
             n_best_sequences.sort(lambda x,y:cmp(x[1],y[1]))
             # keep N best
-            sequences = n_best_sequences[-self.beam_size:]
+            sequences = n_best_sequences[-beam_size:]
         # return sequence with highest prob. 
         best_sequence = sequences[-1][0]
         # print >> sys.stderr, "Best tok seq:", [(t.string,t.label) for t in best_sequence]
         return best_sequence
 
 
-    def apply(self, _file, outfile=''):
+    def apply(self, _file, beam_size=3, outfile=''):
         # open output file
         out = sys.stdout
         if outfile:
@@ -130,7 +130,7 @@ class POSTagger:
             for item in line.split():
                 token = Token( string=item )
                 tokens.append( token )
-            tagged_tokens = self.tag_token_sequence( tokens )
+            tagged_tokens = self.tag_token_sequence( tokens, beam_size )
             # print tagged sentence to output file
             tagged_sent = " ".join( [tok.__str__() for tok in tagged_tokens] )
             print >> out, tagged_sent
diff --git a/src/metagger/result_sink.py.in b/src/metagger/result_sink.py.in
index 0d6717e881ee5b17d13d5379700d1015819adcec..a168da090ec9b3abe77e357ca891d04c3808706b 100644
--- a/src/metagger/result_sink.py.in
+++ b/src/metagger/result_sink.py.in
@@ -17,10 +17,9 @@ class AccuracySink(ResultSink):
         self.matrix = {}
         self.tags = {}
 	self.model_predictions = []
-	self.label_distributions = []
         return
 
-    def update(self,gold_cl,pred_cl,label_distribution):
+    def update(self,gold_cl,pred_cl):
         self.total += 1
         self.total_by_tag[gold_cl] = self.total_by_tag.get(gold_cl,0) + 1
         self.pred_by_tag[pred_cl] = self.pred_by_tag.get(pred_cl,0) + 1
@@ -30,7 +29,6 @@ class AccuracySink(ResultSink):
         self.tags[gold_cl] = 1
         self.matrix[(gold_cl,pred_cl)] = self.matrix.get((gold_cl,pred_cl),0) + 1
 	self.model_predictions.append((gold_cl,pred_cl))
-	self.label_distributions.append(label_distribution)
         return
 
     def score(self, rounding=3 ):
@@ -62,12 +60,6 @@ class AccuracySink(ResultSink):
 	print "\n".join(truth_and_predicted)
 	print "============================================"
 
-    def distributions(self):
-	print "====== Model distributions on test data ======"
-	print "\n".join([repr(item) for item in self.label_distributions])
-	print "=============================================="
-        return
-
     def rpf(self):
         """Print R-P-F scores by class labels"""
         print "Recall/Precision/F1 by class labels"